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La formation sanitaire possède un plateau technique de pointe.

 

L’hôpital gynéco-obstétrique et pédiatrique de Douala inauguré officiellement ce 17 novembre 2015 est un établissement sanitaire de 1ère catégorie. Le projet a coûté près de 15 milliards, dans lesquels il faut compter la voie d’accès de 600m qui relie l’Hgoped à l’axe routier Douala-Yaoundé, sur la pénétrante Est, le dispositif anti-incendie, l’amenée d’eau et d’électricité, le château d’eau, etc. L’Hgoped Il est constitué de 11 bâtiments faisant partie de la partie aménagée d’environ 4ha, sur les 7,2 ha qui appartiennent à l’Hgoped. Dès 2016, il est prévu la construction de logements d’astreinte, une quarantaine, pour le personnel médical camerounais et chinois.

Depuis le début de fonctionnement le 25 août 2015, l’hôpital gynéco-obstétrique et pédiatrique de Douala a déjà reçu 344 patients aux urgences. Il y en a eu 70 opérés. Des malades qui ont pu bénéficier du plateau technique de pointe dont dispose l’établissement hospitalier. Un plateau technique avec des services de pédiatrie, de gynécologie, de chirurgie pédiatrique et des services d’appoint comme l’imagerie, des laboratoires, des blocs opératoires et de la néonatologie, avec six blocs opératoires fonctionnels où il est possible de faire toutes les chirurgies possibles, notamment endoscopique pour les femmes qui ont des problèmes d’infertilité, des kystes ovariens, des grossesses extra-utérines, etc.

Au niveau de l’imagerie, on trouve les échographes les plus performants, dont le 4D. Il y a également des scanners, des radiographies des poumons, des os, la mammographie pour la détection des cancers de sein, des radios panoramiques pour les problèmes dentaires des enfants... Au niveau du laboratoire, les machines permettent de faire désormais tous les examens sur place. Plus besoin d’envoyer des échantillons à l’étranger.

Toujours en parlant d’outils, l’Hgoped a choisi l’informatisation de son système pour être plus efficient et plus performant, faisant de l’hôpital un bijou technologique dans la traçabilité des dossiers et le suivi du fonctionnement de l’institution.

 

 

Armand ESSOGO National - Politique

inauguration-hopital-gyneco-obstetrique-doualaEt de quatre pour le PM ! En moins de trois mois, la capitale économique a accueilli le Premier ministre, chef du gouvernement, Philemon Yang,  quatre fois.

Au nom des populations, le délégué du gouvernement auprès de la Communauté urbaine de Douala, Fritz Ntonè Ntonè, s’en est félicité. Hier, le cœur du pays battait à Yassa, localité située dans l’arrondissement de Douala III. Le gouvernement a décidé d’y étendre l’offre de santé maternelle et infantile. Ce quartier périphérique, appelé cependant à accueillir des infrastructures de qualité, a reçu des hôtes de marque. Le ministre d’Etat, ministre de la Justice garde des Sceaux, Laurent Esso, l’ambassadeur de la République populaire de Chine au Cameroun, Wei Wenhua et le ministre de la Santé Publique, André Mama Fouda, ont ainsi assisté à côté du gouverneur de la région du Littoral, Samuel Dieudonné Ivaha Diboua, à une cérémonie qui consacre des avancées majeures en matière de prise en charge de la santé de la mère et de l’enfant. L’Hôpital gynéco-obstétrique et pédiatrique de Douala, est bel et bien un autre fleuron de la coopération sanitaire entre le Cameroun et la Chine. Les prises de parole des officiels camerounais et surtout de l’ambassadeur de Chine
ont ainsi magnifié ce partenariat gagnant-gagnant. Wei Wenhua a parlé de cet hôpital en terme de joyau de la coopération dans le secteur de la santé entre la Chine et le Cameroun. Le chantier, lancé en octobre 2009, a fait suite à l’accord de financement paraphé à la faveur de la visite en 2007 au Cameroun du président chinois d’alors Hu Jintao. Hier, les populations réunies à l’esplanade du complexe hospitalier ont appris que les travaux de construction ont été menés par l’entreprise chinoise, China Shanxi Construction Engineering (Group) Corp. L’ambassadeur de Chine a, par ailleurs, révélé que son pays a offert des médicaments et des équipements à titre gracieux à cette formation sanitaire. La Chine y a aussi installé un centre anti paludique, tout comme elle a mis à disposition une équipe de maintenance. Le projet d’envergure bénéficiera, en outre, de l’expertise d’une mission médicale chinoise. Une nouvelle qui n’a pas déplu au ministre de la Santé publique. Dans la présentation de ce complexe hospitalier, André Mama Fouda donnera des chiffres.  15 milliards pour le coût de l’infrastructure (travaux de bitumage, de branchement aux réseaux Eneo et Camwater compris), capacité d’accueil de 300 lits, 31
médecins spécialistes,  16 médecins généralistes, quatre pharmaciens et déjà trois mois d’activités… L’expertise chinoise a croisé l’expertise camerounaise dans cet hôpital de première catégorie. Il a pour vocation de dispenser des soins gynécologiques, obstétricaux et pédiatriques de haut niveau à Douala. Le président de la République l’a voulu ainsi. Normal que tous les orateurs lui rendent un vibrant hommage. Le Premier ministre, a été chargé par le délégué du gouvernement de transmettre la déférente gratitude des populations de Douala au chef de l’Etat. Au nom du président de la République, Philemon Yang a prononcé, sous les ovations du public, la traditionnelle phrase d’inauguration : « Je déclare inauguré, l’Hôpital gynéco-obstétrique et pédiatrique de Douala. Je vous remercie ». Au nom du président de la République, le Premier ministre a procédé à la coupure du ruban symbolique avant de dévoiler la plaque commémorative. La visite guidée du complexe hospitalier a enfin permis au chef du gouvernement de voir un personnel engagé à l’œuvre mais aussi un matériel performant au service de la santé maternelle et infantile.