Ô cameroun !

24 mai 2017

Développement du Sud-Ouest et du Nord-Ouest: un chantier en effervescence

 

Yvette MBASSI-BIKELE | 24-05-2017 06:54

 

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Le gouvernement ne ménage aucun effort pour améliorer les conditions de vie des populations au travers de gros investissements dans les infrastructures, entre autres.

Le tout dernier en date est relatif à la réhabilitation de la route Babadjou- Bamenda, reliant les régions de l’Ouest et du Nord-Ouest. Construit dans les années 70, l’axe vieux d’une quarantaine d’années et complètement dégradé sera entièrement refait au cours des 24 prochains mois. Le chantier lancé le 16 mai dernier par le ministre des Travaux publics, Emmanuel Nganou Djoumessi, coûtera la bagatelle somme de 60 milliards de francs à l’Etat. Constitué d’une route principale longue de 35 km connectée à des voies secondaires évaluées à 50 km, ce réseau va contribuer au désenclavement d’un important bassin de production agro-pastoral. Dans la même veine, l’achèvement des travaux de la Ring Road, avec le bitumage du tronçon Ndop- Kumbo, est en cours. Au 25 mars 2017, ledit chantier se situait à 84,80% de taux de réalisation, de source officielle. Et comment oublier Kumba- Manfé-Ekok dans la région du Sud-Ouest ?

L’oeuvre de construction du gouvernement dans les régions dites anglophones du pays ne se limite pas aux infrastructures routières. Elle s’étend également au domaine de la santé. Ainsi, le 3 mai dernier, le ministre de la Santé publique, André Mama Fouda, a procédé à la pose de la première pierre du Centre hospitalier universitaire régional de Bamenda. Le projet d’une valeur de 15 milliards F aura une capacité de 121 lits. Hôpital universitaire de niveau II, il offrira des soins en obstétrique, cardiologie, neurologie, dentisterie, gynécologie, pédiatrie, chirurgie, etc. Les travaux de construction du Chu de Bamenda, tout comme celui de Buea évalué à 18 milliards F, rentrent dans le Plan triennal d’urgence santé prescrit par le président de la République, Paul Biya. Ils sont conçus pour réduire la morbidité, la mortalité et le nombre d'évacuations médicales vers Yaoundé.

Dans le domaine de l’habitat, différents projets de construction de logements sociaux sont en cours dans les deux régions : 50 à Limbé, 100 à Buea, 50 à Ntambang à Bamenda III et 50 à Banshie dans le 1er arrondissement de Bamenda. Ces investissements viennent s’ajouter à ceux dont a hérités la capitale régionale du Sud-Ouest et la ville de Limbé, respectivement au terme de la célébration du cinquantenaire de la Réunification et de la Can féminine de football. Il en va de même pour Bamenda, qui a bénéficié de nouvelles infrastructures sportives dans le cadre de l’organisation de l’édition 2017 des jeux universitaires. Les efforts du gouvernement pour ces régions englobent aussi la fourniture d’emplois pour leurs populations. Le recrutement spécial d’auditeurs de justice et de greffiers de culture anglophone, récemment instruit par le chef de l’Etat, rentre dans cette mouvance.

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22 mai 2017

Sapeurs-pompiers: au cœur de la protection civile

Politique

Steve LIBAM | 22-05-2017 06:13

 

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Ce corps de l’armée est au plus près des civils dans le cadre de ses missions.

Selon le général de brigade Mahamat Ahmed, commandant du Corps national des sapeurs-pompiers du Cameroun, les « actions civilo-militaires » désignent l’ensemble des actions non cinétiques réalisées au profit de l’environnement civil. Aussi, le Corps national des sapeurs-pompiers peut-il être considéré comme la structure centrale responsable des situations d’urgence au Cameroun. Ce, qu’il s’agisse des accidents de la vie courante ou des catastrophes majeures. C’est ainsi par exemple, qu’on les a vus en première ligne, lors de la catastrophe ferroviaire survenue à Eséka, dans la région du Centre, l’année dernière.  Sur le terrain, les sapeurs-pompiers ont évacué les dépouilles, pris soin des blessés, rassuré les populations en état de choc, contribué à la sécurisation et au nettoyage du site de l’accident, etc. Un travail ne sape qui n’est pas toujours mis en valeur. Malheureusement.


