Ô cameroun !

21 septembre 2017

Littoral: plus de 600 élèves primés à Ndom

 

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Sorèle GUEBEDIANG à BESSONG | 21-09-2017 09:30 Ndom (Sanaga Maritime) -

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Les élèves et les étudiants les plus méritants ont vu leurs efforts récompensés par un don de fournitures scolaires et des bourses. C’était samedi 16 septembre dernier à l’occasion de la première édition de la journée d’excellence de l’arrondissement de Ndom dans le département de la Sanaga Maritime. Une initiative du comité de développement dudit arrondissement (CODAN) en collaboration avec des universités partenaires. Une aubaine  pour les élèves, étudiants et une bouffée d’oxygène pour les parents. « J’ai reçu des cahiers, des livres et une bourse de 50 000 F.

Cet argent me permettra de subvenir à mes besoins notamment mon petit déjeuner à l’école », confie Steve Mandjeck Ma Bilong, meilleur élève de l’arrondissement. « Mon fils a été reçu au baccalauréat et sa bourse de 50 000 F lui permet de payer ses droits universitaires. C’est un grand pas. Ça me permet de  répondre  à d’autres sollicitations », déclare un parent.


Au cours de cette cérémonie, le sous-préfet, Martial Fabrice Mfono Bodo a salué l’initiative du CODAN et de son président, le Pr Dieudonné Pegnyemb. « On peut fréquenter à Ndom et réussir. Rien ne vaut le coût de la réussite. Excellence signifie le bout de l’effort. Il faut donner la possibilité à ceux qui travaillent bien d’arriver au bout de leur consécration. Je prends l’engagement pour que se tienne la deuxième édition l’année prochaine », a assuré le Pr. Dieudonné Pegnyemb.

A sa suite, le sous-préfet a salué le geste des ressortissants de cette localité investissant dans l’avenir de leurs enfants pour assurer la relève. Aux établissements scolaires, des cartons de craie, des ouvrages ont été offerts. Le CODAN a eu droit à quelques denrées alimentaires en guise de remerciement et de motivation par le réseau des femmes de Ndom, au nom de tous les parents.

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Bankim: « Quartier latin » de l’Adamaoua

 

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Brice MBEZE | 20-09-2017 15:52

 

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L’arrondissement qui présente l’un des plus forts taux de scolarisation de la région, présente bien d’autres spécificités.

Le saviez-vous ? Bankim présente une carte scolaire pouvant faire pâlir de jalousie : 306 écoles primaires et maternelles, à cycle complet. S’y ajoutent, de nombreux établissements relevant du secondaire. Cette bonne couverture en institutions éducatives, constitue l’un des acquis de cette unité administrative. Limitrophe de Ngambé-Tikar, département du Mbam-et-Kim dans la région du Centre et de Magba, département du Noun dans l’Ouest,  Bankim, l’un des trois arrondissements du Mayo-Banyo, partage en outre une frontière de plus de 40 kilomètres avec le Nigeria.  Localité la plus éloignée de Ngaoundéré, chef-lieu de la région de l’Adamaoua, Bankim, est unique en son genre.
Il faut parcourir plus de 600 kilomètres à partir de Ngaoundéré,  avant d’atteindre  le « village des baobabs », autre appellation de Bankim, pas du tout usurpée. Car, l’un des éléments qui capte l’attention du touriste, c’est le nombre de baobabs au mètre, carré. Pour le chef supérieur El Hadj Ibrahim Gah II, cet arbre sacré est l’un des « symboles » de la ville. Pour visiter la cité des Tikar, des Mambila, des Kwanja…, le voyageur doit faire beaucoup de calculs. En partant de Ngaoundéré, il traverse au moins une dizaine d’agglomérations, dont les plus connues sont : Nyambaka, Meiganga, Dir, Ngaoundal, Tibati, Banyo, Mayo-Darlé. Il parcourt donc une bonne partie du territoire de la région.  Le voyage prend une journée. Située à cheval entre Bafoussam et Banyo, Bankim fait partie de la plaine du Mayo-Banyo. La localité est rendue aussi célèbre du fait de la présence sur son sol du barrage sur la Mapé, cours d’eau qu’il partage avec Magba. L’activité de pêche est assez développée dans le coin. La contrée attire de nombreux pêcheurs maliens, nigériens, nigérians, et de nombreuses populations venant de l’Extrême-Nord, du Centre, de l’Ouest et du Nord-Ouest…Un agropole de poissons est en gestation.
La nature cosmopolite de la population ne se limite pas  au chef-lieu de l’arrondissement. Le brassage est bien visible, même dans les villages et cantons comme Nyamboya, Bandam, Tchamba, Songkolong, Somié, Atta, entre autres. Le centre-ville de Bankim, vitrine de l’arrondissement, a amorcé une mue qui a néanmoins de la peine à se consolider.  La municipalité que dirige le très discret Philippe Njowe a construit un marché moderne.  L’équipement marchand est cependant confronté au défi de l’entretien. A l’entrée de la ville, en venant de Nyamboya, le nouveau siège de la mairie sort de terre. Le bitumage annoncé du tronçon Magba-Bankim-Nymaboya-Mayo-Darlé, donnera certainement un coup de fouet au développement de ce grand pôle de production agro-pastorale. Car Bankim souffre de l’enclavement, et notamment de l’état de ses routes.
Mais sa dynamique population, son élite, ses terres, ses cours d’eau, sa richesse culturelle, ses sites touristiques comme la falaise de Yimbere entre Mayo-Darlé et Nyamboya, ses traditions construites autour de la mythologie des Tikar ou encore des Mambila et des Kwanja, constituent d’importants atouts.

