Depuis le grand nettoyage d’il y a plus d’un mois, les choses ont changé positivement.

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Près d’un mois après l’opération « coup de poing » menée par la Communauté urbaine de Douala (Cud) à Ndokoti, tout semble aller pour le mieux dans le sens voulu par les autorités.

Le carrefour respire, les étals et autres comptoirs de fortune disposés çà et là n’existent plus. Les commerçants installés sur les trottoirs et une partie de la chaussée ont disparu. Les emprises publiques naguère encombrées font peau neuve. Même les marchands ambulants qui allaient d’un coin à l’autre ne se comptent plus par certaines à ces endroits. Presque tous ont décroché leurs articles des murs où ils étaient habituellement exposés.

Néanmoins, quelques individus obstinés continuent d’errer dans les parages, leurs articles cachés sous le manteau. A l’approche des forces de l’ordre ou des agents municipaux, ils ont vite fait de décamper. Côté circulation, c’est plutôt fluide. La chaussée est libre. Les automobilistes peuvent enfin rouler sans difficulté. Le traçage des parkings a aussi contribué à l’embellissement du coin. Les véhicules ne sont plus garés n’importe comment. Bref, chaque usager connait ses limites.

Jean-Edouard Mbassa, moto-taximan, explique qu’au départ, ça été un peu difficile d’adopter les nouvelles habitudes. Notamment le respect des consignes de la signalisation. « Mais nous avons compris que le désordre allait engendrer d’autres soucis, des sanctions comme la saisie de nos engins. Finalement, la plupart a cédé. Nous n’avons pas le choix », explique-t-il.

Si les moto-taximen et les marchands connaissent désormais la conduite à tenir, ce sont aussi les piétons qui sont soulagés. Plus question de se faufiler entre les vendeurs, la chaussée et les véhicules. Aujourd’hui, ils marchent plus tranquillement. Les attroupements sont devenus rares. « Il y avait tellement de gens et parmi eux, des pickpockets.

Cette opération a eu un autre bon côté, elle a permis d’assainir cet endroit infesté de bandits », indique Charlotte Kondè, habituée. Elle dit connaitre bien le carrefour : cela fait 15 ans qu’elle passe par là, tous les jours. Selon elle, ce sont les marquages qui manquaient. L’idée de la dame rejoint ainsi celle du délégué du gouvernement auprès de la Communauté urbaine de Douala. Qui expliquait, lors de cette nuit de grand nettoyage, l’une des causes du désordre régnant à Ndokoti. En l’occurrence le manque de plaques de signalisation.

Source : Cameroon Tribune