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Brice MBEZE | 28-03-2017 23:39

 

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 Refuge du peuple « Nyem-Nyem » pendant la colonisation allemande, la montagne est l’un des sites renforçant le rayonnement de l’arrondissement

 

En file indienne, certains autochtones de Galim-Tignère vont à l’assaut de la montagne. En cette journée du samedi 18 février 2017, les uns et les autres sortent ainsi en masse, pour se recueillir sur les tombes des ancêtres et puiser de l’eau dans la grotte. Les initiés attribuent des vertus thérapeutiques à cette eau, qui coule à l’intérieur d’un gros rocher. Les  natifs du coin manifestent du goût,  pour ce pèlerinage annuel, à l’abri des regards indiscrets. Ils ont attendu d’abord que les visiteurs descendent de cette éminence, avant d’effectuer, à leur tour, l’ascension du mont Djim, considéré comme la mascotte de Galim-Tignère. La piste qui conduit à ces lieux bourdonne. Elle ressemble à une ruche. La montagne recouverte de brume en saison sèche, est le lieu mythique du peuple « Nyem-Nyem », réputé pour  son talent de guerrier. Il a remporté toutes les batailles qui l’opposaient aux colonisateurs allemands, à la fin des années 1800, mais surtout aux tribus qui voulaient le dominer.
Le mont Djim occupait une place de choix dans la stratégie de guerre des autochtones. Ils allaient se réfugier dans les grottes de cette montagne qui domine la ville de Galim-Tignère. A partir de ce point élevé, ils voyaient venir l’ennemi. La grotte la plus célèbre, où le chef plus connu sous le nom de « Djomna » dans la localité, est allé s’abriter est une véritable forteresse imprenable. Selon Hamadjoda Bello, guide commis par Mohamadou Hayatou Hamadine, l’actuel lamido de Galim-Tignère, cette grotte peut abriter plus de 200 personnes. Invité spécial des festivités, Kildadi Taguiéké Boukar, gouverneur de la région de l’Adamaoua, a arpenté le mont Djim, qui depuis 2014 bénéficie des aménagements effectués par le ministère du Tourisme et des Loisirs, qui a entrepris une campagne de valorisation et de promotion de ce site touristique. Pour en faciliter l’accès, des escaliers et des rampes ont été créés.                                        

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 Refuge du peuple « Nyem-Nyem » pendant la colonisation allemande, la montagne est l’un des sites renforçant le rayonnement de l’arrondissement

En file indienne, certains autochtones de Galim-Tignère vont à l’assaut de la montagne. En cette journée du samedi 18 février 2017, les uns et les autres sortent ainsi en masse, pour se recueillir sur les tombes des ancêtres et puiser de l’eau dans la grotte. Les initiés attribuent des vertus thérapeutiques à cette eau, qui coule à l’intérieur d’un gros rocher. Les  natifs du coin manifestent du goût,  pour ce pèlerinage annuel, à l’abri des regards indiscrets. Ils ont attendu d’abord que les visiteurs descendent de cette éminence, avant d’effectuer, à leur tour, l’ascension du mont Djim, considéré comme la mascotte de Galim-Tignère. La piste qui conduit à ces lieux bourdonne. Elle ressemble à une ruche. La montagne recouverte de brume en saison sèche, est le lieu mythique du peuple « Nyem-Nyem », réputé pour  son talent de guerrier. Il a remporté toutes les batailles qui l’opposaient aux colonisateurs allemands, à la fin des années 1800, mais surtout aux tribus qui voulaient le dominer.
Le mont Djim occupait une place de choix dans la stratégie de guerre des autochtones. Ils allaient se réfugier dans les grottes de cette montagne qui domine la ville de Galim-Tignère. A partir de ce point élevé, ils voyaient venir l’ennemi. La grotte la plus célèbre, où le chef plus connu sous le nom de « Djomna » dans la localité, est allé s’abriter est une véritable forteresse imprenable. Selon Hamadjoda Bello, guide commis par Mohamadou Hayatou Hamadine, l’actuel lamido de Galim-Tignère, cette grotte peut abriter plus de 200 personnes. Invité spécial des festivités, Kildadi Taguiéké Boukar, gouverneur de la région de l’Adamaoua, a arpenté le mont Djim, qui depuis 2014 bénéficie des aménagements effectués par le ministère du Tourisme et des Loisirs, qui a entrepris une campagne de valorisation et de promotion de ce site touristique. Pour en faciliter l’accès, des escaliers et des rampes ont été créés.