Vision

 Lazare Dolou:   « Le désenclavement est en cours »

Chef de station CRTV Adamaoua, élite.

« La commune de Bankim est une merveille. Rares sont ces communes où l’on dispose d’autant de potentialités. Vous avez un barrage de retenue d’eau, un sol fertile favorisant l’agriculture et l’élevage, une population dynamique. Progressivement, le désenclavement est en cours, avec le bitumage de la route Foumban-Magba, et bientôt Banyo.  Chaque année, les pouvoirs publics fournissent des efforts pour alléger les souffrances des populations, à travers infrastructures de base, écoles, centres de santé, adductions d’eau potable…»

 

 

 Joseph Tchimi Ngoubli:   « Il y a des améliorations »

Elite.

« Dans l’ensemble, les choses s’améliorent positivement. Le quotidien se vit bien.  On peut évoquer comme améliorations,  le respect du plan directeur de la ville, à travers la voirie urbaine en cours d’aménagement. Sur le volet de l’éducation, on peut citer  la distribution du paquet minimum comme il se doit. Pour moi, la liste des réalisations reste exhaustive. Je suggère qu’on pense également  aux voies  d’accès  et aux routes communales. Afin de relier les pôles d’attraction et les pôles d’opportunités, qui pourront sans doute booster le développement économique de cette localité. »

Constance Ngouotong:  « Une métamorphose incroyable »

Ménagère.

«Dans les années 1999-2000, la ville était comparable à un petit village. En  un laps de temps, cette ville a connu une métamorphose incroyable. Avec notamment la construction de l’hôtel de ville, et puis l’aménagement de l’hôpital de Bankim, qui présente aujourd’hui un joli visage. Mais je souhaite  voir dans les jours à venir, la concrétisation du projet de construction du marché de Bankim. Ce marché est devenu très étroit, par rapport à la population qui a connu une augmentation. La population attend aussi, avec espoir, la construction  de  la place des fêtes de Bankim. »  

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Recyclage: des déchets plastiques aux tuiles

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Mireille ONANA MEBENGA | 20-09-2017 15:48

 

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L’idée est d’une structure de la place qui met un accent sur la protection de l’environnement.

Malgré les efforts conjugués des pouvoirs publics et de certaines Ong environnementales, les déchets plastiques restent une préoccupation à Douala. Dans la capitale économique, de nombreux drains sont obstrués par des bouteilles en plastique. Dans les marchés, les commerçants continuent de vendre des sachets à ciel ouvert, ou d’emballer à l’aide de ces produits interdits. Ensuite, ils vont gonfler l’ardoise des déchets urbains…
Une entité de la place, en l’occurrence « Bocom Recycling », a décidé de s’attaquer au problème en donnant une seconde vie au plastique usagé. Par sa transformation en tuiles, pour recouvrir les charpentes. Il y a quelques jours, l’entreprise installée dans la zone industrielle de Bonabéri (Douala IV) a procédé à la présentation officielle de ce produit qu’elle veut écologique.


