Ô cameroun !

17 octobre 2017

Habiba Issa: « La femme est naturellement née pour gérer »

Politique
Alexandra TCHUILEU N. | 17-10-2017 11:29

Présidente du comité directeur de l’Union des Populations du Cameroun (UPC).

Vous êtes la première femme présidente du comité directeur de l’UPC depuis sa création. Comment avez-vous accueilli cette élection le 09 octobre dernier ?

xx12965_P_07_PH02_Habiba


J’ai accueilli cela avec fierté, mais aussi avec la conscience que la joie ne suffit pas. Il y a du boulot derrière. L’UPC existe depuis 69 ans. Depuis lors, il n’y avait que des hommes à la tête du parti et toujours des conflits. La femme est naturellement née pour gérer et apaiser les tensions de sa famille. Elle a la capacité de ramener la sérénité dans la famille. Nous avons suivi la même chose depuis longtemps sans changement. La clé consiste donc à changer de stratégie, faire confiance à une femme, à l’endroit où se trouve l’électorat du Cameroun, le grand Nord, à la jeunesse que j’incarne, mais aussi au Littoral dont mon époux est originaire. Aucun autre candidat ne remplissait ces conditions. Les UPCistes l’ont compris.


Quel est votre plan d’action maintenant ?
C’est de se mettre au travail tout de suite, installer l’UPC dans tout le territoire pour être capable d’affronter les échéances de 2018. Nous allons installer l’UPC dans les dix régions et former autant de comités de base, des comités centraux et des sections, afin d’avoir plus de députés, de mairies et de sénateurs ; et pourquoi pas, lorgner le pouvoir suprême. 69 ans d’attente, c’est long. Mon plan d’action est davantage centré sur les femmes et les jeunes.


Quelle stratégie comptez-vous adopter pour l’unification de votre parti politique disloqué en ce moment ?
Nous avons demandé à tous les UPCistes de rejoindre la maison. Celui qui reste encore hors de la maison et ouvre sa bouche pour parler de l’UPC, nous le poursuivons. Nous ne voulons plus de cette saleté de tous les jours, où les gens parlent de l’UPC de part et d’autre, même s’ils n’ont pas qualité. Nous avons ouvert la porte à tout le monde. Nous avons demandé à tout le monde d’assister au Congrès. Presque tout le monde a assisté. Seul notre élu, l’honorable Bapooh Lipot, n’y a pas assisté. Il a été invité et convoqué chez le préfet pour qu’on décide ensemble de la date du Congrès. Il n’est pas venu. S’il continue, ça veut dire qu’il veut défier l’administration. S’il le fait, qu’il se prépare à affronter l’administration. S’il croit qu’en le défiant il peut aussi salir l’UPC, nous allons frapper la main sur la table. La récréation est terminée à l’UPC.

 

Posté par guyzoducamer à 17:11 - Commentaires [0] - Permalien [#]


Developpement agricole: le filon de la noix de cajou

Economie
Michèle FOGANG | 17-10-2017 12:01

 

xx12958_P_11_ph01_Cajou

Le Cameroun a récemment entrepris de tropicaliser et rentabiliser cette culture, facteur de croissance dans certains pays comme la Côte d’Ivoire qui produit 7000 tonnes par an.

Issue des zones désertiques, la noix de cajou est une culture disposant d’un fort potentiel en termes de croissance économique. Cas typique illustrant cette assertion, la Côte d’Ivoire. Premier producteur africain de cacao et de café, le pays a également creusé le sillon de la noix de cajou ou anacarde, et se retrouve aujourd’hui avec une hotte pleine de 7 000 tonnes de ce fruit. En quête de diversification de son portefeuille agricole, le Cameroun scrute déjà la filière. : « Le potentiel de croissance de la noix de cajou nous incite à élaborer une stratégie nationale de développement de la filière anacarde », a déclaré le ministre de l’Agriculture et du Développement rural (Minader), Henri Eyebe Ayissi, lors d’un atelier de restitution de l’étude sur la noix de cajou tenu le 9 octobre dernier à Yaoundé.
Cet intérêt grandissant pour la culture l’a justement conduit en terre ivoirienne du24 au 29 septembre dernier. Le périple était axé autour de deux démarches : comprendre les stratégies de développement durable du cacao et du café mais surtout de l’anacardier pour l’implémenter au Cameroun où la culture est sous-exploitée. D’après la mission d’appui de l’initiative du Cajou compétitif (ComCashew), qui a séjourné au Cameroun du 24 septembre au 10 octobre dernier avec le soutien de la GIZ, le pays n’a qu’une production annuelle de 108 tonnes d’anacarde au niveau des régions du Nord et du Sud et ce, malgré un potentiel estimé à des millions d’hectares.
Au travers d’échanges avec diverses autorités ivoiriennes, le Minader et la délégation qui l’accompagnait ont appris que l’envol de la filière anacarde est le fait de la fixation d’un prix      plancher qui permet de protéger le producteur des fluctuations des prix du marché international. Cette visite a abouti à un projet de coopération entre le Cameroun et la Côte d’Ivoire visant l’introduction de la variété « Cacao Mercedes » capable de produire près de trois tonnes à l’hectare en huit mois. Autre soutien dans l’aventure noix de cajou que le pays amorce, la coopération allemande : « Nous allons mettre notre expertise technique à la disposition du Cameroun et soutenir les échanges entre les différents acteurs », a promis Dr Petra Wagner, directrice résidente du bureau régional de la GIZ à Yaoundé lors de l’atelier du 9 octobre dernier. L’organisme se propose ainsi d’accompagner le développement de la filière anacarde grâce à un co-financement du 11e Fonds européen de développement (FED) /Secrétariat Afrique Caraïbe-Pacifique.

Posté par guyzoducamer à 16:55 - Commentaires [0] - Permalien [#]

Enseignement supérieur: les premiers pas de l'Institut Sainte Thérèse

Societe
Sorèle GUEBEDIANG à BESSONG | 17-10-2017 12:43

 

inucas

La dernière née de l’enseignement privé catholique est opérationnelle depuis le 10 octobre 2017.