Pourtant, les sapeurs-pompiers sont très proches des populations, que ce soit pour les accidents liés au feu ou pour des dommages domestiques. Leur numéro d’urgence, le 118, est de ceux qui sont le plus souvent appelés. Même pour rien, ce qui ne facilite pas leur travail. Le public, pas toujours reconnaissant, se plaît très souvent à tancer les sapeurs-pompiers qui arriveraient « en retard » sur les lieux des sinistres. Mais, comme le rappelle si bien le général de brigade Mahamat Ahmed,  le public doit savoir que les sapeurs-pompiers ne sont pas seuls dans la longue chaîne des secours. Leurs actions demeurent tributaires entre autres, des lignes téléphoniques pour la réception des appels d’urgence. Très souvent les coups de fil sonnent dans le vide. Et malgré plusieurs interpellations des opérateurs agissant dans ce domaine, les sapeurs-pompiers ne parviennent pas toujours à faire rétablir correctement les lignes. Ensuite, il y a l’état des routes qui ne facilite pas toujours l’accès sur les sites des sinistres. Enfin, il faut noter l’incivisme de certains citoyens sur la voie publique qui rechignent à céder le passage aux véhicules prioritaires. Mais malgré toutes ces difficultés, les « soldats du feu » accomplissent leurs missions parfois au risque de leurs vies. Leurs seules récompenses étant très souvent, les remerciements des personnes secourues et la fierté d’avoir évité un sinistre.

 

Général de brigade Mahamat Ahmed: « Nous assurons une centaine de visites préventives par an »

Commandant du Corps national des sapeurs-pompiers.

Quelle est la contribution du Corps national des sapeurs-pompiers à la protection civile dans le cadre des actions civilo-militaires ?
Dans le cadre de ces actions, les missions du Corps national des sapeurs-pompiers regroupent en général la lutte contre les incendies, la prévention des risques, les mesures de sauvegarde, l’organisation des moyens de secours, la protection des biens, des personnes et de l’environnement, la participation des missions de soutien aux populations sinistrées en cas de catastrophe, les secours d’urgence aux personnes victimes d’accidents, de sinistre ou de catastrophe et de leur évacuation vers les centres spécialisés. Les sapeurs-pompiers participent aussi aux études des problèmes de sécurité dans les différents lieux ouverts au public. Ils  veillent notamment au respect de la réglementation en matière de lotissement, de construction d’immeubles de grande hauteur et de construction des établissements ouverts au public. C’est dans ce cadre qu’ils assurent annuellement une centaine de visites de sécurité et des actions préventives.
Comment vous appropriez-vous le thème de la célébration de la fête nationale du 20 mai cette année ?
Dans le thème de cette année, à savoir : « Armée et nation en parfaite synergie pour un Cameroun uni dans la diversité, attaché aux idéaux de paix et de prospérité », les sapeurs-pompiers retiennent deux mots-clés : paix et prospérité. Ce sont des éléments factuels qui caractérisent ce Cameroun uni et émergent que nous appelons de tous nos vœux. Celui-ci ne saurait s’accommoder de catastrophes de tous ordres et de tous ces sinistres qui causent de lourdes pertes économiques et entraînent la paupérisation des populations et des couches sociales les plus fragiles (incendies, accidents domestiques, menaces sur les biens et l’environnement), contre lesquels les sapeurs-pompiers luttent au quotidien, sans répit.
A quelles difficultés faites-vous face dans l’exercice de vos missions ?
Elles sont de divers ordres. D’une part, la faiblesse de nos effectifs par rapport à l’immensité du territoire à couvrir. Le ratio est actuellement d’un sapeur-pompier pour 20.000 habitants, alors que l’idéal aurait été d’un pour 200 habitants. Il existe donc des zones non couvertes, ce qui augmente notablement les distances et les délais d’intervention dus aux élongations. D’autre part, l’état de nos matériels majeurs qui sont sollicités 24h/24. Conséquence de quoi, ils atteignent prématurément leur potentiel. Le Corps national des sapeurs-pompiers fait beaucoup d’efforts pour raccourcir les délais d’intervention. Dès que l’alerte est donnée, les départs se font immédiatement.

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45th National Day: Calabar Welcomes Cameroon Navy

Politique

LUKONG Pius NYUYLIME | 22-05-2017 06:05

 

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Le Ntem, Cameroon’s navy warship anchored at the NNS Victory Naval Base yesterday, Thursday, 18 as part of activities to mark the 2017 National Day.