Pour le directeur général de la structure, Fidèle Nguéla, l’ambition ici est de répondre à un besoin, celui de la gestion des déchets plastiques, et de contribuer, auprès du gouvernement, à la protection de la nature. « Nous faisons dans le traitement des déchets en général. Nous avons commencé par les huiles usagées, par la suite nous avons été confrontés à d’autres déchets tels que les batteries électriques. Une étude a d’ailleurs montré qu’une seule batterie polluait 400m2 de surface cultivable.

Après les batteries, nous avons décidé de traiter aussi les déchets plastiques ».
Lorsque les déchets plastiques collectés arrivent, l’on procède d’abord au tri en deux catégories : plastiques souples et solides. La seconde étape consiste à les broyer pour obtenir un pourcentage de plastique dur et souple sous forme de granulés. Le produit recueilli est mis dans un thermo-mélangeur avec du sable (le thermo-mélangeur est un appareil qui permet de faire une fusion à une température bien définie). Le mélange obtenu sous forme de pâte est reversé dans  une presse hydraulique puis,  est compacté à l’aide des moule pour en sortir le produit fini, que sont les tuiles.

Il faut deux minutes environ pour sortir une tuile, tout en respectant la teneur des différents éléments qui participent à la fabrication. L’activité étant à ses débuts, le promoteur ne dispose pas encore de chiffres relatifs à une production mensuelle par exemple.

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Mode: la production s’étoffe

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Laetizia TAKAM (Stagiaire) | 21-09-2017 09:31

C’est l’objectif du projet Protex-cam dans la filière coton-textile-confection

 

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«L’objectif de l’atelier est de professionnaliser les métiers de l’industrie de la mode camerounaise. Quand on se retrouve à un stade artisanal, on a du mal à vendre en grandes quantités. Donc il y a beaucoup de travail à faire avec ces jeunes. Cela va de la création du modèle jusqu’à la commercialisation.» C’est en ces termes que s’est exprimée Caroline Sack Kendem, promotrice de la marque de collants « Rouge papaye », lors d’une conférence qui a réuni récemment plusieurs jeunes fashion designers et des créateurs camerounais reconnus à l’étranger, comme Kibonen Nfi.


On retient de la réunion que le Cameroun n’a pas encore intégré la mode comme secteur économique à part entière, générateur de revenus. C’est grâce à la relance de la filière coton-textile-confection (CTC) par le gouvernement qu’on observe une amélioration. Parmi les nombreux problèmes relevés au cours de cette conférence sur l’industrie de la mode camerounaise, le manque criard de production, associé à la gradation, sont les plus cités. Gradation dans le sens où les vêtements ne sont pas confectionnés pour toutes les tailles, ce qui rend le marché artisanal. Les marques locales ne produisent pas beaucoup, elles perdent donc de l’argent et du temps.


Le projet Protex-cam vient ainsi donner une nouvelle vision à cette industrie menacée d’abord par le développement de la friperie, qui vient ronger la marge des créateurs locaux avec ses prix bas ; ensuite par le coût élevé des droits de douane, qui réduit le taux d’importation des intrants et l’ouverture au marché extérieur.
La formation offerte par Protex-cam consistera donc à offrir aux débutants une plateforme pour approfondir leur savoir-faire et leur donner une possibilité de travailler pour les meilleures maisons de couture.

 

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19 septembre 2017

Les sacs en paille font recette

Economie
Augustine Stéphanie HELES (stagiaire) | 18-09-2017 07:40

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Auprès des artisans ou dans les prêt-à-porter, ces accessoires de mode fabriqués au Cameroun se vendent bien

Les boutiques d’exposition d’objets d’art ne cessent de se multiplier dans la ville de Yaoundé. Et les sacs à main en paille gagnent de plus en plus de place dans ces espaces commerciaux.« Parmi tous mes produits, les sacs à main passent bien. C’est pourquoi ils occupent la moitié de la boutique », affirme Saidou, artisan.Une véritable attraction pour les femmes. La vente se fait dans la plupart du temps en gros. « Les clients viennent de la GuinéeEquatoriale et du Tchad pour passer leurs commandes. Au début, j’avais des commandes de 10 à 15 pièces. Maintenant je reçois les demandes à partir de 50 pièces. Ma boutique me sert beaucoup plus de vitrine pour faire voir mes produits » souligne Mouhamadou, artisan au centre artisanal de Tsinga. Cela n’exclut tout de même pas la vente en détail.

