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Brice MBEZE | 17-05-2017 15:35

 

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 Sous-préfet.

Pouvez-vous nous présenter  l’unité administrative que vous dirigez depuis 2011 ?
L’arrondissement de Mayo-Darlé est né de l’éclatement de celui de Banyo. Il a été créé en septembre 1992. Le commissariat spécial et le poste de douane ont été les premiers services publics à s’installer à bien avant même la création de l’unité administrative.   Mayo-Darlé couvre une superficie de 1900 Km2. Il compte environ 25000 habitants. Cet  arrondissement est délimité au nord par Banyo, au sud par Bankim, à l’est par Tibati et Ngambé Tikar et à l’ouest, par le Nigeria. La couverture sanitaire est assurée par un centre médical d’arrondissement, trois centres de santé intégrés et un dispensaire privé catholique. Sur le plan éducatif, la localité compte un établissement d’enseignement secondaire, 33 écoles primaires, une école primaire catholique.
Quels sont les problèmes les plus lancinants auxquels est confronté l’arrondissement ?
L’enclavement est le problème le plus épineux de Mayo-Darlé.  C’est un enclavement chronique. A part la nationale N°6, qui traverse la ville en venant de Bankim, il n’y a aucune autre route.  Il faut ouvrir les pistes. Il y a aussi un déficit en énergie électrique. Le groupe qui assurait la fourniture en énergie électrique est en panne.  Par ailleurs, nous n’avons pas d’établissement de microfinance. Mais, la poste et l’agence d’une entreprise de transfert d’argent fonctionnent. La ville est couverte par les réseaux des trois compagnies de téléphonie mobile.

Quels sont les atouts de Mayo-Darlé ?
Le plus gros atout de Mayo-Darlé, c’est la sécurité. Les populations vivent en paix. L’arrondissement a un gros potentiel minier. Mayo-Darlé est né grâce à l’extraction des mines. Donc, le potentiel minier est là. Cependant, l’activité minière est en berne. Il existe une seule société minière présente à Mayo-Darlé. C’est une entreprise sud-coréenne. Elle a un permis de recherche de l’étain. Outre le transport et l’artisanat,  l’arrondissement a surtout un important potentiel dans les secteurs de l’agriculture et de l’élevage. Nous avons quatre bassins de production agricole à Bandjeré, Mbilang, Amoa, Mayo-Djinga. On compte aussi beaucoup d’éleveurs. L’élevage était important avant la survenue des problèmes sécuritaires au Nigeria. Les éleveurs sont  en difficulté. Le commerce du carburant reste la principale activité qui nourrit les échanges avec  ce pays voisin.