It was an open exhibition of military cooperation between Cameroon and Nigeria yesterday when Cameroon’s navy warship, Le Ntem arrived in Calabar. The ship which left Douala three days earlier having as Ship Captain, Commander Melinda Elingui Betrand and six navy officers among others was welcomed by the Cameroon Consul in Calabar, Michel Auguste Atangana, and a battery of Nigerian navy officers led by Rear Admiral, P.A. Onaji of the Eastern Naval Command. Also, on hand to welcome the Cameroon navy was Col. Tatason Vikram Baba, Defence Attache at the Cameroon High Commission in Abuja. Three Nigerian naval vessels penetrated the channel to the naval base as far as 90 kilometres to ensure a smooth entry into Calabar of the Ntem P108. “ It is usually necessary to guide the navy commander because he is assumed not to have the local knowledge of where he is going to”, Pilot Mohammed Bida, Chief Pilot of the Calabar Pilotage District said on board the Ntem.


The presence of the Cameroon Navy warship in Calabar on the occasion of the 45th National Day is not by mistake. The Cameroon navy has been significantly active in the Gulf of Guinea where piracy has witnessed an unprecedented increase threatening business activities in the coast from Senegal right down to Angola. Commander Melinda Elingui Betrand and his team will happily join the rest of Cameroonians in Nigeria on May 20 to give the National Day a befitting celebration. Coordinated by H.E. Michel Auguste Atangana, a series of activities will be organised in Calabar ahead of this day. The said activities include a guided visit to the Cameroon Consulate, a visit to the Nigerian Naval set up and a football encounter between the Cameroon and Nigerian navy.


Highly awaited on May 20 celebration is the merrymaking on board the Ntem where many Cameroonians together with some Nigerians will join together to express the brotherliness of the two nations.

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20 mai 2017

Breast, Cervical Cancers : Over 400 Women Screened

Societe

Brenda YUFEH NCHEWNANG-NGASSA | 19-05-2017 14:47

 

CHRACERH

This was during a free campaign at CHRACERH yesterday, May 18, 2017.

Yaounde Gynaecological Endoscopic Surgery and Human Reproductive Teaching Hospital abbreviated CHRACERH, yesterday May 18, 2017 was unusually crowded with women from all walks of life. These women responded to the call for a free screening campaign for breast and cervical cancers. By 3:00 p.m. some 400 women from all walks of life had registered to undertake the screening. While some women were being screened, others could be seen entering the hospital premises to enrol and have themselves examined of some of those gynaecological cancers which are leading causes of deaths in the Cameron and the world at large.
The Administrator, General Manager of the Yaounde Reproductive Hospital, Professor Jean Marie Kasia, took time off to address the crowd of happy women who considered the opportunity a “golden one” from the First Lady of Cameroon who is the matron of the hospital. Prof Kasia told the women that screening is looking for cancer before a person has any symptoms. He stressed that breast cancer screening is all about palpating the breast for any abnormalities. Pr. Kasia told the women that after the breast cancer screening, they are going to learn how they can palpate their own breasts or teach their husbands, so that they can frequently touch the breasts for any abnormalities. While noting that cervical cancer is the easiest gynaecologic cancer to prevent, with regular screening tests and follow-up, the Administrator of CHRACERH and his team also took time to carry out a Pap test or smear on the women to look for cell changes on the cervix that might become cervical cancer if they are not properly treated. One of the experts at CHRACERH, Professor Jean Dupont Kemfang said the Pap test was carried out on all the women, mostly those between the ages of 25 to 65.
After collecting personal information on the family history of women who turned up for the screening, Pr Kemfang said their mobile numbers were collected, through which their laboratory results will be communicated. Those with negative results will not receive a call from the hospital. But those with positive results will be called for further examination and follow-up treatment at CHRACERH which is referred to as an excellent poll for cancer treatment in Cameroon.

 

Pr Jean-Marie Kasia : « Le gouvernement veut agir en amont »

Administrateur directeur général du Centre hospitalier de recherche appliquée en chirurgie endoscopique et reproduction humaine Paul et Chantal Biya (Chracerh).

Professeur, nous sommes au quatrième jour du premier workshop pour la santé de la femme en Afrique. Quel bilan pouvez-vous déjà faire de ces quatre jours de travaux ?


