Posté le : juil. 13, 2017, Par : Eliane - Dans : Actualités

Le Ministre des Travaux publics, Emmanuel NGANOU DJOUMESSI, a reçu le mercredi 12 juillet 2017, dans le cadre d’une séance de travail, le Vice-président de l’entreprise CFHEC en charge de l’exécution des travaux de construction de la Phase I de l’autoroute Yaoundé-Douala. Au cœur des débats, la mobilisation de l’entreprise sur le terrain ; la libération des emprises ; le payement des décomptes et la dévolution des travaux destinés à assurer la fonctionnalité de cette première section.

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Les échanges entre le Maître d’Ouvrage et le Vice-président de la CFHEC ont en grande partie porté sur l’exécution des travaux et la mobilisation de l’entreprise au moment où cette dernière est davantage sollicitée dans son planning. Outre cet important volet du projet, certaines contraintes ont été abordées, notamment le payement régulier des décomptes, la libération des emprises et l’introduction de prix nouveaux dans le marché, en raison des prestations non prises en compte antérieurement. Il ressort au terme des échanges sur le premier sujet que l’avancement actuel des travaux de construction de la phase I de l’autoroute Yaoundé-Douala se situe à 40% pour une consommation des délais de 67%. Sur le site des travaux, l’entreprise, la Mission de Contrôle et le Maître d’Ouvrage s’attèlent à donner du rythme à cet important projet dont la particularité sur le plan technique, réside sur la complexité des travaux à réaliser en raison de la qualité des sols le long des vingt premiers kilomètres. Bien plus, plusieurs contraintes ont justifié ces derniers mois, le réajustement du planning d’exécution des travaux. Autant de raisons qui ont motivé la rencontre entre le Maître d’Ouvrage du projet et le vice-président de l’entreprise CFHEC, en présence de la Mission de Contrôle. L’on note au sujet de l’exécution des travaux que l’ensemble des prestations déjà réalisées peuvent s’apprécier à quatre niveaux : les travaux préparatoires, les travaux de terrassement, les travaux de chaussée et les travaux d’assainissement. Sur l’itinéraire de cette première phase de l’autoroute qui commence à Nkolkoumou (point kilométrique 00) et s’éloigne vers l’Ouest en passant par les localités de Nkongmessa, Nkongkarak, Lobo et Pan Malak, pour s’étendre sur un linéaire de soixante (60) kilomètres, la voie d’accès est aménagée jusqu’au point kilométrique 41 ; les travaux de déforestation sont achevés sur les 44 premiers kilomètres alors que ceux de décapage s’étendent sur les 40 premiers kilomètres. Pour ce qui est des travaux de terrassement, l’on relève avec beaucoup de satisfaction que malgré les contraintes liées à la libération des emprises et les perturbations des riverains, l’entreprise parvient à exécuter ses prestations selon le planning des travaux. Dans ce sens, l’organisation du chantier présente trois sections (PK00 – PK 20 ; PK 20 – PK 40 ; PK 40 – PK 60). Actuellement, seules les deux premières sections sont en travaux, celle allant du PK 40 au PK 60 n’ayant pas encore été libérée. Le bilan des travaux de terrassement du PK 0 au PK 40 est le suivant au 27 juin 2017: les travaux de purge et de remblais de purge sont presque achevés sur la section PK0-PK40 (soit des taux de réalisation de 97,86% et 93,02%) ; les travaux de déblais meubles et déblais rocheux sont en cours et ont des taux d’exécution respectifs de 73,53% et de 77,73% ; les travaux de remblais meubles sont exécutés à 69,14%. La partie supérieure des terrassements (PST) est exécutée sur 14,44 km, soit un taux d’exécution de 36,09% sur les 40 premiers kilomètres.

S’agissant des travaux de chaussée (couche de forme, couche de fondation et couche de base), on relève que ceux-ci sont en cours sur les dix (10) premiers kilomètres. Les taux d’exécution sur cette section au 25 juin 2017 sont de 86,60% (8,66 km) pour la couche de forme ; 85,70% (8,57 km) pour la couche de fondation et 74,65% (7,465 km) pour la couche de base. Les travaux d’assainissement sont quant à eux en cours sur les vingt (20) premiers kilomètres et représentent la construction des fossés de drainage, celle des talus (crête), la construction des caniveaux de drainage des talus (risberme), la construction des fossés longitudinaux et l’exécution des drains et des descentes  d’eau. S’agissant du cas spécifique des ouvrages hydrauliques, on note que du point kilométrique 0 au point kilométrique 20, les travaux sont exécutés à 100% soit 35/35 dalots construits et du point kilométrique 20 au point kilométrique 40, les travaux sont en cours avec un taux de réalisation de 86,20% (25/29 dalots). Pour ce qui est des ouvrages d’art, trois (03) passages inférieurs sont achevés aux PKs 1+545, 5+833 et 10+336 alors que la construction des passages supérieurs est en cours aux PKs PK1+956 et 16+523.

Pour ce qui est des contraintes, deux volets ont été abordés : la libération des emprises et le payement régulier des décomptes. S’agissant de la libération des emprises, celle destinée à la construction de l’échangeur de Lobo au point kilométrique 20 vient d’être libérée, même si quelques indemnisations demeurent en raison de l’identification récente de sépultures. La section PK40-PK60 n’est toujours pas libérée. Une descente du gouverneur de la région du Centre est envisagée pour la sensibilisation des riverains propriétaires des surfaces agricoles identifiées sur cette section, de manière à permettre à l’entreprise de se déployer. On relève en ce qui concerne le payement des décomptes que, Eximbank a récemment effectué un payement en faveur de l’entreprise et que les effets de la  dynamique de traitement et de suivi des décomptes instaurée par le Maître d’Ouvrage. Les contraintes actuelles étant celles de la disponibilité des ressources. L’entreprise a par ailleurs sollicité la cohérence entre certaines prestations et leurs prix. Ainsi, le Maître d’Ouvrage et l’autorité contractante, dans une démarche concertée, ont validé douze prix. Les discussions se poursuivent pour trois prix nouveaux qui correspondant à des prestations exécutées par l’entreprise.

Le dernier point abordé, celui de la fonctionnalité de cette première section de l’autoroute qui du reste comporte un linéaire de 60 kilomètres avec une voie de raccordement sur la Route Nationale N°3 (Yaoundé-Douala) de 25 kilomètres, a suscité l’intérêt de l’entreprise CFHEC. En effet, en raison du coût élevé de la construction des autoroutes, le basculement vers un mode de financement en partenariat public-privé est envisagé pour les travaux relatifs aux équipements, la construction de la voie de raccordement et à la construction de la Phase 2 du projet qui permettra de conduire cette infrastructure à son terme.

 

Du reste, l’entreprise souhaite améliorer sa production dès le début de la saison sèche prochaine.