Dossiers de la redaction

Olivier LAMISSA KAIKAI | 17-10-2016 07:24

 

camair

La réouverture de l’aéroport de Bafoussam-Bamougoum, marquée par la réussite du vol inaugural de Camair-Co dans la capitale de l’Ouest, vendredi dernier, est une bonne nouvelle pour l’économie nationale. L’on peut dire que la relance est sur la bonne voie. La compagnie aérienne nationale se propose ainsi d’écrire une nouvelle page, en desservant cette ligne intérieure jadis abandonnée, délaissée pour diverses raisons. Cela constitue, à n’en point douter, un véritable coup de fouet à l’essor économique de cette région dont les populations et les opérateurs économiques sont bien connus pour leur dynamisme et leur capacité à promouvoir le développement local, national. Ils sont donc bien servis. Pour le démarrage, trois vols sont prévus par semaine. Le chemin vers les vols quotidiens et plusieurs vols en week-end en direction de l’Ouest, au regard de la densité des activités, est balisé. 


Aux dires du top management, Bafoussam n’est d’ailleurs qu’une première étape. D’autres destinations sont inscrites dans le programme de relance des vols domestiques. Bamenda, chef-lieu de la région du Nord-Ouest, un autre pôle économique important, est la prochaine destination sur l’agenda. Bertoua, capitale de l’Est, un terreau de prédilection des forestiers et exploitants miniers, attend son heure. Kribi, la cité balnéaire, caresse le rêve de voir plus de touristes déferler sur ses plages, à bord des vols Camair-Co, dans un proche avenir. Et bien d’autres villes telles que Koutaba sont dans l’attente. Il est à espérer que le programme de la desserte domestique ainsi élaboré ne soit grippé, par le non-respect de cette programmation. Cela constituerait un mauvais signal et donnerait du grain à moudre aux sceptiques et autres contempteurs de la compagnie nationale. 


Cette ambition de voir Camair-Co dans les principales villes camerounaises se veut la traduction dans les faits de son plan de redressement et de développement, élaboré par Boeing et approuvé par le chef de l’Etat. En effet, il est prévu neuf dessertes dans le réseau domestique sur l’ouverture de l’ensemble de 27 dessertes par Camair-Co dont cinq à l’international et treize au niveau régional. Le segment de marché domestique, faut-il le souligner, était jusque-là une niche non-exploitée qui peut permettre à Camair-Co de renflouer sa trésorerie. Parce que la demande solvable existe selon toutes les études de marché réalisées. Toutefois, pour relever le nouveau challenge de la rentabilité des lignes intérieures et maintenir le cap, il faut bien que certaines contraintes liées notamment aux infrastructures soient levées.