Le broyeur de la Cimaf fonctionne, les sacs sortent désormais de l’usine installée à Douala.

Ce jeudi 27 février, les camions se suivent au niveau des quais de chargement. Ils se positionnent au bout d’une chaîne faite de tapis roulants qui convoient les sacs de ciment jusqu’au plateau du gros porteur. L’usine Cimaf-Cameroun, dont la première pierre fut posée en mai 2012 par le Premier ministre Philemon Yang sur le site de Bonabéri à Douala, est désormais en phase de production.

« Notre broyeur fonctionne depuis peu. On avait promis qu’il serait en marche en février 2014, que nous aurions une usine qui produit, et c’est le cas », déclare le directeur général de l’entreprise à des journalistes invités pour une visite. Pour Patrick David, la nouvelle cimenterie va s’employer à répondre à la demande et œuvrer contre les pénuries et la spéculation. « Nous sommes compétitifs et soucieux d’aider le Cameroun dans sa marche vers le développement et d’apporter plus de bien-être aux Camerounais », ajoute-t-il.

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Pour le moment, l’entreprise est aussi soucieuse de parachever son installation sur le site de 10 hectares à elle attribué (environ 6,5 ha sont aménagés, indique un responsable technique de l’usine). Jeudi dernier, divers aménagements se poursuivaient : notamment les finitions en matière de voirie. Mais le gros des installations – la convoyeuse, le broyeur, l’atelier d’ensachage, auxquels il faut ajouter deux silos de stockage, etc. – est désormais opérationnel. Méga structures, bruits de machine, mouvements d’engins, le visage du site a bien changé depuis le 19 mai 2012.

En dehors des constructions tout en hauteur qui ont fait lever le nez plus d’une fois aux journalistes durant la visite, un laboratoire et des bâtiments (administratif et technique) sont sortis de terre. A côté, impossibles à rater, de la matière première entassée, principalement du clinker et les autres ajouts destinés aux différentes chambres du broyeur.

Rappelons que la nouvelle cimenterie a une capacité de production de 500 mille tonnes par an, « extensible à un million de tonnes, dépendamment de la demande », précisent des responsables maison. Le sac de 50kg coûte 4289 F Ttc – prix sortie usine. Le projet, dont le coût est évalué à quelque 22 milliards de francs à ce jour, a généré 80 emplois directs et 120 emplois indirects.

 

Source : Cameroun Tribune