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Sylvain TOURNA (Camnews) | 20-04-2017 08:42

 

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 C’était à l’occasion d’un festival organisé du 13 au 15 avril 2017 à Gobo sur le ‘’bec du canard’’.

Le peuple Moussey vient de tenir la 10e édition du festival culturel international Kodomma en hibernation, après les manifestations de Gounou Gaya au Tchad en 2013. Les activités qui se sont déroulées du 13 au 15 avril à Gobo, chef-lieu de l’arrondissement éponyme, ont connu des moments forts palpitants. Dans la phase protocolaire et en rapport avec le thème du festival, les intervenants ont mis les jeunes au centre de leur préoccupation. Ils ont été tous unanimes du côté du Tchad comme du côté du Cameroun à dénoncer le banditisme et la drogue qui enchaînent leurs progénitures. Manifestation culturelle d’envergure internationale, le Kodomma n’a pas dérogé à la règle à travers sons et couleurs.

« Cette culture, nos parents l’ont préservée tout en l’adaptant à leur époque et à leur environnement. Nous continuons de l’entretenir. Nous voulons une rencontre culturelle débarrassée de tous mysticisme, une rencontre non plus liée à un clan, mais une identité remarquable d’un peuple », a tenu à préciser l’honorable Dassidi Sadani, le président du comité d’organisation.


La cérémonie de clôture a été présidée par Jérémie Nyaléba, chef de division des affaires administratives et juridiques au service du gouverneur de la région de l’Extrême-Nord. Le représentant du gouverneur a recommandé aux Moussey de maintenir vive cette culture car elle « est d’abord une attitude fondamentale d’un peuple en face d’un univers ». Les Moussey, des habiles chasseurs à dos de poney, travailleurs infatigables reconnus dans toute la région, peuvent aujourd’hui se réjouir de leur unité qu’ils entretiennent autour du ‘’Kodomma’’. La naissante fondation Moussey pose elle aussi des actions concrètes dans l’encadrement des populations.