Culture
Assiatou NGAPOUT M. | 11-04-2017 23:46

 

 Il a été remis au secrétaire général du ministère des Arts et de la Culture par le DG de l’entreprise Cotco, hier à Yaoundé

 

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C’est un ouvrage scientifique qui vient une fois de plus enrichir les connaissances sur le passé du Cameroun et de l’Afrique centrale. Intitulé « Archéologie préventive et patrimoines en Afrique centrale », ce livre s’appuie sur les actes de la Conférence internationale sur l’archéologie préventive le long du pipeline Tchad-Cameroun, qui s’est déroulée du 24 au 26 mai 2011 à Yaoundé. L’ouvrage résulte non seulement des travaux d’archéologie préventive réalisés le long du pipeline Tchad/Cameroun, mais aussi  des expériences d’autres pays d’Afrique centrale où de tels projets sont menés à l’instar du Gabon et de la RCA. Il s’agit là d’un travail scientifique édité par deux maîtres de conférence, éminents enseignants d’archéologie et gestion du patrimoine de l’université de Yaoundé I : Christophe Mbida Mindzié et Raymond Neba’ane Asombang.


C’est au cours d’une cérémonie sobre au musée national de Yaoundé que le directeur général de la Cameroon Oil Transportation Compagny (Cotco), Johnny Malec, partenaire financier, a remis personnellement l’ouvrage au secrétaire général du ministère des Arts et de la Culture, Mouhtar Ousmane Mey, représentant le ministre. Il a aussitôt exprimé sa satisfaction. C’était en présence de plusieurs universitaires et scientifiques. Pour Christophe Mbida Mindzié, cette Conférence était destinée au départ à restituer les travaux du pipeline. « Nous avons réussi à convaincre nos partenaires, étant donné que les éditions des livres scientifiques dans le domaine et de telles rencontres sont rares », a-t-il expliqué.


Le livre milite avant tout pour l’archéologie préventive. Celle-ci permet de sauvegarder les patrimoines par l’étude des archives du sous-sol. L’ouvrage expose la richesse et la beauté du patrimoine ainsi menacé par des grands travaux d’aménagement (exploitation forestière, voies ferrées, urbanisme, etc.). Les résultats des recherches archéologiques, ont permis de découvrir que sur plus d’un millier de kilomètres, de Kribi jusqu’à la frontière tchadienne, il existe d’importants vestiges dans la région proche de Kribi. Comme ce site peuplé depuis plus de 6 000 ans.

« On remonte à la préhistoire, aux premières populations de la forêt, parce que jusque là, on a toujours cru que les seuls habitants de la forêt étaient des populations de nomades, chasseurs collecteurs. Mais là, on se rend compte qu’il y avait d’autres populations, des sédentaires agriculteurs. Au final, la forêt n’était pas aussi vide qu’on le pensait », indique Christophe Mbida Mindzié. Des outils taillés, des haches en pierre, de la vaisselle de cuisine en argile cuite et des restes de plantes, sont entre autres objets trouvés lors de la fouille.