Vaste bilan. D’abord sur le plan scientifique, nous avons pu tenir notre programme réparti de sorte que tous les matins, il y ait des interventions chirurgicales qu’on faisait dans les blocs opératoires, trois au total. Ces blocs opératoires retransmettaient donc les interventions chirurgicales jusqu’à la salle de conférence par un système de visioconférence qui a permis aux apprenants de voir en direct comment lesdites interventions sont réalisées. Et il y avait une interactivité entre eux et nous : ils posaient toutes sortes de questions et il y avait des réponses instantanément. Les après-midis par contre étaient réservés aux communications et échanges d’expérience sur la fécondation in vitro, la cancérologie gynécologique et la chirurgie endoscopique. L’idée étant maintenant de pouvoir transformer toute la chirurgie gynécologique de la chirurgie à ventre ouvert à la chirurgie par endoscopie, c'est-à-dire par les petits trous. C’est vraiment le rendez-vous du donner et du recevoir. Ils ont eu aussi à apprendre de nous, parce que la même pathologie opérée ici sur les femmes noires ne se développe pas pareillement sur les femmes d’autres races.


Le dépistage gratuit des cancers féminins constitue l’autre articulation de cette semaine d’activité. Quel est l’intérêt de cet exercice ?
Le dépistage rentre dans une vision que le gouvernement a maintenant. Il faut comprendre que la prise en charge des cancers, surtout celui du sein, est très coûteuse. Il faut une prise en charge multidisciplinaire : chirurgie, radiothérapie, chimiothérapie. Or ces traitements sont tellement coûteux et parfois peu supportables pour les patientes qui s’en trouvent très diminuées. Ça fait que pour un programme national qu’on veut mettre en place, la politique soit axée sur le dépistage de ces cancers quand ils sont petits, car les traitements sont alors à minima et conservateurs. Si le traitement complémentaire est appliqué précocement, on peut guérir. C’est la raison pour laquelle le gouvernement veut agir en amont.
Quels types de prise en charge le Chracerh offre-t-il actuellement pour ces affections ?
Actuellement, le Chracerh assure la partie chirurgicale, diagnostic parfois précoce, mais très souvent tardivement. Et dans les cas peuvent être opérés, nous le faisons qu’ils soient au stade avancé ou quand c’est au début. Nous assurons aussi la deuxième partie (radiothérapie ou chimiothérapie) et là nous faisons parfois appel à d’autres expertises. Il y a donc un besoin d’organisation de tous ces soins dans la même unité de lieu. Les Camerounais en ont besoin et il faut donc qu’on s’organise très rapidement. Ce n’est plus la peine d’aller en Europe. Le chef de l’Etat nous a prescrit de nous occuper de ce dossier et nous sommes au travail. Et ce d’autant plus que nous avons des décideurs qui sont à l’écoute et font tout pour que les populations aient accès aux soins de qualité. Maintenant, il faut aussi que les populations viennent à l’hôpital dès qu’elles suspectent quelque chose et même pour des examens de routine.
Propos recueillis par Yvette MBASSI-BIKELE

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La renaissance de la Centrale de Limbé

Georges Samuel Njoh Njoh, Chef Centrale thermique de Limbé, est fier de ce qu’ils ont fait de Limbé, au terme d’une opération de réhabilitation qui a duré un peu plus de six mois.

HFO

Il est fier des 85 MW retrouvés, fier de sa nouvelle tuyauterie, fier de ses nouveaux radiateurs de groupes avec leur système d’auto-nettoyage, fier des nouveaux séparateurs HFO, fier de la salle de contrôle avec son système d’exploitation entièrement rénovée et ravi pour la performance de ses compresseurs d’air tout neufs. Il est encore plus fier de la nouvelle centrale de traitement d’eau saline qui va agir sur la performance globale et aura pour effet de réduire l’impact des activités de la centrale sur l’environnement. La visite de cette nouvelle installation a été l’un des temps forts du 2e voyage du DG.

Dans le fonctionnement de la centrale thermique, l’eau est partout présente :
 Elle est utilisée dans le système de refroidissement des groupes. Pour cela, on utilise l’eau de forage qui passe par la centrale de traitement d’eau avant d’entrer dans le circuit du groupe, appelée eau de refroidissement.
 Elle est aussi utilisée pour alimenter les différents circuits nécessaires au process : nettoyage des batteries des radiateurs, donc 5 batteries avec 100 aero-refrigerants installés, pour prévenir sur la corrosion.