Les prix varient entre 2000 et 20000F en fonction de la taille de la pièce. Les modèles changent d’un artisan à un autre, chacun cherchant à proposer une coupe unique pour pouvoir vendre. Pour ce faire, il faut miser sur la créativité. Mouhamadou et son équipe constituée de deux personnes confectionnent 35 à 40 sacs par semaine. Le temps moyen pour fabriquer un sac est de deuxheures. Les sacs qui ressortent après le tissage sont en majorité les portes monnaie, des pochettes, des fourre-tout. Pour Sandrine Bidias, cliente, l’existence de ces sacs est une découverte importante pour elle. « J’aime être africaine même dans mes choix vestimentaires. Depuis que j’ai découvert ce style de sac en décembre dernier j’en ai déjà acheté six et je ne vais pas m’arrêter là ».

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Adressage de la ville de Yaoundé: 10 000 plaques en cours de fabrication

 

Societe
Sorèle GUEBEDIANG à BESSONG | 19-09-2017 14:53

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Deuxième phase du processus lancé en 2015 par la Communauté urbaine.

L’avant dernière phase de l’opération d’adressage de la ville de Yaoundé est en cours. Elle consiste en la fabrication des plaques sur lesquelles sera inscrit soit un nom ou un numéro de rue. « Nous avons achevé l’étape qui consiste à mener une enquête. Il fallait mettre chaque numéro à une entrée. Nous avons achevé le panneautage tout comme le processus de recensement des rues ayant déjà des noms. Celles qui n’en avaient pas se sont vues attribuer des numéros. Ce sont au total 150 rues qui ont des noms », explique Arnauld Philippe Ndzana, conseiller technique n°1 à la Communauté urbaine de Yaoundé, par ailleurs coordonnateur de l’opération d’adressage de la ville.


Pour cette autre phase, ce sont 10 000 plaques de rues qui sont en cours de fabrication. « Une fois qu’elles seront livrées, nous allons procéder à leur pose. Ensuite, nous allons éditer un plan guide qui permettra à tout un chacun de se retrouver aisément », poursuit notre source. La phase du cochage des concessions a permis d’attribuer un numéro à chaque maison ou concession faisant office d’adresse de chaque propriétaire. Le retard accusé dans les délais du processus est justifié par des difficultés diverses à savoir : les pluies, l’inaccessibilité à certaines zones et la réticence de certaines populations. Certains enquêteurs ont été éconduits dans certains quartiers.


Ledit processus a été lancé à la suite d’une convention signée en juin 2015 entre la Communauté urbaine de Yaoundé et l’Association internationale des maires francophones. L’opération a pour ambition d’actualiser celle entamée en 1994, et dont la couverture se limitait  au centre-ville de Yaoundé.

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15 septembre 2017

Chemin de fer: l’extension sur les rails

Economie

Michèle FOGANG | 14-09-2017 01:00

Le projet lancé en 2012 vise à relier les principaux ports aux zones minières du pays pour faire émerger l’industrie nationale et les exportations dans la sous-région

 

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Etendre son réseau ferroviaire. Telle est l’ambition que le Cameroun affiche clairement depuis quelques années. C’est dans cette perspective qu’il s’est doté d’un plan directeur ferroviaire national. La première mouture de ce plan a été présentée officiellement le 28 avril 2011. Ainsi, le réseau ferroviaire national s’étendra sur plusieurs villes, question de prolonger l’itinéraire actuel estimé à environ 1 000 Km.


Le plan de développement économique de ces nouvelles lignes ferroviaires consiste à relier les principaux ports aux zones minières du pays pour faire émerger l’industrie camerounaise. Le gouvernement envisage ainsi de tirer meilleur profit des projets en cours d’extraction du fer de Mbalam à l’Est, de la bauxite de Minim-Martap et les dépôts de minerais de Ngaoundal dans l’Adamaoua ou d’alumine d’Edéa. Le tracé Mbalam (Est)-Kribi permettra d’acheminer le fer qui sera extrait de Mbalam au port en eau profonde de Kribi. En ce qui concerne le tronçon Edéa-Kribi, il s’agira d’écouler le minerai d’alumine extrait à partir d’Edea sur le marché international via le port en eau profonde de Kribi. Quant au linéaire Douala-Limbe, le Cameroun entend élargir son accès à la mer entre la capitale économique et la ville balnéaire, qui abrite les installations de la Société nationale de raffinage (Sonara), et attend la construction d’un yard pétrolier. D’après le ministre de l’Economie, de la Planification et de l’Aménagement du territoire (Minepat), il s’agit de faire émerger l’industrie nationale et de booster par-là les exportations dans la sous-région.


