Economie

Josy MAUGER | 14-07-2017 18:42

Réduire les inégalités spatiales d’accès est l’une des solutions proposées lors d’un atelier à ce sujet hier à Yaoundé.

 

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Développer l’accessibilité en construisant beaucoup plus de routes, réduire les inégalités spatiales d’accès, mettre en place des agences de développement des régions transfrontalières,   intégrer le Nigeria comme composante importante de la région. Ce sont entre autres recommandations qui ressortent de l’atelier de restitution des résultats de l’étude sur l’aménagement du territoire et le système de transport de la région transfrontalière Cameroun-Tchad et validation économique des composantes du projet régional intégrateur du réseau routier dans la zone routier dans la zone du Lac Tchad tenu hier à Yaoundé. Sous la présidence du secrétaire général du ministère de l’Economie, de la Planification et de l’Aménagement du territoire (Minepat), Jean Tchofo, les résultats de ce travail ont été exposés en présence de l’ambassadrice chef de la délégation de l’Union européenne, Françoise Collet.

La diplomate européenne a souligné qu’une étude qui fait le lien entre l’aménagement du territoire et les infrastructures de transport est essentielle. Tout en précisant que les transports sont des éléments nécessaires, mais non suffisants au développement économique.  

Basile Keita, économiste de transport et consultant du cabinet prestataire ayant réalisé cette étude, explique qu’il a été question de réfléchir sur des stratégies d’actions à mettre en place pour une meilleure articulation entre le système de transport et l’aménagement de la zone transfrontalière. D’après lui, beaucoup de réalisations ont été faites dans le domaine des infrastructures dans cette zone, mais avec beaucoup de lacunes. Il y a notamment une accessibilité insuffisante, le mauvais état des routes, l’insuffisance des infrastructures routières rurales, nationales et même internationales.