Dans le prolongement de l’opération de suivi de l’exécution des contrats d’entretien routier entamée le 18 janvier 2016, opération qui a conduit à la résiliation, à la clôture, au ré-examen de certains contrats et à l’élaboration de nouveau chronogramme de travaux, le Ministre des Travaux publics a tenu une concertation avec les petites et moyennes entreprises qui interviennent dans l’entretien routier, le mercredi 10 février 2016 à la salle des réunions de l’Immeuble de l’Emergence.

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A l’entame de cette rencontre capitale qui s’est tenue avant le lancement du programme d’entretien routier 2016, le Ministre des Travaux publics, Emmanuel NGANOU DJOUMESSI, a remercié les responsables des entreprises qui interviennent dans l’entretien routier, pour la disponibilité et la collaboration dont ils ont fait montre depuis le début du processus d’assainissement amorcé le 18 janvier 2016, en vue d’une meilleure visibilité des travaux d’entretien routier sur nos axes. A l’issue des concertations tenues du 18 au 22 janvier 2016 avec les entreprises dont les contrats ne font pas l’objet des travaux, plusieurs mesures ont été prises, dans le but d’arrêter les mesures correctives à faire valoir dès le début de la mise en œuvre du programme 2016. Ainsi, six contrats ont été résiliés ; seize sont en cours de clôture ; les contrats de quatre entreprises font actuellement l’objet d’examen, tandis que les chronogrammes d’exécution des prestations restantes sont attendus, en vue du parachèvement des travaux de dix-huit autres contrats.

Le but de cette opération d’assainissement, a rappelé le Ministre des Travaux publics, n’est pas d’évacuer du secteur de l’entretien routier, les petites et moyennes entreprises qui constituent le socle de la croissance de notre économie, mais d’accompagner ces dernières dans un environnement caractérisé par l’état du réseau routier, les attentes des populations, celles des usagers de nos axes routiers, la responsabilité du Maître d’ouvrage et le cadre qui encadre désormais les prestations dans le domaine du Bâtiment et des Travaux publics ; cadre défini dans l’arrêté signé récemment par le Premier Ministre, Chef du Gouvernement et relatif à la catégorisation des prestataires de ce secteur.

Il est donc question pour les entreprises dont les contrats ont déjà fait l’objet d’un examen, et surtout celles dont les chronogrammes d’exécution sont attendus, de prendre les mesures qu’il faut pour l’achèvement des travaux. Bien plus, pour l’exercice 2016, il est question à travers la mise en œuvre du programme d’entretien routier d’assainir davantage le réseau, de garantir la consommation du budget alloué à l’entretien routier et de rendre visibles les actions d’entretien routier. Ainsi, il est important de clôturer les marchés passés depuis près de six ans et de développer dès cette année, des programmes d’entretien qui respectent le principe de l’annualité budgétaire et qui permettront aux usagers de ressentir les effets des investissements de l’Etat sur nos axes routiers.

Il est envisagé pour l’année 2016, l’entretien de 16 788 kilomètres de routes, pour un montant total de 91 995 462 283 f cfa. Les travaux d’entretien à effectuer au cours de cet exercice concernent principalement l’entretien courant des routes en terre, l’entretien courant des routes bitumées, l’entretien périodique des routes bitumées, la signalisation sur les routes revêtues, les travaux de cantonnage, l’entretien et l’exploitation des bacs, le contrôle de tous ces travaux, entre autres. Aussi, le Ministre des Travaux publics a appelé les entrepreneurs présent à cette concertation, à consulter le manuel de procédures de l’entretien routier qui a à cette occasion été mis à leur disposition, à faire preuve de collaboration et de responsabilité.

Cette rencontre a également constitué l’occasion pour plusieurs associations professionnelles du secteur de l’entretien routier, de faire part de leurs préoccupations et de relever les obstacles qui entravent la bonne exécution des contrats d’entretien routier.ont tour à tour exposé leurs préoccupations, l’Association nationale des Entreprises de l’Entretien routier et Travaux publics ; l’Association des Laboratoires géotechniques ; l’Association professionnelles des Ingénieurs Conseils et Sociétés d’Ingénierie du Cameroun et la Fédération des Petites et Moyennes Entreprises en Travaux publics. D’une manière générale, on note que les problèmes évoqués par les PME touchent aussi bien les difficultés de payement de leurs prestations, la multiplicité des commissions de recettes techniques des prestations exécutées (qui pour elles, constitue un goulot d’étranglement) ; la durée des traitements des décomptes et autres dossiers relatifs à l’exécution des contrats d’entretien routier ; le suivi et le contrôle des travaux ; la prise en compte de ces PME comme partenaires ; la formation des ingénieurs en géotechnique ; l’adéquation entre les conditions requises dans les appels à manifestation d’intérêt et les réalités-socio-économiques de l’environnement des PME ; la mise en œuvre effective de la catégorisation des entreprises du secteur ; les lourdeurs administratives et la levée des cautions de soumission.

Préoccupations qui ont été fortement prises en compte par le Ministre des Travaux publics qui a évoqué la mise en place d’un cadre de collaboration administrations publiques-partenaires privés du secteur BTP. Le Ministre Emmanuel NGANOU DJOUMESSI  a par la même occasion informé de l’ouverture dans les prochains jours d’une ligne verte accessible au numéro « 821 000 000 » et de la mise à disposition des adresses suivantes : cabinet@mintp.cm; sgmintp@mintp.cm et setat@mintp.cm, par lesquelles, les entreprises qui interviennent dans l’entretien routier pourront désormais faire part de leur préoccupations.