406 étudiants arpentent désormais la colline de Mvolyé. Ils font partie des pionniers de l’Institut universitaire catholique Sainte Thérèse de Yaoundé (INUCASTY) qui a ouvert officiellement ses portes le 10 octobre dernier. C’était au cours d’une messe pontificale célébrée par l’archevêque métropolitain de Yaoundé, Mgr Jean Mbarga. « Nous avons démarré effectivement les cours de comptabilité analytique et de formation à l’éthique. Le cadre est accueillant et la pension abordable. Nous avons des enseignants disponibles et attentionnés », confie Davila Audrey Yitcheu, étudiante en gestion. Dans la salle Saint Jean, l’ambiance est studieuse et les étudiants suivent attentivement les cours dispensés par l’Abbé Jean Paulin Mbida, sous la vigilance de l’Abbé Louis Claude Mbarga, le directeur de l’INUCASTY.
Pour leurs  premiers pas, les étudiants sont accueillis au campus annexe de l’INUCASTY situé au Centre Saint Laurent, derrière la Basilique Marie-Reine-des-Apôtres à Yaoundé. Ici,  les bâtiments construits depuis 1921 ont reçu une cure de jouvence. 10 salles de cours et un bloc administratif sont mis à la disposition des apprenants et du personnel. « L’archevêque s’est rendu compte que les bacheliers des établissements scolaires de l’archidiocèse avaient des difficultés à poursuivre leurs études supérieures. Et lors du synode diocésain en 2015, il a été instruit de créer cet établissement universitaire avec pour objectif la formation intégrale. C’est un défi pastoral pour l’église diocésaine », explique l’abbé Louis Claude Mbarga. L’admission au sein de cet institut se fait par concours et la scolarité s’élève à 280 000 F. Les filières disponibles sont commerce-vente et gestion. Dès l’année prochaine, les étudiants prendront leurs quartiers sur le  site actuel du petit séminaire Sainte Thérèse de Mvolyé qui lui sera délocalisé à Akono.
 

Posté par guyzoducamer à 16:53 - Commentaires [0] - Permalien [#]

16 octobre 2017

Incidents du 1er octobre: le réconfort aux blessés

Politique
Paul EBOA | 16-10-2017 14:47

 Le  ministre délégué à la présidence chargé de la Défense, Joseph Beti  Assomo, a rendu visite aux victimes vendredi dernier, à l’hôpital militaire de Douala

 

xx12919_P_04_ph01_Mindef_Bless_s

Le gouvernement n’abandonne pas les blessés des  incidents survenus le 1er octobre denier dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest. Le ministre délégué à la présidence de la République chargé de la Défense, Joseph Beti Assomo a tenu à les réconforter vendredi dernier, à  l’hôpital militaire de Douala .
Les populations des deux régions avaient pourtant été suffisamment sensibilisées pour éviter de s’exposer aux risques inutiles. Malheureusement, certaines personnes ont prêté l’oreille aux sirènes des aventuriers qui  tentaient de diviser le Cameroun en créant  un Etat fantoche. Armées de fusils de chasse, de gourdins  et divers projectiles comme l’attestent les impacts relevés sur les blessés,  des fauteurs de troubles ont commis de multiples abus provoquant ainsi des affrontements avec des forces de sécurité. Lesquels se sont soldés par des blessés du côté des militaires et des assaillants.
Qu’ils aient appartenu aux forces de sécurité ou qu’ils aient relevé du camp des assaillants, tous les blessés ont été conduits à  l’hôpital militaire pour certains et pour d’autres à l’hôpital général de Douala et pris en charge par l’Etat. Le colonel-médecin Abeng Mbozo’o, directeur de l’hôpital militaire de Douala, indique que « certains assaillants blessés craignaient d’être soignés aux frais de l’Etat . Ils ont été mis en confiance. Ceux qui sont déjà guéris ont été raccompagnés chez eux au même titre que les militaires. » Il n’est pas superflu de noter que l’hôpital militaire de Douala a dû installer une infirmerie à Tombel pour administrer les premiers soins aux blessés et  référer les cas les plus préoccupants à Douala. L’infirmerie de Tombel a probablement dû accueillir le plus grand nombre de blessés. Certains blessés continuent de subir des soins à l’hôpital militaire. Certains pour quelques jours. D’autres pour quelques semaines compte tenu du traitement administré à chacun d’eux. Pour les uns et les autres, le danger est cependant écarté. Le colonel-médecin Abeng Mbozo’o est formel. Tous quitteront l’hôpital, le moment venu, complètement guéris.
Au moment où Joseph Beti Assomo quittait l’hôpital militaire de Douala, 13 militaires blessés y subissaient encore des soins de même qu’un assaillant. Tandis que quatre blessés avaient déjà été guéris.

Posté par guyzoducamer à 17:56 - Commentaires [0] - Permalien [#]

Cameroun : État de crise politique, comment on en sort?

Par Dr. Stéphane BOBE ENGUELEGUELE

 

bobéé

La société est bloquée. Ce constat brutal ne surprendrait que les plus naïfs, ceux qui s’imaginent que tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes, et qui croient que l’horizon s’éclaircira. Il suffit pourtant de se pencher sur le pays réel, et d’observer les forces qui le traversent, pour réaliser que le Cameroun se trouve dans une situation critique. Beaucoup de nos compatriotes travaillent en vue d’un avenir meilleur pour leurs enfants : mais leurs efforts souvent colossaux sont vains, car l’État est malade, et sans État fort les dynamiques du progrès et du changement sont impossibles.

Au cœur de l’État, quelques acteurs sont encore mobilisés par l’intérêt général, et pénétrés d’un idéal du Bien Commun. Comment ne pas ici penser aux forces de défense et de sécurité mobilisées tous azimuts face à des menaces de plus en plus nombreuses et protéiformes. Mais le pays est comme paralysé, plongé dans une atonie sur laquelle tous s’accordent aujourd’hui. L’exacerbation de la crise anglophone a entraîné une radicalisation des positions, malgré les initiatives nombreuses et volontaristes engagées pour traiter un problème dont la réalité était pourtant contestée. Nous sommes indiscutablement en présence d’une crise, non pas la crise du régime finissant qui est à la tête du pays, mais une crise plus profonde encore.

