Prescription du gouverneur de la région du Littoral a interpellé les acteurs vendredi dernier lors des travaux de la cellule opérationnelle de coordination des grands travaux.

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Avec les travaux de construction du deuxième pont sur le Wouri et l’aménagement de l’entrée Est de Douala, la capitale économique se confond désormais à un grand chantier.

Afin d’avoir toutes les informations utiles sur l’évolution de ces projets structurants, les membres de la cellule opérationnelle de coordination des interventions des acteurs impliqués directement ou indirectement dans la construction du 2e pont sur le Wouri et l’aménagement de l’entrée Est de Douala se sont retrouvés vendredi dernier autour du gouverneur de la région du Littoral, par ailleurs, président de ladite cellule. Joseph Beti Assomo a ainsi tenu, à la faveur de cette troisième session, à intensifier les  actions des différents acteurs. A la suite des communications des missions de contrôle aussi bien du deuxième pont sur le Wouri que de la pénétrante Est, le numéro un de la région a demandé aux entreprises de prendre toutes les dispositions pour que ces chantiers soient livrés dans les délais. Le groupement Sogea-Satom et Razel devront donc, chacun sur son site, intensifier le déploiement des équipes chargées de traduire ces projets structurants en réalisations utilisables par l’économie nationale et par les populations.

Sur le 2e pont sur le Wouri

Le projet de construction du deuxième pont sur le Wouri bénéficie des financements de l’AFD, du C2D et du BIP à hauteur de 100 milliards. Lancé en novembre 2013 par le président de la République, il s’exécutera pendant 44 mois. Dans le détail, 8 mois sont consacrés à la conception et 36 mois à la phase des travaux. Et pour ce qui est de l’évolution des travaux, l’estacade, plate-forme de travail, d’une longueur de 700 m, est déjà construite sur 500 m. Les membres de la cellule opérationnelle ont ainsi été édifiés sur les détails que les usagers de la route et les populations découvrent, ces dernières semaines, en traversant le pont du Wouri. Tout ou presque a été dit sur la profondeur de la fondation, la longueur des pieux, le tablier de coulage des pieux, le tissage des cages d’armature des pieux (45 m de long), les centrales à béton… Du côté de Sogea Satom, tout est fait pour que le deuxième pont soit livré en novembre 2016. Mais si l’on peut se féliciter du niveau de consommation des délais (23%) pour un taux d’exécution physique des travaux de 21%, le gouverneur de la région du Littoral a voulu avoir des clarifications sur le climat social.

Le chantier avait été brièvement fermé le 18 septembre dernier pour des revendications des ouvriers. Le préfet du Wouri, Naseri Paul Bea, a donné des assurances à la cellule de coordination que la situation est rentrée dans la normale. Vendredi prochain, il devra avoir une séance de travail avec les responsables de Sogea-Satom afin d’avoir toute la visibilité sur le cahier de charges, objet de la brouille entre les ouvriers et cette entreprise.

Sur la pénétrante Est

Sur les 19 km, ce chantier se situe à un niveau d’avancement physique à 7% alors que le délai de consommation est déjà de 34%. Suffisant pour que le président de la cellule opérationnelle demande à Razel de tout mettre en œuvre pour rattraper le retard accusé. Avec la fin des pluies et la libération de l’emprise par les riverains, le projet de 50 milliards devrait redécoller.

 

Source : Cameroon Tribune