Au nom du chef de l’Etat, le MINDEF a inauguré jeudi à Yaoundé .

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Les auteurs de la piraterie, des vols à mains armées et autres actes illicites commis dans l’espace  maritime du  golfe de Guinée n’ont qu’à bien se tenir, après l’inauguration jeudi à Yaoundé, du Centre inter-régional de coordination (CIC) pour la sûreté et la sécurité maritimes dans cet espace géographique stratégique. La cérémonie organisée, à cet effet, était présidée, au nom du chef de l’Etat, chef des Armées, par le  ministre délégué à la présidence chargé de la Défense (MINDEF), Edgard Alain Mebe Ngo’o, par ailleurs, président du Comité national de suivi de la mise en œuvre des décisions issues du Sommet de Yaoundé  tenu les 24 et 25  juin 2013. La coupure du ruban symbolisant l’inauguration du bâtiment flambant neuf mis à la disposition du CIC ainsi que le dévoilement de la plaque commémorative ont été précédés par deux discours.

 Edgard Alain Mebe Ngo’o,  prenant la parole en dernier lieu, a rappelé que cette inauguration s’inscrit dans le droit fil du Sommet des chefs d’Etat et de gouvernement de la CEEAC, de la CEDEAO et de la CGG sur la sûreté et la sécurité maritimes tenu à Yaoundé l’an dernier,  et qui  a mis en évidence la volonté politique réaffirmée des responsables politiques des pays du golfe de Guinée d’apporter une réponse énergique au phénomène de la piraterie maritime qui sévit dans cette zone. Dans ce contexte, a poursuivi le MINDEF, l’avènement du CIC ne peut être que porteur d’espoirs légitimes, en tant que dispositif chargé de l’opérationnalisation de la stratégie régionale de lutte contre la piraterie maritime. A présent que cette structure existe, dotée d’instruments juridiques appropriés et de cette importante infrastructure, le défi qui nous interpelle tous, selon Edgard Alain Mebe Ngo’o, est que le CIC devienne effectivement opérationnel, apte à exécuter les missions qui lui sont assignées. Il s’agit des missions de répression des actes de criminalité dans l’espace du golfe de Guinée, dont l’accomplissement   passe nécessairement par la coordination des informations et des activités de lutte contre la criminalité maritime déjà menée en Afrique de l’Ouest et en Afrique centrale, et par l’harmonisation des législations nationales dans le domaine de l’action de l’Etat en mer. En somme,  il s’agit d’assurer la montée en puissance du CIC et de donner à ses activités un maximum de visibilité, a expliqué le MINDEF. D’où, d’après lui, la nécessité de relever un tel défi,  pour que l’équipe de lancement des activités du CIC ne reçoivent des communautés régionales que des professionnels à la compétence avérée, rompus dans des questions de sûreté et de sécurité maritimes.

Le  secrétaire général de la Communauté économique des Etats de l’Afrique Centrale (CEEAC), Ahmad Allam-Mi a, pour sa part, demandé à l’équipe de lancement des activités du CIC déjà constituée, de bien prendre soin du projet. Il a déclaré que le leadership du Cameroun a été déterminant pour le lancement du CIC, et s’est dit convaincu que ce leadership demeurera jusqu’à ce que la structure atteigne sa vitesse de croisière.           

Source : Cameroon Tribune