C’est l’une des recommandations de la Cimec 2015, clôturée jeudi dernier à Yaoundé.

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« Poursuivre  l’organisation de  l’activité minière artisanale en vue de l’orienter vers le secteur formel, puis améliorer le cadre de vie des populations locales ».

Voilà l’une des principales recommandations de la deuxième édition de la Conférence internationale et exposition sur les mines au Cameroun (CIMEC 2015), officiellement rentrée en gare jeudi en fin de journée. Il est à noter que les expositions en elles-mêmes se sont poursuivies au palais des Congrès de Yaoundé jusqu’au vendredi, 29 mai. L’évènement de trois jours aura ainsi regroupé dans la capitale camerounaise près de 800 participants et 200 officiels et opérateurs de l’industrie minière et des activités connexes, en provenance des pays de la sous-région Afrique centrale et d’une trentaine d’autres pays d’Amérique, d’Europe, d’Asie, d’Afrique de l’Ouest et du Sud. La Cimec 2015 était, en effet, placée sur le thème central du «Développement durable du secteur minier en Afrique Centrale ». Et les principaux acteurs concernés étaient les compagnies minières d’exploration, d’exploitation et de transformation. Les laboratoires d’analyses, les sociétés de sondage, d’équipements et de logistiques de l’industrie minière, les cabinets d’avocats, d’expertises en droit, en finances et d’études, etc. Au terme de la conférence et de l’exposition, ils ont dressé une liste de neuf recommandations, dont deux portent sur la structuration de l’exploitation artisanale de la mine camerounaise. Au-delà de la volonté de basculer le secteur de l’informel vers le formel, la Cimec 2015 recommande de « poursuivre la compatibilité de l’activité minière artisanale au développement durable ».

La première recommandation de la conférence 2015 était, en réalité, de « Faire une prospection  plus poussée des minerais pouvant entrer dans la confection des intrants (phosphate, calcaire, etc.) ». Puis, les participants pensent qu’il faut « encourager l’acquisition des infrastructures nécessaires au développement du secteur minier (engins, dépôts de carburants, laboratoires, équipements de sondage etc.) ». Afin que les nationaux s’impliquent d’avantage, il a été recommandé de « promouvoir la politique de professionnalisation et de renforcement des capacités », mais aussi de « Renforcer le débat public sur le développement des projets miniers (foras, table rondes, rencontres B2B, etc.) ».

Le maintien du Cameroun au statut de pays conforme à l’Initiative pour la transparence dans les industries extractives (Itie) a également été recommandé. En attendant d’organiser la prochaine édition de la Cimec en 2017, le gouvernement et les autres acteurs du secteur de la mine s’engagent à mener une réflexion sur l’évolution de la Cimec, du statut de conférence à celui d’exhibition et de lieu de transactions diverses entre les potentiels investisseurs du secteur minier et  faire du Cameroun, dans un proche avenir, un centre de transaction minière en Afrique centrale et de l’ouest.

Source : Cameroon-Tribune