Une réunion tenue le mercredi 13 avril 2016 dans les bâtiments annexe abritant les services centraux du Ministère des Travaux publics et rassemblant le Maître d’ouvrage du projet le Bureau d’études techniques Studi International, a servi de cadre au lancement au démarrage des études de faisabilité du tronçon ferroviaire Douala-Ngaoundéré.

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L’objectif de la concertation qui a réuni les deux parties était d’apprécier le plan de management du projet proposé par le Bureau d’étude Studi, chargé de la réalisation de l’étude de faisabilité du tronçon ferroviaire Douala-Ngaoundéré, conformément au marché N°000019/M/MINMAP/CCPM-AI/2015. Il a donc été question pour le Ministère des Travaux publics, maître d’œuvre dans la réalisation des projets d’infrastructure et le cocontractant, d’asseoir les bases d’une collaboration efficiente qui permettra de mener une étude technique d’Avant-projet Sommaire à laquelle seront jointes, une étude économique et financière du projet ; une étude environnementale et au final, d’organiser une table ronde des bailleurs des fonds, en vue de la recherche des financements du projet dans sa phase d’exécution. D’une manière concrète, la séance de travail tenue le mercredi 13 avril a permis aux deux parties de se mettre d’accord sur le recadrage des objectifs du projet, la codification des livrables, l’exploitation de la documentation existante, en rapport avec les projections de développement des infrastructures et de l’économie du Cameroun, entre autres.

Le projet consiste à mener une étude de faisabilité du tronçon ferroviaire Douala-Ngaoundéré, sur un itinéraire de 900 kilomètres. Le consultant devra tenir compte de ce que, entre Ngaoundéré et Douala, il existe déjà un chemin de fer exploité par CAMRAIL dans le cadre d’une concession. De ce fait, l’itinéraire choisi devra être entièrement distinct du chemin existant et tenir compte de la nécessité de garder en fonctionnement l’actuel chemin de fer pendant toute la durée des travaux sur la ligne nouvelle ; ceci, dans le strict respect des normes et recommandations de l’Union internationale des Chemins de fer (UIC) et de l’Union africaine des Chemins de FER (UAC). Les études d’Avant-projet Sommaire traiteront les principaux thèmes suivants : une étude du milieu physique notamment la pluviométrie, la température ainsi que les autres caractéristiques climatiques et géologiques importantes ; une étude de trafic ; des études topographiques et de cadastre ; des études hydrologiques et hydrauliques ; des études géologiques et géotechniques afin de déterminer les matériaux appropriés pour la fondation et le ballast ; une étude de conception géométrique et technique de la voie ferrée ; les tracés en plan, les profils en long et en travers ; la problématique de la fibre optique et le coût du projet.

Les caractéristiques techniques minimales de la ligne projetée sont les suivantes : plateforme à double voie ; écartement au standard 1.435 mètres ; charge à l’essieu : infrastructure 22,5 tonnes et ouvrages d’art : 25 tonnes ; voie équipée de rails UIC 54kg posés sur traverses en béton armé bi-blocs ; mode de traction : diesel avec possibilité d’une électrification future ; profil de la voie : rampes et pentes maxi : 12 pour 1000 sur un maximum de 10 km, au niveau des gares : o pour 1000, pour une vitesse de conception de la ligne de 160km/heure pour les voyageurs et 100km/heures pour les marchandises.