Eric ELOUGA Régions - Nord      

 

D’une superficie de 120 hectares, il a été visité récemment sous la conduite du recteur.

 

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EGEM Ngaoundéré en Construction par le groupe SOMAF

Le quartier Lomodou, un village presque, située dans l’arrondissement de Garoua I sur la route menant à Gaschiga, ne devrait plus rester longtemps dans l’anonymat. C’est sur son sol que devrait, en effet, être érigé d’ici quelques années, le tout premier campus universitaire de la ville de Garoua.

 

L’université de Ngaoundéré annexe, fonctionnelle depuis cette rentrée académique 2015-2016, y verra son implantation définitive. Pour ce faire, la ville de Garoua a dégagé un site de 120 hectares, mis à la disposition de l’université de Ngaoundéré. Le recteur de cette institution, le Pr. Paul Henri Avam Zollo, a effectué le déplacement pour venir visiter ledit site, sous le convoyage du gouverneur du Nord Jean Abate Edi’i, du délégué du gouvernement Ahmadou Bouba et du sous-préfet de Garoua I Saidouna Ali.

 Et le moins qu’on puisse dire, c’est que la délégation universitaire a été séduite par l’espace alloué. Un terrain plat, suffisamment loin du centre-ville pour éviter des perturbations mais pas trop pour en rendre l’accès facile, inoccupé ce qui évitera des problèmes de déguerpissement. Qui plus est, dans le cadre du plan d’urgence triennal, la route d’accès qui la traversera pour rejoindre le Nigéria en passant par Gaschiga, sera entièrement bitumée.

 Le recteur Avam Zollo remerciera les autorités de la région et de la ville de Garoua, à la fois pour la qualité du site que pour la célérité avec laquelle il aura été mis à disposition. Il faut dire qu’initialement, une partie de cet espace du domaine national de l’Etat, près de 50ha, était initialement alloué à la Communauté urbaine de Garoua pour la construction d’un hippodrome. A l’instigation du préfet de la Benoué, ce projet a finalement été relocalisé un peu plus loin, pour permettre à l’université de bénéficier d’une superficie suffisante.

 Dès cette semaine, l’université dépêchera sur le site son directeur des infrastructures, afin que soit établi un plan d’occupation du sol, suite auquel un dossier sera introduit à la préfecture pour la rétrocession officielle du terrain. L’objectif affiché étant d’aller assez vite, pour que d’ici à la prochaine rentrée académique, les travaux de construction des premiers bâtiments aient démarré.