Le chiffre d’affaires est passé de 2 milliards F en moyenne à 282 millions, a dit le Dg à la presse vendredi.

Jacques Bimaï, Dg de la Société industrielle des travaux ferroviaires (Sitrafer) s’est exprimé vendredi à Douala, sur la gestion ainsi que le climat au sein de l’entreprise.

 

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« L’Etat a pris des mesures pour payer les arriérés de salaire. Les employés se sont calmés et nous espérons que le travail pourra reprendre bientôt. Nos effectifs étaient d’environ 400 employés et nous n’en avons plus que 200. Nous allons tout mettre en œuvre pour payer les différents droits sociaux », déclare Jacques Bimaï. Depuis mars 2012, l’entreprise est secouée par des grèves, la dernière ayant eu lieu le mois dernier : des employés avaient momentanément bloqué la voie ferrée entre Yaoundé et Ngaoundéré.

Pour le Dg, le problème est également structurel et économique. « Le début de la période trouble correspond à la fin de notre contrat d’exclusivité avec Camrail. C’est sur cette base que la société a été créée en 2001. Il n’y a pas de problème de gestion car durant cette période, nous avons versé plus de 6 milliards F de salaire aux employés, plus de 2 milliards d’impôts au Trésor public, plus de 600 millions F de cotisations sociales à la Cnps et réalisé près de 3 milliards d’investissements », déclare Jacques Bimaï.

Mais trois nouvelles sociétés se sont établies sur la voie, réalisant les mêmes travaux que Sitrafer. « La conséquence de la nouvelle situation a été une détérioration de nos acquis. Nos efforts de gouvernance à travers des mesures drastiques de restructuration en cours n’ont pas pu arrêter une hémorragie caractérisée par une chute brutale du chiffre d’affaires, passé de 2 milliards F en moyenne, à 282 millions. La diversification préconisée et l’augmentation du capital à travers de nouveaux actionnaires nécessitent du temps. Tout en demandant l’établissement d’un cadre de dialogue entre les différents acteurs du rail et l’implication des Camerounais dans le développement du chemin de fer, Jacques Bimaï dénonce une « concurrence déloyale » et une « disqualification injuste » de Sitrafer de certains marchés.

« La Sitrafer s’engage à continuer à rechercher les voies et moyens pour ramener la sérénité au sein de l’entreprise à travers l’amélioration des conditions de vie et de travail de ses employés. La société espère voir son volume d’activités augmenter à travers l’application du décret présidentiel du 13 septembre 2013 portant organisation du ministère des Travaux publics désormais en charge de la construction et de la maintenance des infrastructures selon les normes au Cameroun », conclut la direction générale de Sitrafer.

 

Source : Cameroon Tribune