Racines, fruits, graines et écorces d’arbre, autant de produits qui,  transformés,  permettent de recouvrer la santé.

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Un tour au niveau des stands dédiés à la  pharmacopée installées à Promote et plus besoin d’aller au bout du monde ou de parcourir les plus grands spécialistes pour guérir le paludisme, la prostate, le surpoids, les IST, le rhumatisme et même la « malchance ». L’affirmation n’est pas gratuite. « Plusieurs clients malades témoignent des bienfaits de mes sirops, gélules et pommades. J’ai même remporté plusieurs prix grâce au succès de mes inventions, qui sont reconnues et protégées à l’OAPI », témoigne Ernest Aroga. N’allez pas croire qu’il s’agit d’un marabout ou d’un sorcier qui manipule les forces de la nature. Ernest Aroga est un naturopathe.

A Promote, on en trouve plusieurs autres. Ils sont entre autres originaires du Sénégal, du Tchad et du Cameroun. La majorité d’entre eux disent puiser ces ingrédients nécessaires à la fabrication de leurs produits dans la nature. « Je travaille avec les fruits des arbres, les plantes, les écorces, les graines, les racines et les sèves », explique Delphine Gouskro, résident au Nord. Cette partie du pays a la particularité d’être très riche. Elle exploite donc à fond les produits de la nature, notamment le neem, le moringa, le sésame, les feuilles de baobab. Le moringa est pour Claire Djoukam, le truc en plus. « En dehors des plantes et des fruits, ce produit à lui seul joue le rôle de revitalisant et de purificateur », explique-t-elle. Elle le propose d’ailleurs sous forme de gélules, pour le rendre facile à consommer. Georges Ngwei, naturopathe lui aussi, travaille essentiellement à base du cacao. « C’est un fruit très riche. J’utilise toute ces composantes pour réaliser des savons, des tisanes, des ovules des huiles, et même des pastilles ». Les allergiques aux médicaments, peuvent toujours essayer les parfums que proposent les naturopathes venus du Sénagal et même du Tchad.

Ces produits naturels ont l’avantage de ne pas être toxiques. De plus, il n’y a pas de méfaits liés au surdosage. Pour la plupart, la posologie est presque la même : boire un verre le matin et le soir. Seulement, il faut parfois dépenser gros pour en acquérir. « Transformer un aliment nécessite beaucoup de travail et de patience. De plus, les composantes sont souvent rares », explique Ernest Aroga.

 

Source : Cameroon Tribune