Georges Samuel Njoh Njoh, Chef Centrale thermique de Limbé, est fier de ce qu’ils ont fait de Limbé, au terme d’une opération de réhabilitation qui a duré un peu plus de six mois.

HFO

Il est fier des 85 MW retrouvés, fier de sa nouvelle tuyauterie, fier de ses nouveaux radiateurs de groupes avec leur système d’auto-nettoyage, fier des nouveaux séparateurs HFO, fier de la salle de contrôle avec son système d’exploitation entièrement rénovée et ravi pour la performance de ses compresseurs d’air tout neufs. Il est encore plus fier de la nouvelle centrale de traitement d’eau saline qui va agir sur la performance globale et aura pour effet de réduire l’impact des activités de la centrale sur l’environnement. La visite de cette nouvelle installation a été l’un des temps forts du 2e voyage du DG.

Dans le fonctionnement de la centrale thermique, l’eau est partout présente :
 Elle est utilisée dans le système de refroidissement des groupes. Pour cela, on utilise l’eau de forage qui passe par la centrale de traitement d’eau avant d’entrer dans le circuit du groupe, appelée eau de refroidissement.
 Elle est aussi utilisée pour alimenter les différents circuits nécessaires au process : nettoyage des batteries des radiateurs, donc 5 batteries avec 100 aero-refrigerants installés, pour prévenir sur la corrosion.

Sans un traitement d’eau avec les produits adéquat, on observe souvent un dépôt de tartre sur les composantes internes de la centrale entraînant inévitablement un encrassement et une perte de performance.

C’est entre autres causes, celle à l’origine de la baisse continue des indicateurs de la centrale de Limbé. En 2014, une côte d’alerte est franchie, avec à peine 38 MW de délivrés au réseau. Le personnel, démotivé commence à se « chercher », les rumeurs d’une fermeture circulent avec insistance; même le fuel se fait rare. A Limbé, l’air devient irrespirable. Une situation qui pousse le Directeur Général à monter au créneau pour défendre auprès du Conseil d’Administration et d’Actis, l’urgence d’un plan de réhabilitation. Les débats sont âpres; le CA est incisif, les actionnaires veulent comprendre et demandent des garanties sur le résultat final. Le Directeur Général s’engage et le 22 janvier 2016, la fille aînée de la privatisation de la SONEL peut refaire sa toilette.

La centrale de Limbé a été mise en service en 2004, et elle a conservé sa puissance disponible de 82 MW jusqu’en 2011. « A partir de 2012, on a noté une baisse de puissance due d’une part au retard à l’exécution des grosses maintenances de 24,000 heures de marche et d’autre part à la corrosion des batteries de radiateurs entrainée par le sel marin (Proximité avec la mer). Actuellement les travaux de révision 24.000 heures/36.000 heures de marche et le remplacement des radiateurs sont achever avec les groupes disponibles à 17MW chacun. Le nouveau radiateur est installé avec un système de nettoyage à partir du haut des radiateurs», raconte souriant, Georges Samuel Njoh Njoh.

Aujourd’hui, Limbé revit, balayé par l’air du large. L’herbe est redevenue verte, les murs propres et le sol de la salle des ateliers est moins crasseux. Dans les couloirs propres de Limbé, une équipe de 48 jeunes gens semblent avoir décidé d’écrire les plus belles pages de la plus belle centrale thermique du Cameroun. Et pour y arriver, « une politique de maintenance sera mise en place pour la maintenance durable des diverses tuyauteries. Un projet de remplacement du reste de la tuyauterie est en cours de finalisation. Une étude de faisabilité pour le remplacement des cheminées des groupes déjà dégradés à cause de la corrosion est en cours. ».

Rendez-vous pour la prochaine révision des 24.000 heures ?

Coût de la réhabilitation de la centrale de Limbé : 9 Milliards  FCFA

 

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