Dans le cadre de la réalisation des projets à haute intensité de main d’œuvre, une centaine de jeunes de la commune ont été recrutés, avec des salaires variant de 15 à 25 000 F.

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Sangmélima, chef-lieu du département du Dja-et-Lobo, région du Sud, au quartier dit « Pays-Bas ». Un tronçon de voirie urbaine force l’admiration, simplement par la qualité des matériaux utilisés pour son aménagement. C’est le tronçon dit « Minesec » parce que situé à quelques pas de la délégation départementale du ministère des Enseignements secondaires (Minesec). Alain René Essiane, habitant, relève qu’il y a quelques années cette partie du quartier était un « No Man’s Land ». Aujourd’hui, l’endroit a été reprofilé et dallé. « On circule bien et, pour la durabilité de cette voie, nous aimerions bien qu’elle reste strictement piétonne », tranche Marie-Madeleine Avele qui habite le quartier.

En effet, sous l’impulsion du gouvernement, la commune de Sangmélima, sous la conduite du maire André Noël Essian, a conduit une réalisation réussie, relative au projet HIMO qui implique la sollicitation, au niveau local, à Haute intensité de main d’œuvre (HIMO). On cite, dans ce cadre, l’aménagement de la voirie urbaine, inscrit au cœur même de cette vaste opération. Le résultat est le dallage de cette rue Motaze, en forme de « T », au quartier « Pays-Bas ».

Le projet, signé en octobre 2012 entre le Minepat et la commune de Sangmélima, a été bien mené par la commune qui a su employer, pour ce qui est de la rue « Motaze », 100 jeunes, tous sexes confondus, où chacun était lié à la commune à travers un contrat, garantissant un salaire hebdomadaire de 15 000 F/semaine pour les ouvriers et 25 000 F/semaine pour les chefs d’équipe, pendant une durée de six mois. Les jeunes recrutés avaient fabriqués, eux-mêmes, les pavés et les avaient posés sur la rue.  Avec la signature récente d’une nouvelle convention, le volume de l’enveloppe HIMO a connu une augmentation, pour plus de projets encore à réaliser. On cite, entre autres, le bitumage de l’axe carrefour Monavebe-carrefour Ngoulemakong qui va desservir l’usine de transformation industrielle du manioc, ainsi que la pose des pavés sur l’axe commissariat spécial-Minesec pour désenclaver les délégations départementales du Minedub, Mincom, Minas, Mintss…et des structures scolaires telle l’Ecole maternelle d’application Groupe I.

L’une des instructions adressées aux maîtres d’ouvrages et aux maîtres d’ouvrages délégués dans la circulaire du 31 décembre 2014 relative à l’exécution du budget de l’Etat pour l’exercice 2015, c’est de « veiller à la prise en compte dans les dossiers d’appel d’offres et autres documents types de marchés publics des dispositions relatives au recours aux approches HIMO ». Ceci conformément au décret n°2014/0611/PM du 24 mars 2014 fixant les conditions de recours et d’application des approches à haute intensité de main d’œuvre. L’exemple de Sangmélima devrait donc s’étendre au reste des communes du pays.

Source : Cameroon Tribune