Le MINEPAT a posé la première  pierre de cette industrie hier en présence d’un parterre de personnalités.

 

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Photo Coopérant déco et traiteur

 

Grand bassin agricole, terre de cacao, la ville de Kekem était obligée d’exporter l’ensemble du cacao produit sur ses terres. Dans un peu plus de 18 mois, les producteurs de cet arrondissement du département du Haut-Nkam vont vivre une toute autre réalité. En effet, ce jeudi 16 juin 2016, devant un parterre de responsables, le ministre de l’Economie, de la Planification et de l’Aménagement du territoire (MINEPAT), Louis Paul Motaze, a procédé à la pose de la première pierre de construction de l’usine de transformation des fèves de cacao, couplée au lancement de l’Agropole de production, de transformation et de commercialisation du cacao. Le MINEPAT était accompagné à l’occasion du ministre délégué auprès du ministre de l’Agriculture et du Développement rural (MINADER), Clémentine Ananga Messina, du secrétaire d’Etat au ministère des Mines, de l’Industrie et de Développement technologique (MINMIDT), Fuh Calistus Gentry et du gouverneur de la région de l’Ouest, Augustine Awa Fonka.

 

De façon concrète, l’usine de transformation des fèves de cacao a une capacité de quatre tonnes par heure. Elle vise à transformer 30 000 fèves de cacao, pour l’obtention du beurre et de la poudre. Elle emploiera 825 travailleurs permanents et plus de 1 000 travailleurs saisonniers. Elle rentre dans le vaste projet d’Agropole de production, de transformation et de commercialisation du cacao d’un coût de près de 20 milliards de F. L’importance de ce projet a amené les pouvoirs publics à s’y intéresser. C’est ce qui explique le financement de 1,2 milliard de F qu’apporte le gouvernement en plus des avantages fiscalo-douaniers et commerciaux dans le cadre du régime de la zone franche industrielle. Le ministre Louis Paul Motaze a déclaré que le gouvernement félicite et encourage cette initiative qui promeut l’agro-industrie d’Emmanuel Néossi, promoteur et porteur principal de l’agropole.

 

Le MINEPAT a rappelé que le chemin est encore long pour que le Cameroun, qui est actuellement à 10% de transformation du cacao, atteigne des pays comme le Ghana dont le taux de transformation du cacao aujourd’hui est de 30% et devrait même augmenter à 50% en 2017.