Ce n’est même plus la crise de la gouvernance dont les acteurs de la société civile et les organisations internationales ont, années après années rappelé les dangers. Le Cameroun traverse une crise de son système politique. La capacité du système politique à réguler le fonctionnement de la société se mesure à son aptitude à coordonner les logiques sectorielles. Car une société se caracté- rise par l’existence de plusieurs secteurs (ou champs sociaux), se distinguant par des fonctions sociales, des logiques de fonctionnement propres, des modes de sélection et d’exclusion des acteurs, et des modalités de régulation des luttes pour le leadership sectoriel. Il existe ainsi autant de secteurs que de fonctions sociales différenciées : armée, justice, éducation, sport, santé etc... Dans une configuration normale ou routinière, le politique auquel est impartie la régulation sociale, réussit à réaliser la coordination multisectorielle, en imposant une problématique légitime. À l’inverse, la crise politique se caractérise par l’occurrence de mobilisations multisectorielles, et l’incapacité du politique à les coordonner, en ramenant l’ensemble dans un fonctionnement normal ou routinier.

La crise systémique ne se mesure pas seulement à la multiplication et à la juxtaposition sectorielle demandes et problèmes non traités. La crise politique est l’incapacité du système politique à coordonner les mobilisations multisectorielles, émergeant de façon plus ou moins simultanée, et à réintroduire un fonctionnement normal et harmonieux entre les différents segments de l’espace social. L’année 2017 s’est ouverte par des mobilisations autonomes de familles victimes directes ou indirectes de la catastrophe d’Éséka, et des actions collectives de médecins, qui n’ont été momentanément neutralisées que par le recours à des procé- dures brutales de mutation d’office des agents concernés.

Des mobilisations traversaient aussi le secteur de la justice, marqué par des abcès de fixation des professionnels autour de l’application du bilinguisme devant les juridictions, la promotion de la Common Law dans la partie anglophone du pays. Le secteur des transports était travaillé par des mobilisations relatives au fonctionnement de la compagnie Camairco. Accident de la circulation à répétition conduisant au décès de plus de 100 camerounais en août 2017. Les secteurs de l’art et de la culture, de l’éducation sont traversés de mouvements similaires.

Le monde des affaires est secoué par des mouvements identiques et le GICAM vient de questionner l’aptitude de la stratégie économique du gouvernement à lever les défis du moment. Ces mobilisation dépassent toujours la dynamique de fonctionnement systémique des champs concernés : il ne s’agit pas seulement de demandes qui émergent en vue de leur satisfaction par le politique. Ces mobilisations questionnent l’aptitude du centre politique à imposer une vision susceptible d’intégrer les logiques sectorielles. À l’exact inverse, l’État est dans le déni : tout va bien, circulez.

Pas un jour ne passe, au vrai, sans qu’émerge une mobilisation nouvelle, discutant le fonctionnement sectoriel et plus globalement, la capacité du politique à intervenir efficacement. Ces mobilisations ont même réussi à mettre en cause directement la légitimation suprême de ce Pays : l’Unité Nationale. Optant pour le pourrissement et la répression face à la question Anglophone, le pouvoir n’a pas anticipé la radicalisation des modérés dont certains questionnent maintenant ouvertement la pertinence du cadre unitaire de l’organisation de l’État.

Tout récemment, des notables de la région du Centre ont adossé une revendication politique à l’ethnicité, démontrant que le référent de l’unité nationale n’a plus prise certaine sur les discours, les logiques et les répertoires d’action. On pouvait penser que la création de la Commission pour la Promotion du Bilinguisme et du Multiculturalisme opèrerait comme un signal fort, réalisant une remise en routine du fonctionnement social. Mais les clivages se sont accentués sur la question anglophone, et si nous n’y prenions garde, les rives de l’unité vont sans cesse être rongées par le flot des extrémismes de tous bords.

Les nantis continuent de posséder l’essentiel de la richesse nationale, alors que l’extrême pauvreté est désormais une réalité incontestée. Le luxe le plus insolent et dispendieux côtoie la précarité des conditions d’existence du plus grand nombre, privé d’un accès décent aux services de base. Le risque d’implosion n’est pas seulement lié à la fracture identitaire sur laquelle les extrémistes jettent des braises. Elle tient aussi à l’absence d’institutions inclusives capables d’assurer le relèvement du niveau de vie des populations, assurer une juste répartition des richesses, et améliorer le climat des affaires.

Cette situation est aggravée par l’atonie des pouvoirs législatifs et judiciaires, dont le fonctionnement doit être questionné. Combien de commissions d’enquête parlementaire sur les grands problèmes nationaux qui ont émergé depuis un an ? Que dire du spectacle insupportable d’audiences sans cesse renvoyées devant les juridictions pénales, ordinaires et d’exception, et des mis en cause attendant souvent en détention que justice leur soit rendue ? Les droits de l’homme bafoués, l’État de droit fragilisé. Et pourtant, la séparation des pouvoirs est un principe d’organisation du politique.

Un Parlement fort et une Justice audacieuse, sont des leviers d’un fonctionnement démocratique équilibré. Si donc le politique est en crise, c’est parce qu’il a perdu sa capacité à construire et faire vivre une vision du collectif et une représentation de l’avenir à laquelle tous adhèreraient. Le nez dans le guidon, le politique est réduit à une stratégie de pilotage de l’action étatique à la petite semaine. Le pompier court partout, pour éteindre les incendies qui s’allument.

Mais le pompier s’essouffle et il perd même de vue que le risque ultime pour le guerrier du feu, est la communication des foyers, laquelle rend alors le sinistre incontrôlable. 2018 est une année électorale exceptionnelle en même temps qu’une chance pour le pays. Les processus électoraux se traduiront par la remise en jeu des mandats de la quasi totalité des acteurs politiques. Il faudrait que 2018 ne soit pas une année électorale pour rien. Le pays a besoin d’un beau et grand débat sur son avenir. Il est vital qu’émerge une représentation des cadres de la pensée et de l’action publique que les camerounais veulent se donner pour demain. C’est la condition de la sortie de la crise dans laquelle nous sommes entrés, et qui monte en intensité.

