Le porc un  cobaye aux nombreux atouts pour la biologie moléculaire.

conference scientifiquejuin2016


Pr Jean Magloire Feugang Nguekam enseignant/chercheur à l’Université de l’Etat du Mississipi aux Etats Unis d’Amérique où il vit actuellement a été l’invité du « mois de la recherche » le mercredi 15 juin en sa 2ème livraison de l’année 2016 dans la salle de conférences du MINRESI.Le chercheur est venu partager son expérience sur ses travaux menés l'amélioration des productions animales, du bétail et plus particulièrement du porc qui n’est pas que  bon à manger mais est aussi  un excellent modèle d’expérimentation scientifique.


    Les travaux de Pr Feugang sont axés sur la reproduction et reproduction animale. Il a présenté au public des techniques de croisements inclut d’insémination artificielle qui pourraient d’une part permettre selon les besoins du Gouvernement camerounais, d’augmenter considérablement en qualité et en quantité  la production laitière des vaches et de viande chez les espèces telles que le porc et le bœuf. Et d’autre part, il a démontré comment le porc peut faire l’objet de plusieurs usages scientifiques et favoriser ainsi la croissance économique du Cameroun.


    Ainsi, il a fallu près d’une heure au Pr Feugang, pour mettre en démonstration les résultats de ses recherches menées en Europe et aux Etats Unis, dans le domaine de la biologie moléculaire et reproduction assistée chez les animaux de ferme. Le scientifique a prouvé au public venu nombreux prendre part à cette conférence, qu’il existe de nombreux points communs entre le porc et l’être humain. Pour lui, plusieurs organes de porc peuvent être transplantés à l’espèce humaine. Il a illustré son propos en présentant un exemple de transplantation réussie du cœur d’un porc chez un enfant qui a tenu pendant deux semaines en attendant qu’un véritable cœur humain soit trouvé.


    Le chercheur camerounais de la diaspora soutient donc que le porc comporte plus que les autres animaux, des hormones et des organes qui peuvent être utiles à la survie des êtres humains. Cette découverte peut être améliorée grâce à la technique de reproduction assistée particulièrement la production d’embryons in vitro.


    Si le Cameroun veut augmenter la viande sur le marché il doit focaliser son attention sur les croisements in vitro de bœufs et de Verrat (porc mâle) pour une production maximale. Mais si l’Etat opte pour l’augmentation des productions animales telles que le lait, il devra porter plus d’intérêt aux croisements des vaches.


    Pr Feugang a profité de la tribune du MINRESI, pour annoncer son ambition de négocier des partenariats gagnant-gagnant entre les instituts de recherche, les universités et les centres de recherche du Système National de Recherche et de l’Innovation camerounais et l’université de l’Etat du Mississipi qui dispose d’infrastructures adéquates et partage la vision du Cameroun de favoriser la croissance économique par le développement de la science et de l’innovation. Les domaines d’échange entre chercheurs camerounais et américains sont divers et variés. Il a par ailleurs affirmé que des informations supplémentaires sur des possibilités de bourses, de financement de projets, de mobilités d’étudiants ou de chercheurs entre les universités du Cameroun et de l’Etat du Mississipi, peuvent être obtenues auprès de l’ambassade des Etats-Unis au Cameroun.
                                       

André BION