Sans un traitement d’eau avec les produits adéquat, on observe souvent un dépôt de tartre sur les composantes internes de la centrale entraînant inévitablement un encrassement et une perte de performance.

C’est entre autres causes, celle à l’origine de la baisse continue des indicateurs de la centrale de Limbé. En 2014, une côte d’alerte est franchie, avec à peine 38 MW de délivrés au réseau. Le personnel, démotivé commence à se « chercher », les rumeurs d’une fermeture circulent avec insistance; même le fuel se fait rare. A Limbé, l’air devient irrespirable. Une situation qui pousse le Directeur Général à monter au créneau pour défendre auprès du Conseil d’Administration et d’Actis, l’urgence d’un plan de réhabilitation. Les débats sont âpres; le CA est incisif, les actionnaires veulent comprendre et demandent des garanties sur le résultat final. Le Directeur Général s’engage et le 22 janvier 2016, la fille aînée de la privatisation de la SONEL peut refaire sa toilette.

La centrale de Limbé a été mise en service en 2004, et elle a conservé sa puissance disponible de 82 MW jusqu’en 2011. « A partir de 2012, on a noté une baisse de puissance due d’une part au retard à l’exécution des grosses maintenances de 24,000 heures de marche et d’autre part à la corrosion des batteries de radiateurs entrainée par le sel marin (Proximité avec la mer). Actuellement les travaux de révision 24.000 heures/36.000 heures de marche et le remplacement des radiateurs sont achever avec les groupes disponibles à 17MW chacun. Le nouveau radiateur est installé avec un système de nettoyage à partir du haut des radiateurs», raconte souriant, Georges Samuel Njoh Njoh.

Aujourd’hui, Limbé revit, balayé par l’air du large. L’herbe est redevenue verte, les murs propres et le sol de la salle des ateliers est moins crasseux. Dans les couloirs propres de Limbé, une équipe de 48 jeunes gens semblent avoir décidé d’écrire les plus belles pages de la plus belle centrale thermique du Cameroun. Et pour y arriver, « une politique de maintenance sera mise en place pour la maintenance durable des diverses tuyauteries. Un projet de remplacement du reste de la tuyauterie est en cours de finalisation. Une étude de faisabilité pour le remplacement des cheminées des groupes déjà dégradés à cause de la corrosion est en cours. ».

Rendez-vous pour la prochaine révision des 24.000 heures ?

Coût de la réhabilitation de la centrale de Limbé : 9 Milliards  FCFA

 

https://eneocameroon.cm/index.php/fr/actualite-nouvelles-deneo/actualite-eneo-eneo-inside/2254-la-renaissance-de-la-centrale-de-limbe

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Eclairage publique : L’énergie solaire, un rempart pour les collectivités camerounaises

 

Dans le cadre d’une récente mission effectuée au mois de mars par le Directeur Général du FEICOM et certains de ses collaborateurs au Sénégal, la délégation camerounaise avait pu visiter quelques projets d’éclairage public, d’électrification des ménages par énergie solaire et d’irrigation par aspersion, réalisés par l’entreprise ILEMEL qui est spécialisée dans le développement des solutions pratiques en matière d’électrification par énergie solaire et de potabilisation de l’eau.

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Ayant été véritablement marqué par les techniques développées mais également par le coût des infrastructures, le FEICOM a souhaité poursuivre les échanges afin d’envisager la possibilité que de tels investissements s’opèrent au profit des Communes camerounaises. 


C’est donc dans une optique d’échanges de bonnes pratiques que le FEICOM a accueilli dans ses locaux, le Directeur Général de la structure ILEMEL, le 18 avril 2017.

La séance de travail qui s’en est suivi a été l’occasion pour Monsieur Vincent NKONG DJOCK, de présenter aux responsables des directions techniques du FEICOM les réponses que sa structure apporte quotidiennement pour répondre au mieux aux attentes des populations dans les localités sénégalaises que ce soit en termes d’installation des lampadaires ou de construction des forages dans les villages. 


Les travaux se sont achevés sur une note de satisfaction qui laisse à penser que les Collectivités Territoriales Décentralisées pourraient bénéficier d’un tel appui qui contribuera à leur développement.