Parmi les villes qui seront desservies par ce réseau ferroviaire, il y aura le tronçon Kousseri-Kribi en passant par Ngaoundéré, Bertoua, Obala, Yaoundé et Mbalmayo. Les linéaires Mbalam-Kribi et Mbalam-Limbé sont aussi concernés. Plusieurs autres tronçons comme Batouri-Limbé sont également prévus. Le chemin de fer aura un rail de 50 Kg. Dans ce plan directeur ferroviaire, le gouvernement a opté pour une voie double. « Les trains voyageurs vont circuler à une vitesse comprise entre 170 et 150 km/h alors que les trains marchandises auront une vitesse maximale de 90 km/h », renseigne-t-on au Minepat. D’après des sources proches du ministère des Transports (Mint), Dans la première phase du plan ferroviaire, il était prévu la mise sur pied des itinéraires Edéa-Kribi (136 km, 468,7 milliards de F) ; Mbalam-Kribi (602,6 km évalué à 3109 milliards de F, Douala-Limbe (73,5 Km évalué à 341 milliards de F) et Ngaoundéré-Douala (907,5 km estimé à 4545 milliards de F), principale voie de communication entre le Nord et le Sud du Cameroun. La nouvelle mouture de ce plan directeur ferroviaire national présenté par la direction générale de l’Economie et de la Programmation des investissements publics indique que le coût global du projet est estimé à 14 976,5 milliards F. Le gouvernement camerounais prévoyait alors lancer la mise en œuvre de ce plan ferroviaire dès 2012 et ce, jusqu’en 2020.


En 2016, l’Etat a annoncé la levée de 8 464 milliards de F pour réaliser plus de 1700 km de linéaire dans le cadre de la première phase du plan, incluant les tronçons ferroviaires Mbalam-Kribi, Edéa-Kribi, Douala-Limbe et Ngaoundéré-Douala.

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Lom Pangar: les effets du barrage appréciés

Economie

Pierre CHEMETE | 13-09-2017 23:25

 En plus de son bassin de retenue de 6 milliards de m3 d’eau, l’ouvrage inclut une usine de pied d’une capacité de 30MW

 

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Avec le remplissage total du barrage réservoir de Lom Pangar à plus de 6 milliards de m3, dont le processus à commencé en fin novembre 2016, il y a désormais de l’espoir. Depuis le 25 janvier 2017, la régulation de la Sanaga a connu un point culminant, avec le relèvement de son débit, désormais garanti pendant l’étiage. Un débit qui était, au départ, calculé à 720 m3/s, mais qui substantiellement a évolué pour atteindre 1040 m3/s. Avec ce bond en avant, c’est la mise en œuvre définitive de sa fonction principale de régulation des débits du fleuve Sanaga, qui est en réalité franchie. Après cette étape, le maître d’ouvrage pouvait alors penser à la suivante. La réception provisoire du barrage hydroélectrique de Lom Pangar est intervenue le 30 juin 2017, un fait dûment constaté par une commission dédiée et constituée de plusieurs administrations techniques. Une réception qui équivaut au transfert de propriété au maître d'ouvrage, Electricity Development Corporation (Edc) et marque surtout le début de l’opérationnalisation du barrage.

 

Avant ça, des jeunes techniciens Camerounais ont été formés, pour assurer la gestion optimale de ce projet. Lom Pangar étant considéré à juste titre comme un projet structurant dans le relèvement de l’énergie au Cameroun. A cet égard, il faut préciser que le bassin versant de la Sanaga est le plus grand du pays, avec une superficie de 140 000 km², soit environ 30% du territoire national. En outre, en aval de ce bassin sont implantées les centrales hydroélectriques de Song Loulou et Edéa, qui représentent 54% (soit 660 MW de capacité installée) de la capacité installée du Réseau Interconnecté Sud (RIS).
« En 2016, grâce au remplissage partiel de Lom Pangar à 3 milliards m3, on a observé un débit régulé moyen durant toute la période de la saison sèche de 1020 m3/s à l’entrée de Song Loulou.

