Claire Mimboe Ndi-Samba a organisé samedi dernier au sein du pénitencier, la cérémonie d’arbre de Noël de leurs enfants. 

 

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De la joie, il y en avait à la prison centrale de Yaoundé samedi. Des parents incarcérés dans ces lieux depuis de longues années ont passé un agréable moment avec leur progéniture. Le temps d’une journée, ils ont oublié la tristesse de la séparation et celle de l’incapacité de se voir quand le désir se fait sentir. Cet instant inoubliable leur a été offert par l’association Relais enfants-parents du Cameroun (Repcam), de claire Mimboe Ndi-Samba. Elle y a en effet, organisé la traditionnelle cérémonie d’arbre de Noël des enfants des détenus. Comme lors de la première édition, ce huitième rendez-vous a aussi fait des heureux. « Je suis ici depuis 15 ans. J’ai appris que mes filles ont eu des enfants. Ce n’est qu’aujourd’hui (ndlr : samedi) et grâce au Repcam que j’ai pu les voir. Je suis très contente. C’est merveilleux et je leur dis merci », a indiqué Marguerite Beyima.

Pendant qu’elle profite du moment, tout à côté, Marcellin Ze Mbarga, un autre parent détenu, a visiblement du mal à réaliser que son fils est face à lui. Il le porte, le dépose, l’embrasse et finit par le garder dans ses bras.  La joie des retrouvailles est visible. « Je suis ici depuis un an. C’est la première fois que je le vois. Je vous assure que, ne plus voir ses enfants comme avant est très difficile », avoue-t-il. Pendant de longues minutes, ces scènes de retrouvailles aussi touchantes les unes que les autres, rythment l’instant, dans la salle affrétée par les responsables de la prison centrale de Yaoundé.

Dans l’ensemble, ce sont près de 200 enfants que le Repcam a conduit à la prison centrale de Yaoundé samedi dernier. L’objectif poursuivi d’après Claire Mimboe Ndi-Samba est de garder allumée, la flamme de l’amour enfants-parents détenus. « Nous le faisons afin que les enfants ne désespèrent pas parce que leur père ou leur mère est en prison. Non. Nous voulons leur montrer que leurs parents ne sont certes plus libres, mais ils les aiment toujours. C’est important pour le bon épanouissement d’un enfant », explique-t-elle. Surtout que depuis la première édition, son projet porte des fruits. Elle  fait ainsi savoir qu’à ses débuts, les parents et les enfants étaient différents, tristes, malheureux. Depuis qu’ils savent qu’ils pourront passer une journée ensemble, les mines ont changé. Et c’est à fond qu’ils ont profité du film qui leur a été projeté, avant les prestations de plusieurs artistes et la remise des cadeaux de Noël. La tristesse était bien visible dans les deux camps au moment de la séparation. Mais à en croire Claire Mimboe Ndi-Samba, ce n’est pas fini. Elle explique que « tant qu’il y a une catégorie d’enfants qui souffre en silence et tant que les souffrances vont exister, l’association va poursuivre son œuvre. »

Source : Cameroon Tribune