Dans le but d’appliquer les directives du Chef du Gouvernement en matière d’utilisation des produits stabilisants dans l’entretien routier, une planche d’essai à base du CON-AID/CBR PLUS, stabilisant d’origine Sud-africaine a été effectuée par le Ministère des Travaux Publics sur la RN 9, le 21 janvier 2016, entre Kumba et Mundemba dans la région du Sud-Ouest.

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Faire du Cameroun un pays émergent en 2035, est tributaire, en grande partie, du développement des infrastructures routières. Malheureusement, construire une route coûte très cher aujourd’hui. Aussi, le12 janvier 2016, dernière session du Conseil national de la Route (Conaroute), Philemon Yang, Premier ministre, chef du gouvernement, Président de cette instance, n’avait pas manqué de valoriser les intrants bitumineux moins onéreux, pour le revêtement progressif des routes en terre.Le recours à des solutions alternatives, face aux coûts exorbitants du bitume, constitue sans doute la voie de l’avenir.

A cet effet, l’axe Kumba-Mumdemba qui relie le département de la Meme à celui deNdian, sur une distance d’environ 150 km, a constitué la première étape de l’expérimentation des produits stabilisants et plus précisément du CON-AID/CBR=PLUS. Le choix de ce produit, en remplacement de la latérite, fait partie des solutions que le Ministère des Travaux Publics veut apporter pour rendre plus durable les routes nationales, départementales et autres voies agricoles à aménager ou à entretenir. Objectif : réduire les coûts, soit 90% moins cher que le goudron.

Le stabilisant CON-AID/CBR-PLUS est un produit chimique très concentré à haut pouvoir stabilisant fabriqué en Afrique du Sud par la Société Con-Aid International représenté au Cameroun par Trade and Investment Promotion. Le CON-AID/CBR-PLUS est un produit visqueux rouge ou brin chocolat fluorescent qui sert de traitement des sols argileux. Il améliore la résistance et la portance des matériaux argileux par une nette augmentation de l’indice Compaction Bearing Ratio (CBR) de 40 à 1000% environ ; il transforme les caractéristiques hydrauhile (affinité pour l’eau) des matériaux argileux en les rendant hydrophobes (refus de l’eau). « Avec le CON-AID, nous tournons résolument le dos aux pratiques anciennes. S’il est appliqué selon les règles de l’art, on peut avoir une trame qui garantit une tenue de la route d’environ huit à dix ans de durée de vie contrairement aux routes latéritiques dont la durée est évaluée entre trois à quatre ans et plus », a déclaré Saidou.O. TOUROUA, représentant de l’entreprise qui commercialise le stabilisant CON-AID/CBR=Plus au Cameroun et en zone CEMAC.

De manière pratique, lorsque la chaussée existante est suffisammentlarge et ne nécessite pas de terrassement supplémentaires, le CON-AID/CBR=Plus est réalisé à l’aide d’une niveleuse munie d’un ripper à dents multiples de façon à donner à la chaussée existante un profil en travers avec une pente de 3% minimum. De manière plus précise ce reprofilage doit être fait suivant les règles de l’art (mise en cordon des matériaux, arrosage au mélange eau+CON-AID/CBR-PLUS, réglage puis compactage) avec précaution stricte à ne pas perdre de matériaux.

Du  fait de son état de liquidité et de sa facilité de mise en œuvre, le stabilisant CON-AID/CBR Plus trouve une large gamme d’emplois dans les domaines des aménagements et construction diverses, à savoir : domaine routier, aménagements et constructions diverses, le CON-AID est utilisé depuis 1978 dans de nombreux pays d’Afrique, d’Extrême-Orient et d’Amérique du Sud.

Apres plusieurs planches d’essai effectuées le Labogenie dans différentes régions au Cameroun depuis 1997, les experts des travaux publics et ceux de la Trade And Investment Promotion qui ont introduit cette innovation s’accordent à dire que le produit, CON-AID, traite tous types de sols argileux. La réputation grandit de plus en plus compte tenu de sa qualité démontrée depuis de nombreuses années et des économies de coûts d’entretien. Selon la programmation faite par la société chargée de mener cette opération, Supert Confort « l’organisation faite pour cette mise en œuvre est classique. D'un côté, l’entreprise qui réalise les travaux et, de l'autre, la mission de contrôle chargée de suivre au quotidien leur exécution. Tout ceci après études faites ».

En choisissant cette innovation, le gouvernement veut ainsi apporter partout des routes qui garantissent la circulation en toute saison.