Le constat a été effectué vendredi à Bangou lors de la réunion de sécurité présidée par le gouverneur Augustine Awa Fonka.

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Malgré la réforme de décembre 2011 avec la création du ministère des Marchés publics, le taux d’exécution du Budget d’investissement public (BIP) n’atteint pas toujours les résultats escomptés. A la fin du mois d’avril, ce taux stagne à moins de 5% dans la région de l’Ouest. Pour essayer de voir plus clair et surtout comment améliorer ce taux, le gouverneur Augustine Awa Fonka a placé cette question au centre de la réunion de sécurité du premier semestre de la région qui s’est tenue vendredi dernier à Bangou, dans le département des Hauts-plateaux. Durant un peu plus de trois heures, les différents responsables des ministères des Travaux publics, de l’Economie, des Marchés publics, du Pndp, du Feicom, les maires et députés ont échangé autour du chef de terre.

Les raisons évoquées pour justifier le faible taux d’exécution sont, entre autres, le manque de personnels compétents dans les communes, le non-professionnalisme des entrepreneurs qui sont pour la plupart des hommes d’affaires, l’absence de synergie dans les contrôles, les offres anormalement basses qui conduisent à l’abandon des chantiers… Mais le fin mot de l’histoire est le manque d’une véritable autorité comme  selon le préfet des Bamboutos. A en croire Pierre René Songa, l’autorité contractante n’a pas l’autorité suffisante pour s’imposer dans le système aujourd’hui. Il préconise également de trouver le juste équilibre entre le respect des règles de procédure et la nécessité de réaliser le chantier pour améliorer le cadre de vie des populations.

Augustine Awa Fonka, lui, trouve inadmissible ce faible taux d’exécution dans une région comme l’Ouest qui est accessible contrairement à d’autres comme l’Extrême-Nord, l’Est, ou le Nord-Ouest qui ont beaucoup de zones enclavées. C’est pourquoi il a  demandé à chaque acteur dans le système des marchés publics de faire son travail afin qu’à la prochaine réunion de sécurité, les choses  aient évolué. Pour le second thème du jour, Augustine Awa Fonka a rappelé que pour lutter contre l’insécurité, l’hygiène, la salubrité et l’éthique, il faut une responsabilité collective. Le chef de terre a interpellé les acteurs du secteur des transports à plus de vigilance et de responsabilité afin que cessent les multiples accidents enregistrés sur les routes de la région depuis le début de l’année et qui ont fait de nombreuses victimes.

 

Source : Cameroon Tribune