On ne sort d’une crise politique qu’en parvenant avec succès à réarticuler les logiques sociétales éclatées. Cela signifie que la crise ne trouvera pas d’issue positive si n’était rétablie l’harmonie du fonctionnement social. Le Cameroun est à la croisée des chemins, étant confronté à un redoutable enjeu de légitimation : quel type d’État, pour quoi faire et comment ? quelle politique institutionnelle mener ? Comment réaliser l’adhésion de Tous à une vision partagée de la nation, tout en préservant l’unité ? 2018 c’est déjà demain et la situation est critique. 

bobéDr. Stéphane BOBE ENGUELEGUELE Avocat, Consultant international, Enseignant et spécialiste de l'analyse des politiques publiques.

http://www.foretiafoundation.org/wp-content/uploads/2017/10/Dr-Stephane-Engueleguele_article_Octobre-2017.pdf

Posté par guyzoducamer à 01:43 - Commentaires [0] - Permalien [#]


14 octobre 2017

Olivia Epoupa, de Paris à Istanbul

Elle a tout d’une grande ! Olivia Epoupa, 23 ans, 1m65, est l’une des pépites actuelles du basket féminin hexagonal. Depuis 2009 et sa première médaille au sein de l’Equipe de France « jeune », la championne parisienne a enchaîné les performances de haut niveau.

epoupa

Meneuse de jeu, Olivia fait le grand saut cette année et intègre la prestigieuse équipe de Galatasaray en Turquie afin de continuer sa progression et rêver en grand des Jeux Olympiques de Paris 2024 en passant par Tokyo et l’Euroligue des clubs. Plongée dans la carrière précoce d’Olivia débutée dans le 18ème arrondissement de Paris …

Olivia Epoupa n’est pas née dans le monde du basket – ball. Ce sport de balle est venu un peu par hasard dans sa vie alors qu’elle était, il est vrai, passionnée de la pratique du sport en général. « Je faisais tout le temps du sport, j’aimais ça, j’en avais besoin et au décès de ma mère, il a pris de plus en plus d’importance » indique la sportive française dont les parents sont originaires du Cameroun. « A 11 ans, on m’a conseillé de m’essayer au basket. J’ai intégré la section sportive du collège Gérard Philippe. Thomas Fondeur, coach, m’a fait confiance. Mon histoire avec le basket a débuté comme ça sans grande prétention mais avec l’envie de bien faire et surtout de réussir, de gagner mes matchs. En parallèle, je me suis inscrite au Paris Basket 18. » Elle n’avait pas vraiment un flash pour le basket mais a appris à l’apprécier et se donner à 100% avec détermination, caractéristique qui colle à la peau d’Olivia. « J’aimais le côté familial, le collectif, l’intensité des parties, vivre en groupe. J’aimais l’exigence de l’entraîneur, l’entraînement… J’avais toujours le souhait d’être sur le terrain et de gagner ma place. J’ai le souvenir à mes débuts que mon short ressemblait plutôt à un short de volley. J’ai fini par m’acheter un équipement plus adéquat » sourit-elle.

Bien dans ses baskets

A l’âge de 12 ans, certains se disent qu’il se passe quelque chose en voyant Olivia évoluer sur le terrain et donner des ordres ! Elle est retenue au pôle Espoir Ile-de-France, premier réservoir de jeunes talents franciliens. « Les filles étaient plus grandes que moi mais cela ne me complexait pas. J’étais bien dans mes baskets. Je passais la semaine au pôle à Eaubonne dans le 95 puis le vendredi, je rejoignais le PB18. » C’était l’époque des sélections régionales pour Olivia, pôle contre pôle, trip dans le nord, en Picardie, tournois inter-ligues… « Je n’avais pas encore en tête de devenir une professionnelle. J’étais une fan. J’avais la chance de voir des matchs d’Euroligue. Je me rappelle notamment d’un match entre USBO Valenciennes et le CSK Moscou, un grand moment car j’avais réussi à avoir un autographe de Diana Taurasi, grande joueuse américaine que j’ai vénéré après notre première rencontre. »

Un premier titre puis l’INSEP

En 2007, elle gagne son premier titre en finale des ligues contre les lyonnaises puis en 2008 contre la ligue aquitaine, ça se précise ! « Les joueuses des ligues dont celle d’Ile-de-France sont regroupées pour une détection fédérale classique. J’ai 13 ans. Je passe la deuxième étape des tests et me retrouve en camp national à Bourges. Je passe à travers. Je sors de ce camp avec l’impression de ne pas avoir bien joué. Je pleurais. Je suis finalement et à mon grand étonnement retenue et me voilà au centre fédéral à l’INSEP. » Dans la foulée, la petite Olivia participe au Championnat d’Europe 2009 en Italie, une grande première ! « J’y vais en me disant que je n’ai rien à perdre. Je joue à plusieurs reprises. Nous faisons un match monumental contre la Turquie en quart de finale avec quatre prolongations. Nous accédons à la demi-finale que nous perdons mais c’est le premier grand fait marquant de ma génération 93 – 94 ».

Une performance par an

Depuis, la parisienne, très attachée à la capitale, ajoute chaque année une ligne à son palmarès, titre de MVP à l’appui et jusqu’à de magnifiques médailles d’Or au Championnat d’Europe 2012 des 18 ans et moins puis au Championnat d’Europe 2014 des 20 ans et moins. Depuis, Olivia a eu son bac et a débuté une carrière professionnelle en 2012 dans le club de Basket Landes à Mont-de-Marsan puis Toulouse (2 ans) et Villeneuve d’Ascq où elle est championne de France 2016 – 2017. Depuis, Olivia est souvent meneuse de jeu de l’Equipe de France sénior de Basket – Ball. « Tout est allé très rapidement. Je n’ai pas eu le temps de trop réfléchir. J’ai vraiment pris un énorme plaisir à jouer avec mes coéquipières dans les moments de joie et dans des périodes plus difficiles en termes de résultats. J’adore tout casser et revenir avec une médaille. C’est mon boulot. Notre médaille d’Argent au Championnat d’Europe 2015 a été dans un premier temps une frustration mais j’ai beaucoup appris au côté de Sandrine Gruda avec qui je partageais ma chambre. Les Jeux Olympiques de Rio resteront graver dans ma mémoire. Ce challenge a été énorme pour moi après la blessure de Cécile Dumerc. Notre médaille d’argent au Championnat d’Europe cette année a été aussi difficile à avaler mais nous sommes à l’aube d’une nouvelle ère dans nos performances et je ne veux pas brûler les étapes» conclut Olivia, la compétitrice qui va continuer d’écrire sa belle histoire sportive en Turquie.

