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L’usine inaugurée vendredi absorbera 7 à 8 tonnes de ce tubercule par jour.

L’unité de transformation et de commercialisation du manioc de Ngoulemakong (Utracom) est une aubaine pour les producteurs de cet arrondissement du Dja-et-Lobo dans le Sud. La toute nouvelle usine donc le circuit de production dispose de dix machines fonctionnant de manière industrielle, va permettre le développement de la chaîne de valeur. Une plus-value qui va booster la production du manioc, la transformation en produits dérivés, dont le tapioca ainsi que sa commercialisation. C’est cet espoir que le ministre des Petites et Moyennes entreprises, de l’Economie sociale et de l’Artisanat, (Minpmeesa), Laurent Serge Etoundi Ngoa, a donné aux agriculteurs en procédant vendredi à l’inauguration de l’Utracom à Ngoulemakong. Selon le Minpmeesa, qui présidait également la 6e édition de la fête du manioc, cette localité est en train de jeter les bases d’une agriculture de deuxième génération concernant ce produit. « Elle montre l’exemple avec l’amélioration de la culture du manioc, du niveau primaire jusqu’à l’étape supérieure », s’est-il réjoui. Véritable bassin de production du manioc de la région Sud, Ngoulemakong fournit déjà 7600 tonnes par an. La nouvelle unité de transformation de manioc en tapioca, financée pour près de 36 millions de F par le Minpmeesa, à travers le Programme d’appui à la création et au développement des Pme de transformation agricole (Pacd/Pme), pourra transformer sept à huit tonnes de manioc par jour. D’ailleurs, l’on annonce déjà ici, la construction d’une autre usine de transformation de manioc, cette fois-ci pour la fabrication de la farine pâtissière et de l’amidon. « La production du manioc pourra alors tripler, atteignant les 18 000 tonnes de manioc à partir de l’année prochaine », explique un producteur.

Concernant la fête du manioc, c’est à la place des fêtes de Ngoulemakong que les producteurs se sont retrouvés pour ce grand rendez-vous. Seulement, un bon nombre manquait à l’appel,  la pluie tombée la veille ayantt rendu les pistes agricoles impraticables. C’est l’une des difficultés rencontrées par les producteurs de Ngoulemakong, explique Florence Abessolo, agricultrice. « Les routes sont  dégradées et c’est le frein à l’écoulement des produits ». D’autres problèmes auxquels font face les producteurs de cette localité, le manque de semences de qualité et de formation technique.