Des autorités traditionnelles, issues de divers pays du continent, et réunies à Batoufam, ont récemment discuté de la pérennisation du patrimoine.

 

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L’esplanade de la chefferie supérieure Batoufam, département du Koung-Khi, a servi de décor à la rencontre. La vingtaine d’autorités traditionnelles, originaires du Bénin, du Cameroun, du Congo, du Gabon, du Nigeria et de la RDC, ont cogité sur la renaissance et l’émergence de l’Afrique par les Africains, du 21 au 25 juin dernier. C’était en présence du gouverneur de la région de l’Ouest, Augustine Awa Fonka. « Si tu veux aller vite, marche seul. Si tu veux aller loin, marche en groupe avec tes semblables », évoque le chef supérieur Batoufam, S.M Innocent Nayang Toukam pour traduire l’intérêt des assises.

 

Les travaux portaient sur le thème : « Vers la recherche des points d’ancrage culturels aux dynamiques de l’émergence : les festivals patrimoniaux au carrefour du développement local et de la quête d’une paix durable en Afrique ». Il était donc question d’étudier l’importance de tels rassemblements traditionnels pour la conservation de la culture du continent, et réfléchir sur la reconstruction d’une humanité prise en otage par la mondialisation, l’acculturation, le déracinement, etc. L’initiative impulsée par Espérance Fezeu, secrétaire exécutive de l’ONG Esperanza-CADE, visait la mise sur pied d’une plateforme de dialogue interculturel pour le développement des villages et la quête d’un meilleur climat de paix entre les peuples au-delà des frontières héritées de la colonisation. La déclaration de Batoufam I a abouti à des recommandations, notamment renforcer la formation des jeunes à l’utilisation des langues maternelles.

t de qualité et l’indisponibilité du matériel adéquat.