Eau, électricité, parkings…manquent aussi à l’appel à Limbé.

L’accueil est froid. Il n’y a pas encore de servitude véritable au stade de Limbé. Juste une piste caillouteuse, rendant le voyage pénible.

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D’ailleurs, berline sont déconseillées. La froideur de la façade en dit long. Les aménagements extérieurs n’ont pas encore été lancés. Ici, 800 m de route sont attendus depuis la fin de la construction du terrain de  jeu, en mars 2013. Mais pour des raisons contractuelles, la route ne pouvait pas passer. De sources proches de CMEC, une seconde phase du projet de construction de l’ouvrage a été récemment signée avec le Cameroun. Ce dernier compte la construction de la route et des parkings. A l’extérieur, une aire d’entraînement est attendue. Le terrain sera aux normes internationales minimales, (60x90m). Des sources proches du prestataire laissent savoir que les travaux de terrassement sont imminents.

Les conduites d’eau ont été prévues mais le liquide ne passe pas encore. A l’aide de citernes, l’entreprise a accumulé des quantités qui ont servi entre autres à la construction de l’ouvrage principal et à l’arrosage de l’aire gazonnée. « Nous avons trouvé un moyen d’avoir de l’eau parce qu’il fallait bien construire le stade. Cette partie n’incombait pas à notre entreprise », explique, Eric Cui, Senior Advisor à la CMEC et coordonnateur des travaux au Cameroun.

L’électricité aussi manque. Pour le moment, un générateur alimente le site. « Nous utilisons le groupe diesel qui sera souvent mis en service en cas de coupure. Nous devions trouver des solutions à chacun des problèmes qui se posaient », poursuit notre source. Toutefois, un groupe électrogène, diesel, d’une capacité de 1200 KW sera en service, lorsque le stade sera fonctionnel. C’est l’énergie de secours. Il rentrera en service 30 secondes seulement après l’arrêt de l’alimentation générique. « L’avenant des travaux a été signé au mois de juillet. Nous n’attendons que le prépaiement pour la réalisation des parkings, de la voie d’accès, de l’espace vert, du terrain d’entraînement », précise Eric Cui.

Toujours dans les aménagements prévus à l’extérieur, la voie dédiée à l’usage des personnes handicapées est en cours d’achèvement. D’après les normes internationales de construction de stades, le déplacement de ces personnes doit être pris en compte dans chacun des chantiers. Justement, la CMEC, qui construit actuellement le stade de Bafoussam, aura également la charge de faire sortir de terre les stades de Yaoundé et de Douala en vue de la CAN 2019.

Source : Cameroon Tribune