Ils suivent une formation de six semaines dans de nombreux métiers, pour accompagner le projet du barrage de Mamve'ele.

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Le contingent a été accueilli par Jules Marcellin Ndjaga, gouverneur de la région du Sud, le 16 juillet 2014, en même temps qu’il procédait au lancement  de la session de leur formation qui durera 45 jours. La cour de l’école publique annexe de Mekalate, à l’entrée nord d’Ebolowa, a connu une ambiance  toute particulière depuis le 14 juillet dernier, date de l’accueil des apprenants. Un désordre indescriptible y régnait.

Matelas par-ci, sacs de voyage et valises par-là.  Des jeunes, sans emploi et sans distinction de sexe, viennent des dix régions du pays. Ils suivront ici un recyclage dans pas moins de cinq métiers d’importance du projet de construction du barrage hydroélectrique de Memve’ele. L’initiative est du Programme d’accompagnement socio-économique de Memve’ele (Pasem), qui est une composante du projet hydroélectrique.

Cette formation qui durera six semaines, selon Moïse Ba’ana Sapouma, coordonateur du Pasem, vise un renforcement des capacités de jeunes camerounais, dans les métiers techniques relatifs aux travaux de construction du barrage et des ouvrages annexes. Les travaux du barrage profiteront donc de ces jeunes qui sortiront aguerris, après cette période de formation mais aussi, les autres grands projets structurants en cours dans la région pourraient également bénéficier de leur expertise. 

Il est également question pour le Pasem, d’avoir une base de données des jeunes formés qui pourraient accompagner les grands chantiers dans le Sud. La formation sera axée sur des métiers tels que  la plomberie, la menuiserie, l’électricité, la chaudronnerie, la soudure, la menuiserie électrique… Les jeunes retenus sont titulaires d’au moins le CEP ou le CAP, et qui au préalable auraient exercé dans les métiers retenus pour la circonstance.

Le gouverneur, en lançant cette session de formation, a dit attendre de tous les acteurs impliqués beaucoup de sérieux, de professionnalisme et de patriotisme, car c’est l’avenir du Cameroun qui se construit avec les formations des jeunes qu’il souhaite pérennes. 

 

Source : Cameroon Tribune