Soldiers_with_2nd_Battalion_503rd_Infantry_Regiment_173rd_Infantry_Brigade_Combat_Team_move_the_casualty_to_the_helicopter_in_simulation_with_Cameroon_Army_during_Central_Accord_2014

De 10h55 à 11h16 hier au champ de tirs international de Tchabal, localité située à une vingtaine de kilomètres au Nord de Ngaoundéré, chef-lieu de la région de l’Adamaoua, de violentes détonations ont retenti dans cette savane arbustive. Il s’agissait en fait de tirs nourris de roquettes, effectués par une patrouille de quatre hélicoptères Mi 17 de l’armée de l’air camerounaise, en direction d’une cible bien matérialisée au sol.

Plusieurs corps de métiers de l’armée ont participé à l’opération, sous le regard attentif du ministre délégué à la présidence chargé de la Défense, Joseph Beti Assomo qui, dès son arrivée sur le site, a lui-même chargé la dernière roquette dans le panier de l’un des aéronefs, avant de prendre position dans la tour de contrôle à partir de laquelle il a observé l’exercice. A chaque démonstration aérienne de tirs en appui feu, à environ deux kilomètres des cibles visées, l’officier de guidage de tirs, juste derrière le ministre, faisait savoir au pilote, à l’aide d’un matériel de télécommunications, si l’objectif a été atteint ou non. Plusieurs fois,  on l’a entendu dire, « tirs parfaits, pas de correction, remettez vous sécurité », ou quelquefois, « balles dans l’axe, mais trop court, 50 mètres avant la cible ».                                                                                                       

A la fin de l’opération, le général de brigade aérienne, Jean Calvin Momha, chef d’état- major de l’armée de l’air, a déclaré « qu’on est à plus de  80% de réussite par rapport aux obus qui sont entrés dans le cercle ». Après s’être dit satisfait de ce résultat et du travail opérationnel et technique effectué pendant les deux derniers mois, il a ajouté qu’à partir de maintenant, ces hélicoptères peuvent être engagés au combat et rendre service en termes de soutien aux troupes au sol. L’assistance a également pu apprécier l’agilité de ces appareils, l’un d’entre eux ayant clôturé l’exercice par un mini show aérien avant de venir se poser. Une unanimité s’est aussi dégagée sur le fait que l’armée camerounaise a maximisé son potentiel et accru sa puissance de feu. Et que c’est à juste titre que les talibans ont qualifié les Mi 17 de « diables du ciel ». La cerise sur le gâteau a été hier la remise des parchemins et les félicitations adressées aux officiers ayant participé à l’exercice.                                                                         

Avant le début de la démonstration, le général de brigade aérienne, Jean Calvin Momha, a expliqué que ce site de Tchabal a été réhabilité car c’était il y a quelques mois encore la forêt, en dehors de l’héliport. Ce vaste domaine est, selon lui,  un outil de travail parfait pour l’entraînement aux tirs air-sol