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Les actes de cession signés lundi à Yaoundé, entre le Minfi et les délégués du gouvernement auprès des Communautés urbaines de Bafoussam, Bertoua et Garoua. 

 

La coopération entre le Cameroun et la France a connu une avancée majeure lundi, grâce à un prêt de 80 milliards de F pour soutenir le processus de décentralisation. Notamment dans les capitales régionales de l’Ouest (Bafoussam), de l’Est (Bertoua) et du Nord (Garoua). L’on se souvient en effet que le 3 juillet dernier, une convention de financement a été signée à Yaoundé, entre le ministre de l’Economie, de la Planification et de l’Aménagement du territoire (Minepat) et la directrice générale de l’Agence française de développement (AFD), devant les deux chefs d’Etat Camerounais et Français. C’est cette signature-là qui a été suivie dans les faits hier, par des actes de rétrocession d’une partie de ce prêt souverain AFD, un peu plus de 40 milliards de F, aux communautés urbaines de Bafoussam, Bertoua et Garoua. Ces mêmes bénéficiaires reçoivent en plus, des fonds C2D « Capitales régionales », également chiffrés à 40 milliards de F. D’où le total de 80 milliards de F, qui serviront à mettre en œuvre le programme de développement desdites capitales régionales, préparé en relation avec le ministère de l’Habitat et du Développement urbain (Minhdu).

La signature des accords de rétrocession de ces fonds, sous forme de subventions, s’est déroulée hier à Yaoundé, entre le ministre des Finances (Minfi), Alamine Ousmane Mey et les trois délégués du gouvernement auprès des communautés urbaines bénéficiaires. C’était en présence du Minepat, Emmanuel Nganou Djoumessi, du Minhdu, Jean-Claude Mbwentchou et du directeur de l’AFD au Cameroun, Hervé Conan. Ce dernier explique que « les 80 milliards de F sont repartis à peu près de manière égale entre les trois communautés urbaines. Plus de 70% de ces financements concernent la réhabilitation des voiries urbaines principales des capitales régionales bénéficiaires »

Les délégués du gouvernement préciseront à leur tour qu’en plus de la voirie, l’argent servira également à la construction des services marchands, notamment les marchés et autres restaurants, de manière à ce que les communes puissent générer de nouvelles recettes pour financer l’entretien routier et les autres équipements qui seront mis en place. Enfin, il sera aussi question d’aménager des espaces verts et autres lieux de vie, question d’améliorer le paysage de ces villes, dont deux, Bafoussam et Garoua, vont accueillir la Coupe d’Afrique des Nations de football (CAN) en 2019. « Les travaux à réaliser dans le cadre de ce programme contribueront donc à accueillir cet évènement plus convenablement », se réjouit Ahmadou Elhadji Bouba, délégué du gouvernement auprès de la Communauté urbaine de Garoua, porte-parole des bénéficiaires, qui promettent d’en faire bon usage. Ils seront d’ailleurs les maitres d’ouvrages des projets à réaliser, dont les démarrages sont prévus fin 2016 début 2017, question de leur laisser le temps de maturation.