Brice MBEZE/Cameroon-Tribune

 

La voirie de la ville connaît une dégradation avancée. La circulation n’est plus fluide. Etat des lieux.

 

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Le voyage vers Dang a commencé sous la menace de la pluie. Une voiture de tourisme a emmené la petite équipe vers la cité universitaire de la ville, située à une dizaine de kilomètres du centre-urbain. Si le voyage aller s’est déroulé presque sans grosse difficulté, le chemin du retour, lui, a été un véritable calvaire. Une fois à Dang, une grosse pluie s’est mise à arroser  le quartier universitaire. Conséquence. Entre l’entrée du campus et la station de pesage de Manwi, le conducteur passe une vingtaine de minutes.

La route est presque impraticable. Le chauffeur est obligé de composer avec les mares d’eau et les gros trous béants qui ont déjà eu raison des restes du bitume. En temps normal, ces deux kilomètres sont parcourus en cinq minutes maximum. Depuis quelques jours, les taxis qui font la ligne « Ngaoundéré-Dang » rechignent même à desservir la petite ville, située sur la Nationale n°1 reliant le Nord au Sud. Certains tronçons viennent d’être refaits, notamment la falaise de Mbé par une entreprise chinoise et le lot Dang-falaise. C’est la société Dragages qui exécutait les travaux qui se sont arrêtés à l’entrée de l’université. La dizaine de kilomètres séparant Dang  du centre-ville de Ngaoundéré n’avaient pas été intégrés dans le contrat initial. Il est donc question de raccorder la cité universitaire au centre-urbain par une route praticable.

Selon des indiscrétions, la situation préoccupe au plus haut point les pouvoirs publics.

Le délégué du gouvernement auprès de la Communauté urbaine de Ngaoundéré laisse entendre que les études de cette traversée urbaine sont déjà bouclées. Information confirmée par le délégué régional des Travaux publics de l’Adamaoua. Les traversées urbaines des routes nationales sont sous la responsabilité du MINTP. Jean Marie Mpoam, délégué régional pour l’Adamaoua du MINTP, préfère utiliser le vocable de «  nouvelle traversée urbaine » qui intègre désormais le tronçon Beka-EHT-Cemac, cathédrale- Rond-Point Sonel-aéroport-Dang.

Avec ce nouveau tracé, la zone industrielle gérée par la Magzi qui possède une importante réserve foncière à Ngaoundéré, va également être désenclavée. 

Dans sa configuration initiale, la traversée urbaine part de Beka sur la route de Meiganga, passe par l’Ecole d’Hôtellerie et de Tourisme de la Cemac, la délégation régionale de la Sûreté nationale, traverse le centre commercial  et débouche sur la gare voyageurs, précise le délégué régional des Travaux publics qui précise que les études techniques et financières sont déjà faites et envoyées au ministère de l’Economie chargée de trouver les financements. Pour les autres projets de voirie concentrés dans le périmètre urbain, leur exécution va démarrer incessamment, après la saison des pluies.

Logiquement vers octobre-novembre. Ces derniers jours, le plateau de l’Adamaoua connaît une pluviométrie abondante. Certains quartiers sont exposés à l’isolement par rapport au reste de la ville. Ils deviennent difficilement accessibles. Se rendre également dans les marchés de la ville donne aussi les maux de tête. Les routes sont dégradées. La voirie de la ville n’est carrossable que dans le centre-administratif et le quartier Haut Plateau. Les week-ends, les garages pris d’assaut par les automobilistes.