Jeanine FANKAM/ Cameroon-Tribune

 

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Le bilan de ses 3 ans du TCS a été dressé vendredi dernier par le ministre d’Etat, Laurent Esso.

129 dossiers d’enquêtes transmis au corps spécialisé d’officiers de police judiciaire du Tribunal spécial (TCS), 115 dossiers entrés dans les cabinets d’instruction avec 223 inculpations et 40 non-lieux, 41 décisions d’arrêt des poursuites, avec 3,140 milliards de Fcfa au titre de restitution du corps du délit, 146 condamnations des peines d’emprisonnement assortis d’amendes et de frais de justice, 78 acquittements, 30 milliards de F de dommages et intérêts prononcés en réparation du préjudice subi par l’Etat. Voilà ce qu’on trouve dans la cagnotte du TCS, une institution créée pour apporter une riposte aux atteintes à la fortune publique.

Laurent Esso, ministre d’Etat, ministre de la Justice Garde des Sceaux a instruit le procureur général à œuvrer pour faire rayonner davantage l’institution. « La création du TCS, a-t-il rappelé, est une réponse apportée à ceux qui ont pensé que les atteintes à la fortune publique, en toute impunité, étaient l’un des attributs de la fonction. « Malgré de nombreuses mises en garde du chef de l’Etat, certains continuent d’interpréter à leur manière le célèbre article 2 des actes de nomination qui stipule que la personne promue à une fonction « aura droit aux avantages de toute nature prévus par la règlementation en vigueur ». La création du Tribunal criminel spécial « lève toute ambiguïté sur la matière » a insisté le ministre d’Etat pour qui, le bilan présenté montre que l’institution marche.

Toutefois, ce bilan ne doit pas être l’arbre qui cache la forêt. « Un ensemble de préoccupations sont exprimées à l’endroit du fonctionnement de nos juridictions. Elles ne sont pas nécessairement toutes fondées. Elles ne sont pas nécessairement toute exagérées », a reconnu Laurent Esso qui a fustigé des comportements anti-professionnels de certains magistrats à qui il exige la célérité dans le traitement des affaires. A Justine Aimée Ngounou Tchokonthieu, il a clairement dit que son arrivée au TCS est comprise comme un souffle nouveau. Ses 30 ans de carrière lui donnent le profil de l’emploi.