Marilyne NGAMBO TCHOFO/Cameroon Tribune

Lancés jeudi et vendredi derniers, ils devraient porter à 21 000 tonnes leur production annuelle d’huile de palme et à 813,2 tonnes, celle du poisson d’eau douce.

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Ndjock Loumbe, arrondissement de Ngwei, département de la Sanaga-Maritime respire l’huile de palme. Des palmeraies s’étendent à perte de vue sur de nombreux hectares. Là, une unité de production d’huile de palme tourne à hauteur de 6 327,5 tonnes par campagne. Un chiffre qui pourrait tripler, voire plus, avec le lancement jeudi dernier de l’agropole de production, de transformation et de commercialisation d’huile de palme d’Edéa, par le ministre délégué au ministère de l’Economie, de la Planification et de l’Aménagement du territoire (Minepat), Yaouba Abdoulaye. La motivation est que, « notre pays importe plus de 100 000 tonnes d’huile de palme par an alors que des pays qui sont devenus des puissances en matière de production de cette huile se sont ravitaillés en semences au Cameroun », explique le Mindel. Il est donc question de booster la production pour obtenir de l’huile de palme qui servira à l’industrialisation (savonnerie, raffinage...). Surtout que la zone est un grand bassin de culture du palmier à huile. Plus d’un milliard et demi a été mobilisé pour ce projet, l’apport de l’Etat se chiffrant à 612 millions environ. Hormis l’appui financier, le programme Agropoles entend s’investir dans la réhabilitation de 25 kimlomètres de route, la connexion au réseau électrique, l’appui en intrants (semences, engrais), engins, ainsi que la mise en place d’une unité de transformation d’huile. D’après Adrian Ngo’o Bitomo, coordonnateur national du programme Agropoles : « Le maillon transformation d’huile va être renforcé ». 100 emplois permanents et 1000 temporaires devraient découler de cette initiative. Le but ultime pour Martial Ngue, représentant des « agropoleurs » étant de limiter les importations d’huile de palme au Cameroun.

Poisson d’eau douce

Le 22e agropole du programme, basé cette fois sur l’élevage de poisson, a posé ses marques vendredi à Limbé, dans le Fako. D’après Yaouba Abdoulaye, la région du Sud-Ouest, de par sa position au bord de la mer, sa forte pluviométrie et les habitudes alimentaires de ses populations qui tournent autour de la faune maritime constitue un lieu propice. Le programme vient couronner une initiative d’éleveurs qui, pour l’instant, produisent 83,39 tonnes de poisson annuellement. Avec les plus de 522 millions de F que leur apporte l’Etat, les « agropoleurs » envisagent porter ce chiffre à 813,2 tonnes par an. Dans les détails, le programme table sur une production d’environ 1 660 000 alevins de qualité pour les éleveurs du département et ses environs au prix de 150 F l’unité, d’après le PCA de la coopérative, Johnson Njocke. 15 emplois permanents et 50 temporaires devraient naître de ce projet. Jusqu’ici, le programme Agropole a déjà impulsé la création de 240 entreprises sur le territoire national. L’objectif étant d’atteindre la création de 3000 emplois directs à terme. La marche se poursuit cette semaine, avec le lancement des agropoles de production et de commercialisation du poisson du Dja-et-Lobo et celui de l’avocat du Noun.