Paul EBOA Rédaction Dossier

Le projet  de compétitivité des filières de croissance encourage les investissements dans divers domaines y compris celui de l’immobilier.

 

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 Le gouvernement vient de confier à la société chinoise Tianyuan constructions group LTD le contrat pour l’aménagement et  l’électrification de la plage de Ngoye dans  la cité balnéaire de Kribi au sud du pays. D’un montant total de 2,6 milliards de francs, ce contrat sera exécuté dans un délai de huit mois.  L’attribution de ce contrat montre que les besoins en matière de logements sont énormes, tous domaines confondus.

 

 En matière de  logement dans les grandes villes, par exemple, les besoins sont de l’ordre de 1 million de logements soit environ 500.000 pour Yaoundé et Douala, les deux grandes métropoles du pays, et  le reste des logements  pour les autres chefs-lieux  de région. Alors que l’offre de la Société immobilière du Cameroun(SIC) n’atteint pas 20.000 logements et que les autres compagnies  réunies n’arrivent pas à combler les attentes dans ce secteur. En dehors de ces villes, les demandes en logements qui s’expriment dans les autres coins du pays sont également insistantes. C’est pour trouver des solutions appropriées à cette forte préoccupation que le développement de l’habitat et du logement social a été reconnu comme secteur prioritaire par la loi No 2013/004 du 18 avril fixant les incitations à l’investissement privé. Laquelle  vise  à  favoriser, promouvoir et attirer les investissements productifs en vue de développer les activités orientées vers la promotion d’une croissance économique forte, durable et partagée. En tant que secteur prioritaire, le secteur de l’habitat et du logement social bénéficie  des encouragements  conséquents et des incitations spécifiques.

 

 Au-delà des avantages de cette loi, le Projet de compétitivité des filières de croissance (PCFC) placé sous la tutelle du ministère de l’Economie, de la Planification et de l’Aménagement du territoire (MINEPAT) est outillé pour  monter avec tout investisseur, dans la région de son choix,  un projet immobilier ambitieux. Comme il l’a fait pour le développement de la zone d’écotourisme autour de la ville de Buea et le développement  du tourisme de vision du gorille dans le parc national de Campo-Ma’an dans la région du sud. Tant il est vrai que le secteur de l’immobilier peut être considéré comme une filière de croissance grâce à la valeur ajoutée qu’il crée et sa capacité d’entraînement des autres secteurs de l’économie.