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Pierre Rostand ESSOMBA | 14-06-2017 08:24

Sous-préfet

Qu’est-ce qui fait la force de l’économie de votre arrondissement ?

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Notre arrondissement bénéficie des atouts naturels, sur lesquels se repose son économie. La mer avec ses belles plages, et la forêt où se trouve un parc national aux richesses fauniques incommensurables. Le tourisme est donc le secteur qui fait la fierté de Campo. Dans un avenir très proche, il y aura,  dans cet arrondissement, un site bien aménagé où l’on pourra admirer des gorilles. Il s’agit d’un projet du gouvernement camerounais. L’on ne saurait aussi parler de l’économie de Campo, sans faire allusion à la pêche. C’est vrai qu’elle est encore artisanale. Mais les pêcheurs s’organisent en groupement, pour avoir de bons résultats. Campo est un arrondissement qui est appelé à connaître un avenir promoteur. Voisin du port autonome de Kribi et du barrage de Memvee’ele, cette unité administrative sera un grand centre économique.


Ouverte à la mer, cette localité ne connaît-elle pas des menaces des pirates et autres malfrats ?


Campo se trouve en zone frontalière. Cette position géographique, lui permet d’avoir toutes les forces de défense et de sécurité de l’Etat. Toutes ces unités ont pour objectif principal, la sécurisation du territoire camerounais d’une part et d’autre part, la sécurité des personnes et des biens. Ville frontalière, cela veut dire que Campo est la porte d’entrée et de sortie du Cameroun. Nous avons la Guinée-équatoriale, un pays frère,  à côté et une grande ouverture sur la. Et depuis quelques années, le Cameroun tout entier vit sous la menace de la secte terroriste Boko-Haram. Ce qui amène donc les autorités militaires à prendre des mesures assez spéciales. Des patrouilles sont organisées de jour comme de nuit, en mer et sur terre. Les forces de défense et de sécurité installées à Campo couvrent une distance de près de 150 kilomètres. Et je puis vous rassurer que nous tenons le bon bout. Et rien ne nous échappe. 


Campo est voisin d’un pays hispanophone. Automatiquement cela entraine un mélange de cultures. Comment est-ce que vous gérez cette situation ?


Campo est partie entière du Cameroun. Au-delà des particularités, tout ce qui s’applique au Cameroun, l’est à Campo. Ici, on écrit tous les documents officiels en français et en anglais. S’agissant des cultures, je souligne que de part et d’autre de la frontière, ce sont les mêmes peuples. Les mêmes familles. Donc, les rites sont les mêmes et cela ne pose aucun problème.