Marilyne NGAMBO TCHOFO/Cameroon-Tribune

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Menuiserie, agro-alimentaire, textile sont quelques filières dont les opportunités ont été exposées lors de la cinquième édition du Carrefour des métiers vendredi à Yaoundé. En arrivant dans ce centre de formation professionnel en industrie d’habillement situé sur la route de Mbalmayo et représenté au Carrefour des métiers à Yaoundé, le jeune diplômé sans emploi, muni d’une boîte à couture, d’une paire de ciseaux et autre matériel de couture a la possibilité d’en ressortir technicien de vêtement, chef de chaîne de fabrication ou encore contrôleur de fabrication. Cette dernière qualification de douze mois lui donne l’aptitude, de diriger une unité de production industrielle ou de couture sur mesure. Un autre jeune, s’il gagne les rangs du Centre de formation technique en menuiserie nanti d’un Bepc ou plus, il recevra une formation lui permettant non seulement de connaître les rouages du métier, mais également d’être en mesure de posséder sa propre entreprise dans le domaine. Pour François Tsanga, responsable du Centre de formation technique menuiserie, « la menuiserie est un métier exaltant. La matière première est là, le Cameroun est l’un des premiers producteurs de bois en Afrique. Avec très peu de choses, très peu d’outils, on peut s’installer à son compte. Il suffit de travailler ».

La cinquième édition du Carrefour des métiers a donné à voir les possibilités qu’offre le secteur de l’informel aux jeunes. C’est ainsi que des meubles divers (guéridons, canapés, tables de salle à manger…) et des maquettes d’escaliers en bois ont orné l’esplanade arrière de l’Hôtel de ville à Yaoundé où se déroulait ce rendez-vous annuel. Des séances de démonstration d’assemblage de meubles étaient effectuées en direct tandis que des responsables du Fonds national de l’emploi ont tenu des séminaires à l’intention des chercheurs d’emploi. L’idée du Minefop, à travers cette manifestation, est de promouvoir l’auto-emploi. Et les métiers de l’agriculture n’y ont pas échappé. Agro-industrie, transport logistique, maintenance industrielle sont quelques-unes des orientations proposées aux visiteurs. Parallèlement, le Projet de mise en place de centres de formation aux métiers (CFM) offrant des formations non-agricoles en milieu rural s’affichait en bonne place. Marie-Noëlle Makong, chargée des affaires financières du projet a expliqué : « Ces formations visent à apprendre aux jeunes en milieu rural à conserver ou transformer leurs produits pour éviter les pertes agricoles. Il s’agira, par exemple, de partir de la tomate en fruit à la tomate en boîte, ou porc au saucisson » ?

En ouvrant le Carrefour des métiers vendredi à Yaoundé, le ministre de l’Emploi et de la Formation professionnelle (Minefop), Zacharie Perevet, a affirmé que l’évènement est une plateforme qui vise à mettre en contact les chercheurs d’emplois, ceux qui emploient et ceux par qui les emplois s’obtiennent, « pour aider les jeunes à comprendre ce qu’ils doivent faire pour avoir un emploi décent dans ce pays ». C’était l’occasion pour les jeunes de partager avec des professionnels les réalités liées aux métiers et obtenir des réponses aux questions qu’ils se posent dans la préparation de leur vie professionnelle.