 

Olivia Epoupa : née à Paris le 30 avril 1994 :

Expériences pro

Septembre 2017 à juin 2018 Club GALATASARAY Joueuse Professionnelle de Basket-Ball en Turquie

Septembre 2016 à juin 2017 Club VILLENEUVE D’ASCQ Joueuse Professionnelle de Basket-Ball en LFB

Septembre 2014 à juin 2016 Club TOULOUSE METROPOLE BASKET Joueuse Professionnelle de Basket-Ball en LFB

Septembre 2012 à juin 2014 Club BASKET LANDES Joueuse Professionnelle de Basket-ball en LFB

Septembre 2009 à juin 2012 INSEP

Palmarès en Equipe de France

2017 : Médaille d’Argent : CE Sénior

2017 : Championne de France LFB

2015 : Médaille d’Argent : CE Sénior

2014 : Médaille d’Or : CE U20
2013 : Médaille d’Argent : CM U19
2012 : Médaille d’Or : CE U18
2011 : Médaille d’Argent : CE U18
2010 : Médaille d’Argent : CMU17
2010 : Médaille de Bronze : CE U16
2009 : Médaille de Bronze : CE U16

Palmarès Individuel
2014 : MVP CE U20
2013 : Meilleur cinq CM U19
2012 : MVP CE U18
2010 : MVP CE U16

http://www.tbpress.fr/2017/10/13/olivia-epoupa-de-paris-a-istanbul/

Posté par guyzoducamer à 22:18 - Commentaires [0] - Permalien [#]

Joël Embiid, avant 'The Process'

par: Alejandro Gaitán - Traduit de l'espagnol par Guy everard Mbarga 

embiid

Sur la liste des pays les plus pauvres du monde, le Cameroun apparait à la 36ème place en partant de la queue, même s'il a gagné plus de 20 positions au cours des 5 dernières années. Pire encore, il occupe également une des dernières positions en terme de développement humain, avec 0.518 points (sur un maximum de 1). Pour mettre cela en contexte, la ponctuation de l'Espagne est de 0.884, loin derrière des 0.949 de la Norvège, premier dans ce classement. Grandir au Cameroun, c'est pas facile: le taux de mortalité des bébés dépasse 55.8‰ et chez les adultes, il frôle les 10‰. Par conséquent, l'espérance de vie tourne autour de 60 ans. Et malgré cela,  Joël Embiid y est parvenu. Même si pour lui, les choses ont été plus facile que pour les autres.

Fils de militaire, il a eu un niveau de vie bien au dessus de la moyenne camerounaise à son plus jeune âge. Son père, le colonel Thomas Embiid a toujours pris soin de son enfant. “Joël n'a jamais manqué de rien. Il y a toujours eu à manger sur la table et de quoi se vêtir. Le système scolaire était supérieure à la moyenne et il n'a jamais eu de problèmes. C'était un bon environnement, une bonne situation pour grandir“, affirme son père. Une enfance tranquile et un rêve à réaliser. “Il n y a pas eu de tristesse. C'Était une grande opportunité pour mon fils d'aller aux États-Unis, pour s'établir. Mais j'ai continué à insister sur le fait qu'il devait concilier son éducation avec le sport“. Et c'est ce qu'il a fait.

 Ce fut fulgurant et indolore, mais les débuts n'ont pas été, loin de là, ce que Embiid imaginait. À 16 ans, Joël décida de quitter son Yaoundé natal pour la Floride, à la Montverde Academy précisément. Il y retrouva Dakari Johnson, Patricio Garino, Michael Frazier ou encore le très jeune D’Angelo Russell, mais par manque d'expérience, et de minutes de jeu et à cause de problèmes de langues, il décida de demander un transfert, toujours en Floride, en direction de The Rock School, à Gainesville. Un an plus tard, Ben Simmons, actuel coéquipier d'Embiid, arrivait à Montverde.

LES ÉTATS-UNIS ET HAKEEM OLAJUWON

Pourquoi la Floride? Pourquoi Montverde? Faisons un retour dans le temps. Joël Embiid (16 Mars 1994, Yaoundé) savait depuis tout petit qu'il allait devenir une star. Le plan était clair : s'entrainer, s'entrainer dur chaque jour et quitter le Cameroun pour l'Europe et devenir une légende du Volley-Ball. C'est bien ça, Joël Embiid a d'abord fait du Volley-Ball. Pour Tim Duncan c'était dans une piscine, Danny Ainge à la batte et Joël Embiid sur un terrain de Volley-Ball. C'était en 2009, les Lakers remportaient leur 15ème anneau sous l'impulsion de Kobe et PauLeBron James débutait son règne avec son premier MVP et l'Espagne se promenait devant la Serbie pour enfin obtenir un Eurobasket. Et à cette époque, Joël Embiid n'avait toujours pas goûté au miel du basket-ball.

C'est une vidéo qui a totalement changé sa vie. Son rêve, celui de triompher en Europe sur un terrain de Volley-Ball, c'était le passé ; à 15 ans, il avait un nouvel objectif: devenir le meilleur joueur de basket-ball au monde. Même si son père était contre, et avec seulement le soutien de son oncle, Embiid passa du filet au panier, et ce fut son premier entraineur qui lui offrit un cadeau qui perdure encore aujourd'hui : une cassette des meilleures actions de jeu d'Hakeem Olajuwon. Nigérian, Hakeem avait émigré aux États-Unis à 17 ans et domina la NBA durant une longue décennie. Un miroir, une chimère, une aspiration.