La production annuelle de Song Loulou et Edéa pour l’année 2016 est de ce fait remontée à 4900 GWh soit un surplus de 400 GWh, se réjouit un technicien d’EDC. Par ailleurs, cet apport énergétique supplémentaire a contribué de manière efficace à la réduction des délestages tout en garantissant un tarif d’électricité très compétitif. Lom Pangar a contribué à près de 20% à la gestion de l'étiage 2017, soit environ 506 GWh d'énergie produite.


Le cap est maintenant mis sur La « Composante 2 » du projet hydroélectrique de Lom Pangar, qui comprend notamment la construction d’une usine de production de 30 MW et d’une ligne de transport de l’électricité haute tension de 90 kilovolts sur le tronçon Lom Pangar-Bertoua, financée conjointement par la BAD et la BDEAC pour un coût total de 39 milliards de F. A terme, 150 villages soit 10 000 nouveaux ménages de l’Est seront électrifiés.

« Avec la construction de cette usine de production, nous entrons dans la phase de mise en œuvre qui va permettre de connecter les écoles, les hôpitaux et les PME, et contribuer au développement de l’économie camerounaise », s’était réjoui le Dr Akinwumi Ayodeji Adesina, président du Groupe de la Banque africaine de développement (Bad). Il procédait alors à la pose de la première pierre de ladite usine, le 16 juillet dernier à Lom Pangar.

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Barrage hydro-électrique de Memve’ele:211 MW déjà disponibles

 

Economie
Aimé-Francis AMOUGOU | 14-09-2017 01:01

 La construction du barrage est achevée, rendant ainsi disponible une offre énergétique additionnelle qui viendra renforcer le Réseau interconnecté-Sud, une fois la ligne achevée

 

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Djop, petit village situé à cinq kilomètres environ du centre-ville d’Ebolowa, sur la route nationale N°2 menant dans la zone des trois frontières, connait une véritable transformation. Et pour cause, c’est ici que jaillit de terre le premier poste de transformation de l’énergie électrique produite à Memve’ele. Les travaux sont en cours de finition, et les premiers câbles électriques de la ligne d’évacuation du courant y arrivent déjà. C’est avec une réelle curiosité que les populations et les usagers de l’axe routier Ebolowa-Ambam observent « ces hommes qui marchent dans les airs ». Ce sont les ouvriers de Sinohydro, entreprise chinoise qui vient d’achever la construction du barrage et qui s’investit à l’installation de la ligne de transport de l’énergie du site du barrage aux différents postes d’interconnexion. Un marché de plus de 84 milliards de F. On se rend déjà bien compte que, bientôt, une offre additionnelle de l’énergie électrique sera à la disposition du consommateur. Pour le bien des ménages et des industriels.


En parcourant les 150 km, entre Ebolowa et Nyabizan, arrondissement de Ma’an, département de la Vallée-du-Ntem, l’on note que les câbles électriques sont déjà portés par d’énormes pilonnes en fer. Les trois heures de route sont rendus moins pénibles par cette joie communicative des populations qui vivent déjà la réalité d’une grande promesse tenue du président de la République, réaffirmée lors de la cérémonie de pose de la première pierre, en juin 2012, à Nyabizan même : le barrage est là, la route aussi. En effet, celle-ci est en train d’être goudronnée. Valeur du marché, environ 30 milliards de F.. A certains endroits, l’on croise les engins de terrassement ou d’énormes camions transportant gravier et latérite ou encore ces ouvriers en train d’aménager des rigoles…

La réception provisoire
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A Nyabizan, le barrage hydro-électrique de Memve’ele se laisse découvrir. Une perle, dira un Chinois, posée sur le fleuve Ntem. Au-delà de la beauté de l’œuvrage, au niveau architectural, c’est un peu le silence des lieux qui étonne : ici, en effet, plus aucun ouvrier en vue. « Ils sont tous partis », confirme l’ingénieur en chef chargé de l’aménagement. Roger Aimbi, non sans fierté, ne rechigne point jouer les guides. A travers les différentes composantes de l’ouvrage, il promène tout visiteur agréé et fait découvrir les installations de prise d’eau, constituées principalement des digues, du canal d’amenée long de 3 Km et des évacuateurs de crues principal et secondaire. Une voie actuellement bitumée relie ces différents éléments de l’aménagement hydroélectrique de Memve’ele.