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19 mai 2017

Transport en commun: et si on essayait le covoiturage...

 

Societe
Monika NKODO | 19-05-2017 12:03

 

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La jeune entreprise « Amigoo » propose de faciliter la vie aux voyageurs pressés et désireux d’arriver à destination en toute sécurité.

Veille de rentrée scolaire. Les agences de voyage sont pleines à craquer. Plus une seule place dans les cars en partance pour Bafoussam. Le stress et la colère du jeune étudiant en route pour Dschang grimpent en flèche. Et comme dans une publicité, le copain qui surgit de nulle part lui crie : « amigoo.cm ». Cette mise en scène pourrait bien devenir réalité dans quelques mois, car les responsables de la start-up « Amigoo », spécialisée dans le covoiturage, comptent mettre les bouchées doubles pour vulgariser leur produit. Selon Ingrid Nya Ngatchou, PDG de Amigoo, leur plateforme en ligne est une aubaine pour tous les voyageurs qui, pour une raison ou une autre, ne désirent pas effectuer un déplacement en transport en commun. « Notre produit consiste en une rencontre entre propriétaires de voiture, et des passagers qui empruntent le même trajet », explique- t-elle. Ce service, en ligne depuis le 1er avril 2017, est né d’une expérience vécue par le fondateur et PDG, Yvon Arnauld Fanfe-De-Takou. Ce développeur web s’est retrouvé coincé un jour en fin de journée à Yaoundé, alors qu’il avait du mal à attraper un bus pour regagner son domicile. Sur le site, un conducteur et un passager peuvent s’enregistrer. Le premier pour initier le voyage puis le poster sur la plateforme, et le deuxième pour se joindre à lui. Le propriétaire de la voiture fixe le montant des dépenses pour le trajet, et le passager participe aux frais de transport. Tout conducteur qui s’inscrit procure son numéro de téléphone enregistré selon la loi, sa carte nationale d’identité et son numéro de permis de conduire. « Il doit avoir obtenu son permis de conduire depuis trois ans, pour que personne ne se retrouve avec un chauffeur novice sur les routes dangereuses », déclare la PDG. D’autres mesures de sécurité existent, comme le suivi d’un voyage par GPS, la consultation du compte Facebook pour vérifier les relations du conducteur, le numéro de la plaque d’immatriculation, le sexe des passagers (pour éviter par exemple qu’une femme ne soit la seule passagère parmi plusieurs membres masculins). Pour l’heure, aucun voyage n’a été réalisé, car les annonces postées n’ont pas rencontré de passagers. Pour Amigoo, on commence lentement, mais normal d’après ses patrons : ce type de plateformes prend deux ou trois ans à démarrer. Et pour favoriser les rencontres entre passagers et conducteurs, ils proposent leurs services à Yaoundé, au Littoral et à l’Ouest. D’ici cinq ans, ils comptent étendre leur réseau sur tout le territoire et même pratiquer des voyages inter frontaliers.

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18 mai 2017

Etudes géotechniques: une nouvelle machine pour le Labogénie

Economie

Sorèle GUEBEDIANG à BESSONG | 18-05-2017 14:25

 

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  Les essais ont été effectués mardi dernier en présence du directeur général, Philippe Nouanga.

Le Laboratoire national de génie civil (Labogénie) vient d’acquérir une machine qui permet de simuler le vieillissement de la route. Pour s’assurer de son fonctionnement, des essais ont été effectués mardi dernier en présence du directeur général, Philippe Nouanga et de Stanislas De Maistre, directeur général délégué de Vectra, une entreprise détentrice de la licence du Laboratoire central de ponts et chaussées en France, spécialisée dans la fabrication de ce type d’équipement.

 

« Nous avons constaté il y a quelques années que la plupart des routes construites se sont dégradées très rapidement. Pour y remédier,  il fallait trouver une réponse en amont. Ceci en faisant des formulations d’enrobés (mélange de granulats et  de bitume) qui offrent à la route une certaine durée. Nous faisions jusqu’ici des formulations de niveau 1 ou 2 », a expliqué Philippe Nouanga. Ce dernier a également indiqué qu’actuellement, l’entreprise vient d’acquérir des machines qui font la formulation jusqu’au niveau 4,  le plus élevé.

« Cette machine permet de  mesurer le module complet et la fatigue des matériaux pour savoir à l’avance combien de temps la route mettrait avant de se dégrader », a-t-il rassuré.


