DIKWE FODAMBELE

 

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Deux établissements à Garoua proposent des formations sanctionnées par des diplômes académiques et professionnels.

L’Institut supérieur industriel et commercial (ISIC) et l’Institut supérieur Yérima Dewa (ISYD) sont les pionniers dans le domaine de l’enseignement supérieur privé laïc au Nord en particulier et dans le septentrion en général. Le premier qui totalise déjà onze années d’existence, a été rejoint en 2013 par le second, arrivé en pompe. 


Etabli au quartier Wouro-Galbidjé, sur la route de Gashiga, l’Institut supérieur Yérima Dewa présente des atouts variés. Ses bâtiments sont construits suivant les normes internationales en matière de formation, tout comme les salles des travaux pratiques qui sont bien structurées et aménagées. On y retrouve un centre multimédia avec connexion internet, une bibliothèque et un centre médico-social. 


L’établissement dispose également d’un bus de transport pour étudiants. A la différence de celui de Yerima Dewa, l’Isic est moins loti. Situé au quartier Barmari en plein centre-ville, cet établissement peine à poursuivre la modernisation de ses infrastructures, entamée depuis une dizaine d’années. Pour l’année académique en cours, par exemple, seuls les étudiants de la deuxième année ont déjà effectué leur rentrée académique. 


«Quant à ceux qui se sont inscris nouvellement, le traitement des dossiers suit encore son cours », nous a laissé entendre le responsable académique de l’institut. Et pourtant, les deux universités privées proposent des formations qui sont sanctionnées par des diplômes académiques et professionnels tels que le Brevet de technicien supérieur (BTS), le Diplôme supérieur d’Etude professionnelle (DSEP), et la Licence professionnelle. Quant aux filières proposées, on y retrouve certains domaines compétitifs à l’instar du commerce et gestion, le marketing et communication, l’informatique de gestion, l’assurance, banque et finances, entre autres. 


Sous tutelles académique des Universités camerounaises, ces deux instituts s’appuient sur un réseau de partenariat au niveau national et international. Ce qui leur permet d’ailleurs de perfectionner leurs enseignements, qui se veulent désormais professionnalisant. L’admission dans ces deux instituts privés se fait généralement soit sur la base d’une bonne moyenne générale obtenue au test de recrutement, soit sur étude de dossier. Cependant, l’insertion socio-professionnelle de ces diplômés de Garoua n’est pas encore échantillonnée, compte tenu de la jouvence du dernier venu qui tarde à emboiter le pas au premier.