 

Chaque soir, avant de se coucher et après chaque entrainement, Jojo revisait la vidéo. Il mémorisait chaque pas, chaque mouvement de pied, chaque tir, chaque retour en défense. Il découvrit l'essence du basket-ball, la beauté d'un intérieur pur comme Hakeem et les fondamentaux, si complexes à voir dans la NBA actuelle, comme ressource de base. Jour après jour, il ajoutait des armes à un arsenal qui grandissait sans entrevoir une limite de capacité. Et si Olajuwon fut la première grande figure, en 2010 allait apparaitre une deuxième. À 16 ans, et devenu aficionado au basket-ball, il fut impressionné par les finales de Kobe Bryant face aux Celtics de 2010, la dernière année pourpre jusqu'à présent. Avec Hakeem et Kobe, il comptait désormais deux références. Il en manquait une troisième.

L'INFLUENCE DE LUC MBAH A MOUTE

C'est à ce moment que le personnage Luc Mbah A moute entra dans sa vie. Également originaire du Cameroun, précisément de Yaoundé, l'actuel joueur des Rockets et à l'époque titulaire à l'UCLA initia un projet autour du Basket-ball visant à stimuler ce sport, très minoritaire partout au Cameroun. En 2011, et comme joueur de Lycée de Gainesville, Embiid acude al Luc Mbah a Moute Basketball Camp avec ses 210 centimètres et tout le potentiel pour devenir une star. Un diamant à polir avec juste une année de basket-ball dans les pieds.

Luc devint son counselor, le conseiller externe. Il fut le premier à lui recommander de partir aux États-unis et qui l'aida à intégrer Montverde, l'alma mater de Mbah a Moute et l'une des meilleures high-schools aux États-Unis. Le niveau était tellement élevé qu'Embiid dut s'enfuir pour trouver des minutes de jeu. Avec Kevin Boyle comme entraîneur et des coéquipiers omme Dakari Johnson, le début fut pénible : “La première fois qu' Embiid a joué au basket-ball aux États-Unis, ses coéquipiers du high-school se sont moqués de lui. Lors du même match, une passe venue de l'arrière lui frappa le ventre, il trébucha et tomba en sortant d'un bloc et le ballon frappa son pied alors qu'il tentait un dribble “, écrit Jason Kingen Bleacher Report.

À la fin de l'entrainement, et avec une équipe entière de Montverde encore en pleine rigolade, Boyle les rassembla au centre du terrain : “Riez autant que vous pouvez, mais dans cinq ans, vous allez lui demander de vous faire un prêt, parce qu'il vaudra 50 millions. Vous ne vous imaginez même pas à quel point il sera bon ce gars” . Et il n'était pas si loin de la vérité : l'été suivant, Embiid signera sa première prolongation et si ses genoux le permettent,  50 millions ne constitueront qu'une petite partie de son nouveau contrat avec les Sixers (NOTE : Embiid a signé pour 125 millions le 10 octobre, 8 jours après la parution de cet article ). Tout part du fameux  ‘The Process’, mais nous n'en sommes pas encore là.

À ses côtés, par chance, il a trouvé deux soutiens autant précieux que nécessaires dans sa progression. Arriver sans pratiquement parler anglais en Floride était un problème, mais il se retouva dans les vestiaires avec deux joueurs également d'origine camerounaise : Roger Moute et Landry Nnoko. De sa seule année à Montverde, il se souvient d’Angelo qui parlait toujours avec des paroles de Rick Ross, un rapper de la Floride et de Kasey Hill, le meneur titualire, pour les bagarres à chaque entrainement avec Dakari Johnson: “L'entraineur Boyle devait toujours les séparer. Ils se faisaient des fautes, se bousculaient, se donnaient des coups de coudes... JoJo est un gars joyeux, toujours très sympatique, mais sur le terrain, il ne va pas se laisser pousser un centimètre“.

THE ROCK: UNE VEDETTE NATIONALE

Quitter Montverde pour The Rock, une école privée au nord de la Floride, fut la bonne décision dans la progression d'Embiid. Avec moins de concurrence dans l'équipe, connaissant mieux le basket américain et la langue en plus d'une année supplémetaire d'expérience, Joel se transforma en un véritable prospect real, un projet de joueur de basket-ball. Embiid mena The Rock jusqu'en finale du championnat de l'État avec un bilan final de 33-4 et une moyenne de 13 points, 9,8 rebonds et 1,9 passes par match. Il marqua 10 points en finale et récupéra 14 rebonbds, signant ainsi le premier titre de la Southern Intercollegiate Athletic Association pour The Rock. Et l'intérêt des universités arriva.

D'abord Texas, les Gators de Billy Donovan plus tard et Kansas furent les universités qui cherchèrent le plus à récupérer Embiid, mais pas les seules: Joel reçut jusqu'à 13 offres Joel. La Floride comptait sur le facteur local, Joel jouait des pick-up games avec des joeurs des Gators; au Texas, Embiid tomba amoureux de la ville d'Austin. Mais Bill Self détenait un as dans sa manche. La visite officielle au Kansas se déroula la semaine de la Late Night in the Phog, avec 16.300 personnes qui remplissaient l'Allan Fieldhouse. “C'était fou” affirme Joel. Virginia et Marquette constituèrent les dernières visites, mais la décision finale allait se faire entre les trois grands.

 Pour prendre la décision finale,  Embiid a rédigé une liste des pour et des contre au sujet des trois universités, mais ce furent les conseils de Mbah a Moute et de différentes personnalités de la NBA qui avaient parlé avec ses entraineurs de The Rock qui décantèrent la balance. Voici ce que disait de lui Bill Self quelques jours avant la décision finale: “Ce gamin peut devenir #1 du draft. Il court, a un bon jeu de pieds, il a un bon toucher... il est incroyable. Il deviendra le meilleur intérieur que nous ayions jamais formé si nous réussissons à l'avoir. Oubliez tous ceux que nous avons vu jusqu'à présent, c'est Joel que nous devons obtenir. On doit avoir Embiid.” L'idée était de l'associer avec Wiggins, possible #1 du draft suivant, Frank Mason III et Selden Jr.

