Une nouvelle EFA dirigée par des moines sera bientôt ouverte à Ngomedzap.

Cette session de formation qui s’est tenue au Centre Jean 23 de Mvolyé de Yaoundé du 16 au 20 Septembre dernier, a réuni une douzaine de formateurs des EFA des régions du Centre, du Littoral et de l’Ouest. Cette énième formation organisée et conduite par la Coordination nationale des écoles familiales agricoles du Cameroun (CNEFAC) visait, selon Vérène Ntabareshya sa Directrice les 3 objectifs principaux suivants :
- Amener les formateurs à prendre connaissance de l’histoire des EFA, de son évolution, de sa pédagogie spécifique.
- Donner une vision globale au formateur de son rôle à l’École Familiale Agricole
- Initier les formateurs aux outils pédagogiques de l’alternance et à l’élaboration des plans de formation et des emplois du temps.

Au menu, plusieurs thèmes ont été développés de manière participative dans le but d’atteindre ces différents objectifs, entre autres notamment : Les EFA et leur histoire, les quatre piliers des EFA, les outils pédagogiques de l’alternance, le formateur comme agent de développement, les rôles et missions des formateurs, le plan de formation, le cycle de formation des formateurs, etc. Le fait saillant durant cet atelier a été la présence parmi les apprenants de 3 moines de la Communauté monastique Saint Jean L’évangéliste.

Trois moines parmi les apprenants
Cette congrégation s’apprête à ouvrir une école familiale agricole à Ngomedzap près de Mbalmayo. D’où la présence de ses membres à cette rencontre pour s’imprégner davantage de la pédagogie par alternance.


La Communauté Monastique Saint Jean l’Evangéliste a son siège à Mbindia dans le diocèse de Mamfé et sa présence actuelle s’étend sur diocèses : Mamfé, Mbalmayo et Yaoundé. Ses membres proviennent pour l’heure de 3 pays : le Cameroun, le Nigéria, et le Congo Brazzaville. Selon le Frère Ondoua, l’un des moines présents à Mvolyé : «Notre charisme nous oblige à travailler avec les pauvres, à les rejoindre dans leur milieu. La façon de procéder des EFA est très intéressante, car elle allie la théorie et la pratique. Nous nous adonnons aux ateliers pratiques afin de pouvoir aussi mieux enseigner nos élèves. Nous nous mettons dans la peau des apprenants car pour enseigner, il faut d’abord soit même connaître quelque chose. Raison pour laquelle nous avons choisi de suivre cette formation pour avoir des notions de base sur la pédagogie d’alternance. Nous allons diriger l’EFA avec des laïcs qui sont les autochtones et les paysans que nous trouverons sur place. Le diocèse de Mbalmayo a mis des salles de classe à notre disposition, et nous allons rapidement construire la porcherie, le poulailler et d’autres infrastructures ».
En somme, les EFA continuent non seulement d’améliorer les capacités professionnelles de leurs formateurs, mais aussi de tisser leur toile à travers tout le Cameroun.


Irénée Modeste Bidima

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