En chantier depuis 2007,  la construction de cette formation sanitaire est  presque achevée.

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Situé au quartier Bitom à 3,5 km du centre-ville, l’Hôpital de référence de Sangmelima (HRS) respire l’exotisme. La beauté des bâtiments, les services du corps médical et les appareils hypersophistiqués installés, tutoient  certaines grandes formations sanitaires européennes. « L’on a mis le paquet ici pour satisfaire tout le monde », déclare Roberson Sombo, ingénieur venu de Paris pour installer certains appareils.

Etablissement hospitalier public de 2e catégorie, l’Hôpital de référence de Sangmelima est doté de huit grands blocs (les consultations externes, l’imagerie médicale, le laboratoire, les hospitalisations, la morgue, les blocs opératoires et les services d’appui dont la cuisine, la stérilisation et la buanderie). A ce jour, tous ces services sont prêts et six sont déjà opérationnels. Dès mercredi, les quatre blocs opératoires entreront eux aussi en service. L’entreprise française ATA, chargée de l’installation des plateaux techniques, finalise ses travaux demain mardi. Et dans moins d’un mois, le bloc maternité avec toutes ses composantes recevra ses premières patientes. De l’avis des experts, aucun hôpital au Cameroun à l’heure actuelle n’est équipé comme l’Hôpital de référence de Sangmelima.

Ce qui fait la fierté de son directeur, Dr Joseph Alou’ou Ze. « La qualité des appareils qu’on trouve ici, donne l’envie à tout médecin ou infirmier de bien travailler. La population attend beaucoup de nous. Et nous avons les moyens pour faire de bons résulats », souligne-t-il. 

La référence exigeant la différence, plusieurs techniciens de l’HRS suivront des stages de formation au pays tout comme à l’étranger afin de mieux utiliser le matériel haut de gamme dont dispose l’hôpital. « L’Hôpital de référence de Sangmelima est un beau cadeau offert par le chef de l’Etat. Les gens partiront de partout pour venir ici à Bitom se soigner. Les mots me manquent pour dire merci au président Paul Biya », a dit Raphaël Ze Mvondo, natif de Bitom.

Au même rang que l’Hôpital central de Yaoundé et l’Hôpital Laquintinie de Douala, l’HRS opérationnel depuis janvier 2015, accueille des patients venant de toute la région du Sud et des pays voisins (Congo, Gabon et Guinée équatoriale). Les frais médicaux y sont à la portée de tous. D’après le directeur de cette formation sanitaire, ils sont majorés de 30%. Une consultation de médecine générale s’élève à 2200 F et les consultations des spécialistes à 4500 F. En attendant l’inauguration officielle, l’on dira sans se tromper que l’Hôpital de référence de Sangmelima a véritablement pris son envol. Et comme dit l’adage: « La beauté du nouveau né fait souvent oublier les souffrances de l’enfantement. »

 

Source : Cameroon-Tribune