Bien sûr, ils l'obtinrent. L'université du Kansas était celle qui pouvait le mieux préparer Embiid à devenir professionnel, pour l'étape suivante : par expérience, parce qu'ils l'avaient fait auparavant avec ChamberlainJo Jo White ou même Paul Pierce. La décision était prise et Coach Self était, pour quelques jours, la personne la plus heureuse sur la terre. Le monde du basket-ball allait faire connaissance avec Joel Embiid, 113 kilos, et 2,13m. Le Embiid original, celui d'avant ses débuts à la NCAA… celui d'avant The Process. 

Source : CIA – The World Factbook, the Kansas University Sports, Sports Illustrated, ESPN, Bleacher Report.

 

https://www.solobasket.com/nba/joel-embiid-antes-de-process

 

 

Posté par guyzoducamer à 13:54 - Commentaires [0] - Permalien [#]

12 octobre 2017

Développement urbain: et demain, Douala

Regions

Mireille ONANA MEBENGA | 11-10-2017 23:04

La communauté urbaine envisage des actions portant sur l’amélioration des conditions de vie des populations et l’attractivité économique

 

POS_Version_24_02_modifi__BN_DLA_1

Les neuf actions qui peuvent faire de Douala une cité futuriste ont été récemment présentées dans la ville, lors du 2e atelier d’urbanisme sur l’initiative de la Communauté urbaine. Il s’agit de projets mettant l’accent sur l’amélioration des conditions de vie des populations et l’attractivité économique. On note des projets spécifiques au Plateau Joss, au fleuve Wouri, à Sawa Beach, aux entrées Est et Ouest, aux drains, aux marchés, à la voie ferrée etc.


Pour ce qui est du Plateau Joss, il est prévu l’installation d’un équipement majeur sur le port à bois ouvert sur l’estuaire, et la création d’un quartier mixte, entre autres. Le Wouri doit avoir un nouveau rapport avec les populations, d’où la mise en valeur du paysage de son bras mort, la valorisation des berges naturelles et piétonnes, la création d’espaces promenades, l’élargissement de la voie et le développement du transport fluvial. Le projet Sawa Beach va quant à lui enregistrer la création d’un quartier d’affaires en complémentarité avec le Plateau Joss. Dans le même ordre d’idées, on prévoit pour les entrées Est et Ouest deux avenues métropolitaines censées favoriser la création de nouvelles activités économiques et la construction de logements de standing en lien avec ces activités.


Dans les actions du futur Douala, un projet de construction d’une voie pour désenclaver certains quartiers, et desservir les services de proximité est aussi dans le pipe. La Communauté urbaine pense également à développer un classement plus dense de logements adapté au mode de vie des habitants de Douala, comme des villas urbaines à trois étages pour abriter le plus de familles.
D’autres projets portent sur l’assainissement, avec l’implication des populations dans la gestion du recyclage des déchets. Le développement du quartier Ndokoti, avec la construction d’un espace pouvant accueillir de nombreuses structures dans ce pôle économique. En outre, il est prévu un maillage de marchés au cœur des quartiers habités pour favoriser les échanges, un nouveau mode de transport en commun par train etc. La validation de tous ces projets est prévue en novembre prochain.

 

Posté par guyzoducamer à 23:58 - Commentaires [0] - Permalien [#]

Buea: New Academic Year Begins Nov. 15

Societe
Nkeze MBONWOH | 09-10-2017 15:29

The campus was busy finalising second semester exams last week.

bu_a

November 15, 2017, is the stipulated date for the University of Buea (UB) to effectively resume studies for the academic year 2017-2018. Also, September 14 was the last day for second semester examination.
This information from the Registrar of the Institution, Professor Roland Ndip, undertones readjustments in the academic calendar of the University of Buea owing to the perturbations encountered since November 2016 when the Anglophone crisis kicked off. 
The campus rayed a beehive atmosphere last week with staff and students in exam mood. Busy, busy was the picture as the various campus streets were crowded with these entering and those exiting. As confirmed by the Registrar, over 90 percent of the 15.000 student population were back on campus following up their academic work.

Registration
Self-employment opportunities have thus cropped up at the University entrance in Molyko-Buea with smart youngsters seeking to help any newcomer to fill out application forms on-line. “I can help for CFA 500”, Emmanuel accosted this reporter last Saturday at the UB entrance with a laptop computer in hand.
Both flanks of UB entrance are thronged daily by several scores of agile looking boys and girls parading both sides of the street with sample phone sets, brand internet keys, phone SIM cards, or any electronic gadget in hand proposing sale or service. Most of the intellectual hawkers propose to fill out on-line application forms for admission into UB in exchange of remuneration.
On the contrary, during a recent convocation in the UB, their former vice Chancellor urged young people seeking admission to learn how to manipulate the computer for basic use. In this way, she meant, one can know how to fill out their own application forms on-line and stop spending their money paying others for what they could easily do.

Professional openings
Major innovations intended at the UB this year are still to spring up though in the pipeline steadily advancing towards tunnel end. For example, the University of Buea had advertised a new programme for professional translators. While waiting for the programme to be launched, hundreds of holders of the GCE Advanced Level are jamming the corridors of UB to complete on-line forms for admission into the various Faculties and Schools of the University.
Paralleled to age-old classical humanities at UB, professional programmes accessed through public competitive entrance, are still to be written. Such programmes, some of which have been launched, are found in the Faculty of Agriculture and Veterinary Medicine (FAVM). Another key area of professionalization at the UB is the College of Technology (COT) with departments of Computer Engineering, Electrical and Electronic Engineering as well as Mechanical Engineering. This College of UB is hoping to extend its competence to train Engineers in Civil, Mining, Textile and Clothing Design, Chemical as well as Health Informatics disciplines.
The UB also runs a world standard Translation and Interpretation School, ASTI, which trains up to PhD level. To crown the institution in the area of formation, the UB has been training Medical Doctors and has graduated some three batches of them who are proving their worth in Cameroonian Hospitals and Health Centres.

Réactions

Prof. Ernest N. Molua: “We Put Efforts On Job Creation”

Dean of Faculty of Agriculture and Veterinary Medicine.