Le cœur de l’ouvrage est l’usine de production de l’énergie. Encore appelée centrale hydroélectrique. « Tout est prêt », déclare Wang Qiang Qiang, ingénieur de Sinohydro. « Seuls les derniers réglages relatifs à la cérémonie de réception technique sont en cours d’achèvement », ajoute-t-il. Démonstratif, Il parle du polissage, de la pose de la dernière couche de peinture et de la préparation de la … plaque commémorative. Ici aussi, le travail réalisé est impressionnant. Nous sommes au cœur de Memve’ele. Pour l’ingénieur de Sinohydro, c’est à partir de l’usine que la production et le fonctionnement du barrage seront contrôlés.

A l’entrée de cette unité, quatre turbines hydrauliques, reliées chacune à un transformateur de 225 KVA, sont prêtes à tourner. Dans la salle de commande, le site est contrôlé par des ingénieurs. Aucun centimètre du périmètre du site, d’environ 2200 hectares, n’échappe à leur surveillance grâce à des caméras extrêmement précises. Toute activité sur le barrage est enregistrée avec une capacité de sauvegarde de trois mois d’images. « Nous utilisons une technologie de pointe en la matière », souligne Gérard-Paul Onji’i Esono. Avant de rassurer que « la précision des images est chirurgicale ». A la fin de la visite, notre interlocuteur conclura : « Memve’ele peut déjà produire les 211 MW de son cahier de charges. Il ne reste plus qu’à attendre la fin des travaux de construction des ouvrages d’évacuation d’énergie ».

Les ouvrages connexes bien avancés


Il règne comme une euphorie dans les villages situés sur l’axe Meyo Centre-Nyabizan, localité de l’arrondissement de Ma’an où se situe le barrage hydroélectrique de Memve’ele. Et pour cause, deux symboles d’espoir, mieux de développement sont en construction : le bitumage de la route d’un montant de 30 milliards de F et la construction de la ligne de transport d’électricité d’une valeur de 84 milliards de F.  En ce qui concerne l’infrastructure routière, outre les travaux de dégagement, de pose de latérite et de gravier ainsi que l’aménagement des rigoles, une planche d’essai de 200 mètres a été bitumée. Un échantillon de cette planche a été envoyé au Labogénie pour analyse. Les conclusions de cette opération, attendues au plus tard le 13 août dernier permettront de poursuivre les travaux de bitumage proprement dits.
En outre, du fait de l’impact environnemental des travaux, le recasement des populations se poursuit. Le projet a choisi deux sites devant abriter sept et 12 logements chacun. Les travaux y relatifs ont débuté. Parallèlement, les études en vue de la construction de Memve’ele II, deuxième barrage sur le Ntem sont lancées. L’objectif de ce barrage à venir est, entre autres, « de réguler le niveau de l’eau de Memve’ele I et de stabiliser sa production », explique Abdoulay Djam à Magueya, ingénieur de génie rural. « Nous sommes encore à la phase d’ouverture des voies d’accès », précise Roger Aimbi.

 

Dieudonné Bisso: « Les turbines sont prêtes à tourner »

Directeur du Projet d’aménagement hydroélectrique de Memve’ele

 

Quelle évaluation peut-on faire de l’état des travaux d’aménagement du barrage ?


Avec nos 211 MW d’énergie électrique, le Projet Memve’ele est véritablement l’un des fleurons du Plan de développement du secteur de l’électricité (PDSE). Les travaux du barrage en lui-même, sont complètement achevés ; le poste de disjonction est prêt et les quatre turbines Francis de la centrale sont installées, prêtes à tourner pour produire les 211 MW d’énergie attendus. Il ne reste plus que le volet « évacuation de l’énergie », dont les travaux sont en cours. Le premier tronçon entre Nyabizan et Ebolowa est achevé. Les travaux du second tronçon, Ebolowa-Yaoundé, sont en cours et devront même s’accélérer dans les prochains jours.


La construction de la ligne d’évacuation de l’énergie n’étant pas achevée, peut-on avoir espoir que les délais de livraison vont être tenus ?


J’affirme que le barrage hydroélectrique de Memve’ele est fin prêt depuis juin 2017. Nous nous préparons d’ailleurs à organiser une cérémonie de réception technique provisoire et partielle, conformément aux termes du contrat de service et au chronogramme d’exécution des travaux. La construction de la ligne de transport se voulait un atelier à part, dont l’exécution était tributaire de la convention de financement signée entre les parties chinoise et camerounaise en février 2017. Et c’est au terme des travaux de construction de la ligne de transport Nyabizan-Ebolowa-Yaoundé que l’énergie de Memve’ele sera injectée dans le Réseau interconnecté-Sud.