Pour Stanislas De Maistre, cette nouvelle acquisition  permettra à la route d’avoir une durée de vie déterminée et éviter l’apparition des nids de poule, des ornières, des fissures au bout de quelques années.

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Reconstruction de la Route Babadjou-Bamenda. Les détails du projet

Le projet de reconstruction de la section Babadjou-Bamenda, dans sa configuration actuelle, présente les mêmes caractéristiques géométriques et cinématiques que celles de l’axe routier Yaoundé-Douala (Route Nationale N°3). Une précision qui met l’accent sur l’amélioration du niveau de service qui est envisagée au terme des travaux de reconstruction de l’axe Babadjou-Bamenda.

Profil en travers-Profil section courante

Les études en vue de la reconstruction de la route Babadjou-Bamenda ont été réalisées par la Direction Générale des Etudes Techniques. La prise en compte des spécificités de la zone d’intervention du projet et des nécessités liées à l’élargissement de la voie sur cette section, ont motivé les choix techniques qui ont été faits par le maître d’ouvrage du projet de reconstruction de la route Babadjou-Bamenda. Dans sa configuration actuelle, il est question, non seulement d’améliorer le standard de cette route, mais aussi celui de son niveau de service à travers des caractéristiques géométriques et cinématiques similaires à celles de l’axe Yaoundé-Douala et épousant les standards de la transfrontalière Bamenda-Enugu. Le projet dont les travaux ont été lancés le mardi 16 mai 2017, consiste en la reconstruction de la route Babadjou-Bamenda sur 35 km ; l’aménagement de la voie de contournement de la falaise de Bamenda en 2 X 2 voies sur une longueur de 5 km et l’aménagement de la traversée urbaine de Bamenda en 2 X 2 voies sur une longueur de 12 km. Le dimensionnement de la chaussée à reconstruire prévoit une couche de fondation de 25 cm en matériaux recyclés ; une couche de base de 10 cm en grave bitume et une couche de roulement de 6 à 7 cm en béton bitumineux. Le profil en travers de la route est défini comme suit par section.

Section 1 : Babadjou-Welcome: rase campagne (du point kilométrique 0+000 au point kilométrique 35 + 050) il est prévu une chaussée de 2 voies de 3,5 m en béton bitumineux et des accotements de 2X1, 50 m en enduit-bicouche.

Section 2 : en agglomération (Babadjou, Santa, traversée urbaine de Bamenda) il est prévu une chaussée de2X2 voies de 3,0 m en béton bitumineux ; des trottoirs : 2X1, 50 m en enduit-bicouche  et un terre-plein central : 1,0 m délimité de bordures et servant d’emprise pour l’éclairage public.

Section 3 : voie de contournement de la falaise de Bamenda, y seront construits : une chaussée de 2X2 voies de 3,5 m en béton bitumineux sera construite; un trottoir : 2X1, 50 m en enduit-bicouche ; et un terre-plein central : 1,0 m délimité de bordures et servant d’emprise pour l’éclairage public.

Les travaux lancés seront exécutés par l’entreprise Sogea Satom, sous la surveillance et le contrôle technique de STUDY International, s’achèveront en mai 2019. Le montant du contrat des travaux s’élève à 37 076 609 759 FCFA TTC, celui du marché du contrôle et de la surveillance technique est de 2, 15 Milliards de FCFA TTC.

 

Le projet de reconstruction de la route Babadjou-Bamenda prévoit également la réalisation de travaux connexes, notamment : la construction d’une station de pesage ; d’une aire de repos ; d’un poste de péage ; de marchés ; de plusieurs mini systèmes d’Adduction en Eau Potable le long de la route principale et le bitumage de 50 km de routes secondaires d’accès aux bassins agricoles. L'objectif du projet est de contribuer à l'amélioration de l'efficacité et de la sureté des transports routiers et aérien  à travers: la réduction des coûts de transport et des durées de transit par la réhabilitation des chainons manquants du corridor Yaoundé-Enugu; l'élimination des points noirs d'accidents sur ledit axe routier et l'amélioration de l'accès du Cameroun aux ressources extérieures par la préparation d'un panier de projets matures visant l'atteinte des objectifs sectoriels prescrits dans la Stratégie de Croissance et de l'Emploi du Gouvernement DSCE).