“With respect to professionalization, we put efforts in our teaching, learning and job creation activities. In the case of teaching, most of our courses are embedded in tutorials and practical. The students in all the courses have at least ten hours of practical. Some courses are purely practical, no classroom. When the students get to the second year, third and fourth year, they all engage in field works in two forms. First, there is the village study where our students stay in villages for four weeks. They experience life interactions in another village. The second practical is in the third year whereby students spend three months in campus farms and actually grow crops. Our 200 level students grow tomatoes, 300 levels grow corn while 400 grow okra. Each student of our Faculty must engage in these practical activities. In addition, the students are drilled on how to maintain all farming machinery. We train them not only to drive tractors but to operate them.”

Dr. Sone Ekonde Micheal: “We Train Students To Be Self-employed”

Director of College of Technology, University of Buea.

“Our resources in the College of Technology are geared towards forming our students to be job creators. We work very closely with the Faculty of Agriculture and Veterinary Medicine and the farmers. We want to come up with automated ways in which we can enhance crop production. One of the flagship projects that we have here is the cocoa dryer. If the University of Buea is called today the Silicon Mountain it is thanks to the students of the College of Technology. We have one big service provider based in Bamenda. He is our former student and many others in renown institutions. The one in Bamenda has a very good consulting firm in ICTs which provides service even out of the country. We train our students to be self-employed. They come with an idea and we make them to mature to small and medium-sized enterprises.”

Awah Lilian: “I Intend To Practice Large Scale Farming”

Crop Production student, Level 300, FAVM.

“I am doing crop production. With this farming I am able to sponsor myself in school and provide all my needs. As a student, I market vegetables like cucumber and lettuce. I sell sometimes about FCFA 50 000. When I graduate I shall look for land to practice large scale farming. After my training I shall employ so many people to assist me in the project.”

Ewane Ekwelle: “We Come Up With Our Own Projects”

Telecommunication Engineering student, Level 300, COT.

“We base our studies on how we can begin with old start-ups. Then we come up with our own projects which can help the country in radio systems, radio communication and wireless network. Upon graduation I intend to come up with a call system that will reduce the financial burden on air-time users. With the training in the College of Technology of the University of Buea we are trained to be self-employed. Gaining employment in an enterprise is a secondary option.”

 

Posté par guyzoducamer à 23:58 - Commentaires [0] - Permalien [#]

Santé oculaire: on transfère aussi des compétences

Societe

Sorèle GUEBEDIANG à BESSONG | 11-10-2017 11:43

Les experts de l’Ong Orbis offrent depuis hier leur expertise aux personnels médicaux locaux, via des sessions de formation à l’hôpital central de Yaoundé

 

orbiss

C’est une foule de malades de la vue, tous âges confondus, qui a pris d’assaut le service ophtalmologique de l’hôpital central de Yaoundé hier. En fonction des pathologies oculaires, ils ont été répartis en quatre boxes glaucome,  pédiatrie,cataracte et rétine. En pédiatrie, trois médecins locaux, sous la supervision du Dr Cole, spécialiste d’Orbis, consultent une enfant  de trois ans à peine. « Depuis ce matin (Ndlr : hier), nous repassons l’examen de nos malades. Nous avons posé certains diagnostics et nous sommes en train de discuter sur la meilleure méthode de prise en charge à adopter », confie le Dr Ted Afetane Evina, ophtalmologiste pédiatrique à l’hôpital d’Oback.

Dans le box attenant, le Dr Nadia Nga Ntouni fait partie des apprenants du Dr Charles Cole, spécialiste en glaucome à New York, aux Etats-Unis. « Nous profitons de l’expertise de ce grand enseignant américain avec un  matériel performant que nous n’avons toujours pas à notre portée. Nous avons appris comment faire certains diagnostics, comment réaliser certains examens. Il nous donne beaucoup de conseils sur la prise en charge des malades », explique l’apprenante.


Les statistiques du  ministère de la Santé publique montrent qu’il existe actuellement 73 ophtalmologistes dans le pays, alors que le nombre de personnes aveugles se situe à près de 200 000 personnes et à 600 000 pour ceux ayant une baisse de vision. Face à cette situation, former le maximum d’ophtalmologistes devient un impératif. D’où l’ambition que se donne aussi les experts en santé oculaire de l’Avion hôpital Orbis. « Notre mission est de former des ophtalmologistes et des paramédicaux afin de permettre au Cameroun de disposer de personnels capables de prendre en charge les patients. Les cours dispensés portent sur le glaucome, la chirurgie pédiatrique et la chirurgie de la rétine.

A Yaoundé par exemple, nous n’avons que 15 ophtalmologistes pour 3000 personnes. Cela n’est pas suffisant pour pouvoir traiter tous les problèmes qui existent », relève Jonathan Lord, directeur médical de l’Ong humanitaire Orbis. Cette formation aux nouvelles techniques de chirurgie de ces pathologies récurrentes de la vue vise à combler le besoin en ophtalmologistes au Cameroun. Et la plupart de ces diplômés ont une expérience limitée en chirurgie, notamment dans les zones urbaines. 
 

Réactions

 

 Jonathan Lord: « Notre but majeur est de former »

Directeur médical de l’Ong humanitaire Orbis

« Nous sommes là pour un programme de quatre semaines au Cameroun. Cette semaine est dédiée au repérage de certaines maladies qui seront utilisées comme cas d’école pour les ophtalmologues en formation. Les opérations en elles-mêmes s’effectueront dès demain (Ce jour : Ndlr) à l’Hôpital central de Yaoundé ou sur l’avion-hôpital Orbis à Nsimalen. Pour les semaines à venir, nous ambitionnons de traiter près de 285 patients, mais je tiens à préciser que notre but majeur n’est pas d’opérer les malades mais de former des personnels capables d’assurer la prise en charge à long terme».

 

Ted Afetane Evina: « La formation est la bienvenue »

Ophtalmologiste pédiatrique

« La formation est la bienvenue pour nous ophtalmologistes du Cameroun. Celle-ci nous permet de faire une revue des patients que nous suivons au quotidien. Ceci avec l’accompagnement des experts en la matière, précisément sur les traitements et la conduite à tenir. Ces spécialistes nous aident également dans la prise en charge des malades afin que nous puissions améliorer certaines de nos pratiques. Tout se fait de manière pratique, dans un travail d’équipe avec pour objectif, de parfaire nos capacités ».

 

Posté par guyzoducamer à 23:57 - Commentaires [0] - Permalien [#]