Qu’en est-il des indemnisations des populations impactées par le projet ?


Toutes les indemnisations liées aux travaux de construction du barrage ont été liquidées. Les seules questions pendantes restent celles relatives aux travaux de bitumage de la route Meyo-Centre-Nyabizan, ainsi que ceux des ouvrages d’évacuation d’énergie. Et le processus est en cours entre les commissions départementales, le ministère en charge des Domaines et les services du Premier ministre. Il n’y a donc pas d’inquiétudes à se faire à ce niveau. Ces indemnisations seront liquidées.
 

 

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Extension des réseaux: Camwater sur plusieurs fronts

Economie

Alliance NYOBIA | 14-09-2017 01:04

 L’entreprise a engagé et conduit plusieurs projets à travers le territoire, pour améliorer l’offre en eau potable

 

tonga

Garantir aux populations une eau de bonne qualité et en quantité suffisante à tout moment de l’année. Le défi n’est pas aisé à relever, mais c’est à cette tâche qu’est astreinte la Cameroon Water Utilities Corporation (Camwater). Raison pour laquelle l’entreprise a engagé plusieurs projets à travers le territoire, afin d’atteindre l’objectif susmentionné.
Entre autres activités, « des mesures sont prises pour rapprocher l’eau potable des zones de consommation », explique-t-on au sein de l’entreprise qui a son siège à Douala. Cette option explique par exemple le lancement du projet d’amélioration de la desserte en eau potable de Yaoundé et de villes secondaires. Fruit de la coopération entre l’Etat, l’Afd et la Banque européenne d’Investissement, ce projet a permis à la Camwater de renouveler l’ancien réseau dans le noyau central de la ville sur plus de 80 km. « Ce réseau était devenu obsolète et occasionnait des pertes considérables de l’eau traitée », indique  notre source à la Camwater.

 

Ces travaux ont également permis de renforcer la capacité de transfert de l’eau d’un point à l’autre de la ville et la densification du réseau tertiaire, la construction des infrastructures de stockage et de pompage.
Sur un autre plan, dans l’ensemble du pays, plusieurs projets ont été initiés. Dans le cadre du projet dit « 52 centres », financé par la Belfius banque de Belgique à hauteur de 27 milliards F, les villes de Mbankomo, Bogo, Jikejem-Oku, Maroua ont vu des ouvrages de production et de distribution réhabilités ou entièrement construits. Ce projet qui se poursuit dans ses phases II et III a doté Limbe, Buea, Meyomessala, Tokombere, Tonga (photo), Bikok, Foumbot, Belabo et Nanga-Eboko des mêmes infrastructures.

 

D’autres villes comme Ngaoundéré, Edéa, Bamenda, Bafoussam, Kribi, Garoua, Akonolinga, Ambam, Monatélé, Batouri, Campo, Obala, Sa'a, Yokadouma et Zoétélé se dotent progressivement d’infrastructures modernes, mises en place avec le soutien financier de l'AFD.
D’autres projets, visant à accroître la capacité de production, au regard du taux de croissance rapide de la population, touchent d’autres localités dans le Littoral, l’Ouest, le Sud-Ouest, le Centre et le Sud. A terme, Ebolowa verra sa capacité de production actuelle de 2560 m3 passer à 5870 m3 quotidiennement. A Kribi, les travaux en cours visent à porter la desserte de 1300 m3 à 4335 m3 et à Foumban, la production est passée de 1440 m3/j à 6400 m3/j.


On peut également mentionner le projet dit « des 9 villes », qui fait partie du projet d’approvisionnement en eau potable des grands centres urbains et péri urbains. La première tranche de ce projet, financé par Exim Bank Chine pour un montant de 84 milliards F, vise à renforcer et améliorer la sécurité de l’alimentation en eau à Sangmélima, Kribi, Bamenda et Bafoussam. De ce côté, les premières essais de mise en eau ont lieu. Presque tous les équipements sont achevés. Sur ces fronts et bien d’autres, la Camwater reste engagée, l’approvisionnement des populations en eau potable, fournie en quantité suffisante, restant une préoccupation majeure des pouvoirs publics.

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