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Le processus de recrutement des entreprises devant réaliser les différentes composantes de l’aménagement hydro-électrique de Nachtigal amont se poursuit. Les offres des 12 entreprises pré-qualifiées en octobre 2015 sont attendues le 29 avril. Selon les informations reçues au siège du projet Nachtigal à Yaoundé, l’analyse des offres en vue de la sélection des différents constructeurs pourra commencer. Il est question à l’issue de cette opération de désigner les structures qui se chargeront de mener les travaux prévus dans les différents lots du projet. Le premier concerne les terrassements généraux, le génie civil et les équipements des ouvrages amont et du canal d’amenée. Le deuxième lot porte sur les ouvrages aval, les conduites forcées et équipements hydro-mécaniques des adductions aval. Le troisième lot est consacré aux équipements de la centrale, tandis que le quatrième lot, lui, est dédié aux lignes électriques d’évacuation.

En novembre 2015, lors de la signature du contrat d’achat d’électricité entre l’Etat, les partenaires et Eneo, le début des travaux avait été annoncé pour le troisième trimestre 2016, c’est-à-dire entre juillet et septembre prochains. Environ 1 500 emplois devraient être mobilisés au pic du chantier. Un appel à manifestation d’intérêt a été lancé pour la construction et l’équipement de la Cité d’exploitation situé à Batchenga dans le département de la Lékié, région du Centre, à 65 Km de Yaoundé. La date-limite pour la recevabilité des offres est fixée au 30 juin prochain. Le projet d’aménagement hydro-électrique de Nachtigal amont, d’une capacité de 420 mégawatts fait partie du programme de valorisation du potentiel hydro-électrique du bassin de la Sanaga. L’ouvrage devrait, selon certaines estimations, couvrir jusqu’à 30% de la demande en électricité sur le Réseau interconnecté Sud (RIS).  La mise en service des premiers groupes du barrage est prévue en 2020 et la réception provisoire de l’ensemble des ouvrages projetée pour le premier semestre 2021. L’énergie sera acheminée à Yaoundé via une ligne de 225 kV d’un peu plus de 50 km construite par le Consortium jusqu’au nouveau poste de Nyom II qui sera construit par l’Etat.