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Les peuples Bassa-Bati-Mpo’o rassemblés dans la cité économique à l’occasion de la 25e édition.

Neuf jours. Un chiffre divin dans la cosmogonie de certains peuples en Egypte. Le nombre de jours que va durer le festival Mbog Liaa, ouvert le 25 juin dernier par Samuel Dieudonné Ivaha Diboua, le gouverneur de la région du Littoral, représentant du ministre de la Culture. Les festivités s’achèvent le 3 juillet prochain. L’Egypte, cette lointaine contrée d’où justement, selon certaines croyances, seraient originaires les peuples Bassa-Bati-Mpo’o, célébrés par le Mbog Liaa. Et au bout de leur périple donc, ils auraient posé leurs bagages à Douala, au club Camtel de Bepanda. Douala, la capitale économique où l’association Mbog Liaa a décidé d’organiser l’édition 2016 du festival. Le jour de l’ouverture samedi, le maître des cérémonies le rappellera d’ailleurs : « la ville de Douala est la ville originelle du peuple Bassa-Bati-Mpo’o. » Et le chef du canton Bassa de Douala, hôte de l’évènement, Sa Majesté Gaston Mbodi Epee de renchérir : « Je suis heureux de vous accueillir le peuple Bassa-Bati-Mpo’o, chez vous, chez nous, terre de nos ancêtres. »

 

Et pour cette édition très spéciale, le président du comité d’organisation n’était autre que Joseph Antoine Bell, dont le nom est précédé depuis 2012 du titre « Sa Majesté Mbombog », lui qui a été intronisé chef du village Mouandè, dans l’arrondissement de Ngambè, département de la Sanaga-Maritime. D’autres originaires des Bassa-Bati-Mpo’o, auront, le temps d’un retour aux sources, délaissé leurs titres acquis « en ville », pour redevenir des fils du village. Notamment le Pr Joseph Mboui, patriarche dont les pas de Makunè auront enthousiasmé la foule venue en nombre. On aura aussi découvert le talent du Général de brigade aérienne Jean Calvin Momha,  chef d’état-major de l’armée de l’air. Une gestuelle de danse apprécié par Marcel Yondo.

 

Et à l’appel des Mbombog, qui transmettront le message de paix des ancêtres, le gouverneur répondra, parlant de l’importance du Mbog Liaa : « c’est l’occasion de renforcer les liens de fraternité, d’unité et de solidarité ».