Le centre d’art contemporain Doual’art s’investit dans la préservation du patrimoine.

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Une sculpture hommage monumentale de Rudolf Douala Manga Bell. C’est l’une des ambitions qui tiennent le plus à cœur les responsables de Doual’art. Cette année 2015, après avoir célébré le centenaire de la Résistance camerounaise en 2014, le centre d’art contemporain a décidé de s’investir encore plus dans la protection de la mémoire de Douala en particulier, anciennement appelé Kamerunstadt, et du pays en général. Un travail commencé par le défunt directeur artistique de l’espace, Didier Schaub, décédé en novembre dernier, qui continue cette année.

Il est donc question pour Doual’art, avec le partenariat de l’Institut Goethe et de l’ambassade d’Allemagne, à travers rencontres, expositions et autres activités didactiques, d’encourager les Camerounais de façon globale, la jeunesse notamment, à s’approprier leur histoire. Afin de combattre « l’amnésie qui prévaut au Cameroun », précise Marilyn Douala Bell, présidente de Doual’art.

Autre démarche choisie pour matérialiser cette histoire donc et faire vivre le patrimoine local, une statue de celui qu’on appelle Tet’ekombo (le père de la nation). Cette initiative a déjà reçu l’accord de la Communauté urbaine de Douala. Reste à obtenir maintenant l’aval non seulement du ministère des Arts et de la Culture, mais aussi de la République au plus haut niveau. Et le projet ne s’arrête pas là. Il devrait s’étendre à des sculptures d’autres martyrs de la Résistance, qui ont combattu l’impérialisme allemand en 1914. Des figures comme Kum’a Mbappe, plus connu sous le nom de Lock Priso, roi d’Hickory Town, Bonabéri aujourd’hui, Manimben, roi des Banen, Kuva Likenye, fondateur de Buea, le chef Madola de Kribi….

Mais le patrimoine n’est pas seulement composé du passé, il concerne également le contemporain. A Doual’art, on compte continuer avec les interventions actuelles dans l’espace public. Des interventions qui ont donné à Douala un de ses signes les plus distinctifs, la statue de la nouvelle liberté au rond-point Deido, ainsi que d’autres améliorations du visage de la ville et des conditions de vie des populations. Exemple avec le théâtre-source de Ndogpassi III qui permet d’alimenter les riverains en eau potable. Et déjà, le Sud 2016, au sein duquel tous ces projets d’interaction avec l’environnement urbain prennent corps, se prépare.

 

Source : Cameroon Tribune