 

Le projet de reconstruction de la section Babadjou-Bamenda fait partie du Programme de Développement du Secteur des Transports (PDST) d’un montant de 206,7 millions de dollars US soit 124 020 000 000FCFA, structuré autour de trois composantes principales, avec une quatrième composante visant à soutenir l’exécution du projet. La composante 1, relative à la Planification des transports (coût: 8, 3 millions de dollars US soit  4 980 000 000FCFA) FCFA, a pour objectif de renforcer les capacités du secteur public en matière de planification, extension et utilisation des infrastructures routières. La composante 2 vise l’amélioration de l’efficacité du transport routier (coût: 141,4 millions de dollars US soit 84 840 000 000 FCFA) avec pour objectif d’améliorer les conditions physiques, de sûreté  et de gestion des infrastructures routières du tronçon le  plus dégradé du corridor Yaoundé-Bafoussam-Bamenda-Frontière Nigéria, tout en mettant un accent sur l’amélioration des conditions de vie des populations. La composante 3 intitulée Amélioration de la sécurité et de la sûreté dans les aéroports (coût: 48,7 millions de dollars US soit 29 220 000 000FCFA) a pour but, le renforcement de la sécurité et la sûreté dans les quatre aéroports internationaux du Cameroun, amélioration de l’efficacité du transport aérien. La composante d’appui, d’un coût de 8, 3 millions de dollars US soit  4 980 000 000 FCFA, est destinée à l’assistance technique, au matériel et au fonctionnement

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Village de l’unité: du multiculturalisme dans les assiettes

Politique
Monika NKODO | 18-05-2017 17:07

 

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 Depuis lundi, les visiteurs peuvent déguster divers mets, spécificités des quatre coins du pays.

Un petit bout du Grand-Nord niché dans ce plat de sauce-foléré accompagnée de couscous de riz. Le voyage opéré par les papilles de Philomène est épique. Que du bonheur à chaque bouchée. Sous cette tente dressée près du secteur réservé à la gastronomie au village de l’unité et de l’intégration nationale, plusieurs consommateurs sont à la phase dégustation. Occasion pour certains de goûter pour la première fois à des mets dont ils ignoraient l’existence avant de prendre ce couloir de l’esplanade du musée national à Yaoundé. « Ces derniers temps, on parle beaucoup de multiculturalisme. La nourriture est, selon moi, le premier pont vers d’autres cultures de notre pays », suppose Philomène, une jeune fonctionnaire. Les stands de cet espace dédié à la gastronomie au village de l’Unité sont la preuve palpable de cette idée de vivre-ensemble ou plutôt de « manger-ensemble ».


Dans le comptoir réservé aux trois régions du Grand-Nord (Extrême-Nord, Nord et Adamaoua), Louise Oumarou s’active, bien aidée par de petites mains très travailleuses. Le service est rapide et efficace. La particularité de cette femme ? « Je suis originaire du Centre, mais mon mari est de la région de l’Extrême-Nord », explique Louise Oumarou. Elle a déjà bien épousé la culture culinaire de cette partie du pays. Ici au village, elle propose de la bouillie aux beignets de riz pour le petit-déjeuner. A midi, nombre de visiteurs optent pour la sauce de foléré, de nkele nkele ou de gombo, avec du couscous sous toutes ses formes : riz, mil rouge ou mil jaune et même maïs.


Ce métissage culinaire s’opère également dans le stand de la région du Littoral, géré par Mme Ndzana Etaba. « Je suis une côtière qui a épousé un éton », dit-elle fièrement. Pour elle, rien de surprenant lorsque les mets traditionnels de la région du Littoral se retrouvent à la même table l’okok, mais alors de l’okok préparé façon sawa. « Nous avons du ndolè, mais aussi de l’esuki composé de la pulpe de noix et du poisson fumé ou frais. J’ai aussi du porc et du poulet fumés que vous pouvez manger avec du myondo ou du bâton de manioc, sans oublier l’incontournable poisson braisé », précise Mme Ndzana Etaba. A ce festival de cuisine traditionnelle, à vivre à consommation payante bien sûr, l’Est répond présent avec son menkely au ndengué, son mbol au couscous de manioc... Le Sud est là aussi, avec du nnam ngon, du medim mezom, de la sauce ndo’o, du sanga, du ndomba, etc. A vos assiettes !

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