« Le cybercafé est devenu un accessoire dans notre paquet d’activités »

Propos recueillis par A.G.O.B.

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Qu’est-ce qui explique votre résistance malgré la pression de l’internet mobile ?

Parler de résistance dans notre situation c’est mal cerner le contexte. L’avènement de l’internet mobile a tellement bouleversé la donne au point qu’il nous est impossible de résister. On doit plutôt parler d’adaptation mieux, de diversification de nos activités parce que l’activité de cybercafé représente désormais une infime partie de nos prestations.

En quoi a consisté cette adaptation ?

Pour rester sur le marché, nous faisons appel à la diversité de nos compétences liées à l’informatique pour satisfaire une autre portion de nos clients. C’est ainsi que nous avons opté pour la formation, surtout en secrétariat et bureautique, et la maintenance informatique. Ces activités ne sont pas nouvelles dans notre portefeuille parce qu’elles y étaient déjà présentes sans en constituer l’essentiel du chiffre d’affaires. Aujourd’hui, vous convenez avec moi qu’avec la baisse de l’affluence, donc de la clientèle, le cybercafé est devenu un accessoire dans notre paquet d’activités puisque la plupart de nos anciens clients ont désormais accès à internet non seulement à partir de leur domicile, mais partout où ils sont. Il suffit seulement pour cela qu’ils aient accès à l’un des réseaux de téléphonie mobile.

Vous avez tout de même conservé une bonne part de marché du téléchargement, du scanning et de l’impression des documents.

Bien entendu même si le volume de téléchargement a considérablement diminué. Et pour cause, la plupart de nos clients télécharge leurs documents à partir de leurs terminaux et ne viennent ici que pour les imprimer. Nous avons également gardé la main sur la numérisation et l’envoi des documents. Il faut également remarquer qu’avec les réseaux sociaux, produit le plus consommé de nos jours sur internet, nos clients, pour la plupart les jeunes et les femmes, sont restés les mêmes. Avec cependant une prédominance pour les jeunes dont 9 sur 10 viennent ici pour y accéder. Mais une fois de plus, de plus en plus de jeunes ont des terminaux de 3ème génération qui menacent la fréquentation des cybercafés.



Source : BERTOUA.INFO