Félicité BAHANE N. / Cameroon-Tribune

Acquis en partenariat avec la Banque mondiale, des logiciels et autres appareils rétrocédés mercredi par le Minmidt aux structures utilisatrices.

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Le Cameroun n’a pas encore de mine industrielle en activité. Seuls les hydrocarbures constituent la vitrine de l’industrie extractive. Mais l’absence d’une découverte majeure depuis de nombreuses années fait peser sur le pays la perspective de l’épuisement des réserves connues. C’est pourquoi « l’enjeu majeur pour le gouvernement reste de développer la mine solide et de construire une industrie minérale durable », assure Ernest Ngwaboubou, ministre des Mines, de l’Industrie et du Développement durable (Minmidt). C’était mercredi à Yaoundé, lors d’une cérémonie officielle de remise des équipements de traitement et d’interprétation des données géophysiques à trois structures spécialisées en la matière. Le Minmidt explique que les spécialistes estiment à moins de 50%, le degré de connaissance du sous-sol national. Et dans la panoplie des outils utilisés pour la connaissance géologique et minérale du pays, la géophysique se positionne en début de chaîne, avec des données qui nécessitent toute une formation et des équipements spécifiques pour leur interprétation. Hélas, certaines de ces données trainent dans les tiroirs depuis 1971, faute de savoir-faire et d’outils.

Pour résoudre ces contraintes majeures, en 2014, de jeunes Camerounais ont été initiés à des techniques de contrôle et d’interprétations de données géophysiques. Par la suite, le Minmidt à travers le Projet de renforcement des capacités dans le secteur minier (Precasem), financé par la Banque mondiale, a acquis quelques équipements, au bénéfice de la direction de la géologie du Minmidt, l’Institut de recherches géologiques et minières (Irgm) et l’Ecole de géologie et d’exploitation minière de l’université de Ngaoundéré basée à Meiganga. Il s’agit de logiciels informatiques, ordinateurs, imprimantes lasers, tables traçantes et autres consommables évalués à plus de 100 millions de F. Des équipements rétrocédés mercredi par le Minmidt, qui espère qu’ils servent effectivement à une meilleure connaissance du sous-sol.