Le réaménagement des trajets des bus vise à améliorer la couverture spatiale de la ville.

Depuis le début de la semaine dernière, les usagers des transports en commun par bus peuvent profiter de trois nouveaux tronçons. Il s’agit précisément de la ligne 10 qui va désormais de Makèpè au Marché central, en passant par Ndokoti ; la ligne 14 qui va de Pk14 à Akwa (Douche municipale) par Ndokoti ; et la ligne 16, de Centre Equestre à Bonabéri à Akwa (lieu dit Soudanaise). Des tronçons longs d’environ 16 km chacun.socatur

« Suite à la demande forte des clients qui ont émis le souhait de rallier le centre-ville, ces tronçons qui étaient d’abord courts (moins de 10 km, ndlr) ont été rallongés. Auparavant, ils s’arrêtaient respectivement à Ndokoti pour les lignes 10 et 14 et au Rond-point Deïdo pour la ligne 16, au prix de 100F. C’est une mesure qui nous permet également d’homogénéiser nos tarifs à 150 F. Nous entendons généraliser cette tendance avec d’autres nouvelles lignes d’ici le mois prochain », explique Jean Ernest Ngalle Bibehe, directeur général de la Société camerounaise de transport urbain (Socatur).

Les tronçons annoncés concernent notamment la ligne 5 (Village-Marché central en passant par Brazzaville), la ligne 12 (Rond-point Deïdo-carrefour Mutzig à Bonabéri) et la ligne 19 (Village-Rond point Deïdo par Marché des fleurs).

Du côté des clients, c’est la satisfaction. « C’est bien pour nous les petites bourses de pouvoir arriver directement de Pk14 à Akwa le centre commercial pour 50 F de plus. Avec le taxi ou la moto, il faut prendre plusieurs voitures et payer au moins 300 F. Le seul problème maintenant, c’est les embouteillages dont nous nous plaignons depuis », confie une habitante de Ndog-Hem à Pk14. « Tous ces aménagements sont facilités par les bus que nous avons ici. Il y en a qu’on a acquis mais que nous n’avions pas encore mis en circulation. Nous avons encore une réserve de quarante autres autobus que nous allons également mettre en circulation progressivement. D’ici le mois de mai, nous aurons un peu moins de 60 bus en exploitation. Nous prévoyons également d’acquérir, avec la Communauté urbaine, des autobus, pour exploiter une trentaine de lignes d’ici trois ans. Nous allons acquérir entre 50 et 100 autobus par an à partir de l’année prochaine avec la Cud », précise Ernest Ngalle Bibehe.

Suite à un appel d’offres lancé pour l’exploitation du réseau de transport urbain, la Socatur a démarré ses activités en 2001 après l’arrêt des activités de la défunte Sotuc. A l’origine, la Socatur a commencé par exploiter trois lignes avec une quinzaine d’autobus. Aujourd’hui, une quarantaine de bus exploitent huit lignes.

 

Source : Cameroun Tribune