Eric Vincent FOMO | 07-03-2017 23:25

 

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Le ministre de la Santé publique, André Mama Fouda a lancé hier les travaux de construction de l’hôpital gynéco obstétrique et pédiatrique de la ville.

Des engins sont en pleine action. Certains creusent la terre, d’autres la transportent pour déverser un peu plus loin, sur un site aménagé à cet effet. C’est la phase des terrassements qui a ainsi commencé sur le site de 5 hectares situé à Kouekong, dans l’arrondissement de Bafoussam I. Sous l’oeil vigilant du ministre de la Santé publique qui hier a lancé les travaux de construction de l’hôpital gynéco obstétrique et pédiatrique de Bafoussam. André Mama Fouda, accompagné du gouverneur Augustine Awa Fonka, écoute les explications des responsables d’Alliances Construction Cameroun, l’entreprise en charge des travaux, et du Groupement Prisma/Ecta BTP, chargé du suivi des études et des travaux. C’est que, le patron de la Santé veut se rassurer que tout se déroule bien et que les travaux seront livrés dans les délais. Au cours de la séance de travail restreinte, qu’il préside par la suite, il fait le point sur un certain nombre de questions en attente dont la délimitation du terrain et prescrit des mesures à prendre, notamment pour acheminer l’énergie électrique et l’eau potable sur le site.

Selon le chronogramme retenu, dans 16 mois, plus précisément en août 2018, l’hôpital gynéco obstétrique et pédiatrique de Bafoussam devrait, va ouvrir ses portes au public. Cette infrastructure rentre dans le cadre du programme triennal de construction de huit centres régionaux de référence, décidé par le chef de l’Etat qui, explique le Minsanté, ne voudrait plus voir les populations parcourir de longues distances pour se soigner. Emmanuel Nzete, délégué du gouvernement auprès de la Communauté urbaine de Bafoussam, exprime la joie de ses populations de voir ainsi « concrétisée cette belle promesse du chef de l’Etat de doter la région de l’Ouest d’un hôpital de référence. » Le maire de Bafoussam I, Jules Hilaire Focka Focka, médecin de formation, qualifie de « formidable » la venue de ce centre hospitalier.

Il émet toutefois le voeu de voir le plateau technique diversifié, afin qu’il y ait par exemple un service de neurologie pour « la prise en charge des AVC, fréquents ces derniers temps, et dont l’évacuation vers des centres spécialisés éloignés pose problème». L’hôpital gynéco obstétrique et pédiatrique de Bafoussam aura une capacité de 120 lits et va offrir divers services. Deux accès ont été prévus pour la morgue et les urgences. Le bloc opératoire dispose de trois salles d’opération. Un incinérateur est également prévu pour traiter les déchets. Une sécurité incendie a aussi été intégrée dès la phase de conception.

L’hôpital dispose aussi d’un réseau de vidéo surveillance. Le plateau technique est moderne et le coût des travaux s’élève à 15 milliards de F.