Elles devront satisfaire aux besoins des agro-industries en maïs. Depuis jeudi dernier, officiellement, les coopératives et autres structures qui souhaitent bénéficier des services du Projet d’investissement et de développement des marchés agricoles (Pidma) savent désormais à quoi s’en tenir.

CHAMP-MAÏS

En effet, une réunion technique tenue avec le coordonnateur national, Thomas Ngue Bissa et le délégué régional de l’Agriculture et du Développement rural, Martin Tazanou, a permis de lancer officiellement le Pidma dans la région de l’Ouest. Il s’est agi  de présenter aux participants ce qu’est le Pidma et comment il entend fonctionner. La phase de questions-réponses a également permis d’éclairer la lanterne des responsables de coopératives présents sur le projet.

Selon Fréderic Yongue Simou, coordonnateur du Pidma Ouest et Nord-ouest, deux coopératives ont déjà été ciblées dans la région de l’Ouest. Il s’agit de la coopérative des producteurs de maïs des arrondissements de Foumbot (département du Noun) et Galim (département des Bamboutos). Le Pidma a signé des contrats avec ces deux coopératives et doit leur apporter l’appui nécessaire afin qu’elles puissent satisfaire aux besoins en quantité et qualité des deux agro-business identifiés que sont la Société de provenderie du Cameroun et la Société coopérative de production de poulets de chair.

L’innovation ici est simple : les coopératives produisent pour répondre à une demande. « Cela veut dire que les gens ne produisent plus pour chercher où vendre. Il y a un acheteur déjà clairement identifié. Par exemple, SPC importe près de 13 000 tonnes de maïs l’an, vous voyez que si nos producteurs parviennent à réduire progressivement cette quantité importée, ça ferait de l’argent qui entre au niveau de nos producteurs », indique Frederic Yongue Simou. Et ainsi, ces coopératives deviendront de véritables entreprises agricoles. Le Pidma aura alors atteint son objectif. Le projet s’achève en 2019. Le commandant à la retraite, Jean René Jewoh, PCA de la coopérative des producteurs de maïs de Bangangté estime que le Pidma fait rêver et va combler de nombreuses attentes s’il se met réellement en place. Il explique que leur coopérative produit 7 000 tonnes de maïs par an sur une superficie de 2 000 hectares. Avec le Pidma, ils ambitionnent de porter leur production dans les cinq années à venir à 60 000 tonnes par an sur une superficie de 10 000 hectares. Il se réjouit également de l’accompagnement financier que le Pidma apporte pour favoriser la compétitivité des produits que les coopératives vont mettre en place pour les agro-business.

 

Source ; Cameroon-Tribune