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Assiatou NGAPOUT M. | 11-11-2016 08:26

 

santé

Le ministre de la Santé publique a présidé une réunion en vue d’organiser un système de financement mercredi dernier à Yaoundé. 

Des soins de santé pour tous : c’est ce à quoi aspire le gouvernement. C’est dans cette perspective que s’est tenue une réunion de validation de la proposition d’architecture du système de la Couverture santé universelle (CSU) au Cameroun mercredi dernier à Yaoundé. Concrètement, il était question « d’organiser le système de financement de la santé ou la protection sociale en santé, de manière à ce que chaque citoyen camerounais, sans discrimination, puisse accéder aux soins de santé en cas de besoin, sans être confronté à des difficultés financières ou de basculer dans la pauvreté en raison des coûts des soins », a confié Dr Virginie Owono, point focal au secrétariat du groupe technique national de la CSU. 


Des différents mécanismes ou scénarii ayant été proposés, un seul a été retenu et validé. Il va consister à mettre en place un seul fonds de mise en commun au niveau national, afin de faciliter la collecte de toutes les contributions à différents niveaux selon les capacités des uns et des autres : individus, Etat, partenaires au développement et dons. Et ce en vue d’une mutualisation des ressources. Grâce à ce mécanisme, les Camerounais pourront se faire soigner, parce qu’ils seront désormais couverts par le système national. « Il s’agit de mettre en place un système de solidarité et d’équité. Ainsi, riches et pauvres pourront accéder aux soins de santé de qualité sans avoir à payer directement », a expliqué Dr Virginie Owono. 


Pour ce qui est de la collecte des fonds, « nous proposons pour les travailleurs formels du privé et du public, un prélèvement direct sur les revenus qui passent par le trésor public. Pour les retraités, on pourra prélever directement sur leurs pensions. Concernant les travailleurs du secteur informel, les plus nombreux, il faudra préciser comment procéder. » Les structures locales et les organisations professionnelles, quant à elles, pourraient être mises à contribution à travers les taxes et impôts qu’elles versent déjà à l’Etat. Les travaux présidés par le ministre de la Santé, André Mama Fouda, ont connu la participation de ses homologues de la Promotion de la Femme et de la Famille et des Affaires sociales.